[Jeunesse/YA] Le copain de la fille du tueur – Vincent Villeminot

 

Alors que son père se meurt, Charles intègre une école pour « gosses de riches » en Suisse afin de rester au plus près de ce dernier. Auteur connu, c’est en effet dans la maison où il a vécu avec sa femme décédée 16 ans plus tôt  qu’il veut terminer ses jours.  

Charles rencontre Touk-E, fils de dictateur africain, et ils deviennent très vite inséparables. Même l’arrivée de la superbe et énigmatique Selma ne brisera pas cette amitié… Mais Charles découvre vite qu’on ne tombe pas impunément amoureux de la fille d’un baron de la drogue mexicain…

 

 

Après avoir vécus aux Etats-Unis, Charles et son père rentrent en Suisse car ce dernier n’a plus que quelques mois à vivre et souhaite les passer dans la maison de son épouse décédée alors que Charles n’avait qu’un an. Ce dernier se retrouve dans un internat pour enfants de familles très fortunées, proposant différents cursus et diplômes pour s’adapter à sa richissime « clientèle ».

Son colocataire, Touk-E,  est fils de dictateur africain et ne semble pas être un acharné des études. En même temps, pour prendre la relève, en a t’il vraiment besoin ? Ces deux là s’entendent à merveille, même quand une fille se profile à l’horizon. Cette fille c’est Selma. Attitude étrange, personnage énigmatique, elle serait la fille d’un narco-trafiquant…

Jusque là, j’ai bien aimé. Les personnages sont attachants, leurs profils intéressants et l’histoire semble l’être tout autant… Malheureusement ensuite je suis restée sur ma faim… Alors déjà, c’est quoi ce don que nous dévoile Selma ???? Franchement, pour moi ça a tout gâché. Alors soit on est dans du fantastique et je trouve que pour le coup on en a pas assez… soit on y est pas et alors … Comprends pas.

Ensuite, les personnages. Ils sont super bien trouvés, j’ai adoré le duo Charles / Touk-E, et Selma gagne à être connue…sauf que ça ne va pas assez loin. On survole un peu trop leurs personnalités à mon goût et l’histoire n’est pas assez creusée.

Donc une déception pour moi sur ce roman, mais je souhaitais tout de même en parler car suis actuellement en train de lire Stéphane, le Tome de U4 écrit par l’auteur (celui mentionné sur la couverture) et je trouve ça beaucoup mieux dans tous les aspects qui me dérangent ici… et j’ai également d’autres souvenirs meilleurs de précédentes lectures de Vincent Villeminot .

 

 

[Les livres de P’tit Loup] Bouc cornu, Biquette et ses biquets (Livre + CD)

 

Dès 4 ans

 

Textes : Fabienne Morel et Debora Di Gilio

Illustrations : Nathalie Choux

 

« Ce matin-là, avant de partir au marché, Biquette fait ses dernières recommandations à ses biquets : « Mi racommando, bambini. Non mettete la casa in disordine, non mangiate tutte le caramelle et soprattutto, mes petits, n’ouvrez la porte à personne. Vous savez, Bouc Cornu n’est jamais très loin. » Bouc Cornu ? Tout le monde en a peur dans la région. On dit qu’il entre dans les maisons lorsque les papas et les mamans ne sont pas là. Mais quand l’affreux bouc s’en va frapper à la porte des biques, les petits lui rient au nez… Il ne sait pas du tout parler l’italien ! »

 

Voici un autre album de cette collection « Parole de conteurs » que nous aimons beaucoup. Emmené par le duo Fabienne Morel & Deborah Di Gilio, cette version revisitée du « Loup et des sept chevreaux » possède tous les éléments que nous avions déjà appréciés dans les précédents albums (L’Ogresse poilue, La Poulette et les 3 maisonnettes) à savoir des parties contées et des parties chantées.

Cet album est accompagné d’un CD et vous savez maintenant à quel point mon P’tit Loup apprécie ce système.

 

Ici Biquette élève seule ses 3 chevreaux et doit les laisser seuls pour aller vendre son lait et son fromage. Elle leur fait bien la recommandation de n’ouvrir à personne car Bouc Cornu erre dans le coin et qu’il guette le départ des parents pour entrer dans les maisons et manger les enfants.

Un jour ce dernier guette Biquette et remarque qu’elle leur parle en italien pour que ses biquets lui ouvrent la porte. Le lendemain il tente cette ruse…mais son italien est tellement mauvais qu’il est découvert. Bouc cornu va devoir prendre des leçons s’il veut arriver à ses fins !!! Ensuite c’est sa voix qui ne va pas puis la couleur de ses pattes…

Bouc cornu va il réussir à se faire passer pour Biquette ? Comment cette histoire va t’elle finir ?

 

Voici donc une version musicale et très drôle de ce classique accompagné des très belles illustrations de Nathalie Choux que nous retrouvons ici également.

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L’été avant la guerre – Helen Simonson

 

Été 1914, Beatrice Nash 23 ans, débarque dans la petite ville de Rye afin d’y prendre un poste de professeur de latin. Elle est accueillie par Agatha Kent, personnage respecté ayant appuyé sa candidature, qui l’aide à s’installer. Mais rien n’est simple pour Beatrice entravée par la tutelle imposée par sa famille depuis le décès de son père. Elle qui a toujours joui d’une grande liberté quand elle travaillait avec lui, la voilà qui doit rendre des comptes pour toutes ses dépenses et se retrouve presque à leur mendier son propre héritage.

En cet été précédant la guerre, Beatrice tente de trouver sa place entre une gentry à laquelle  elle n’appartient pas mais qu’elle doit fréquenter et ses élèves  issues de la campagne. Heureusement aidée par les neveux d’Agatha : Daniel et Hugh, elle s’adapte petit à petit.

Puis la Guerre est déclarée. Les hommes s’engagent, partent au front  et les premiers réfugiés arrivent à Rye…fragilisant l’équilibre de la petite ville et de ses habitants.

 

Après mon coup de coeur pour le précédent roman d’Helen Simonson : La dernière conquête du Major Pettigrew , c’est avec grand plaisir que j’ai plongé dans ce nouveau roman.

Pour Beatrice, jeune femme de 23 ans, l’ arrivée à Rye pour prendre le poste de professeur de latin n’est pas exactement celle qu’elle imaginait. Surtout que le poste en question ne lui semble pas tout à fait acquis contrairement à ce qu’on lui avait laissé croire. Fort heureusement les neveux d’Agatha Kent, femme de fonctionnaire du Foreign Office donc plutôt respectée par la gentry locale, prennent les choses en main de façon peu orthodoxe mais franchement efficace. Beatrice a le poste. Voilà donc un premier obstacle de franchi, mais plusieurs bâtons viennent se mettre dans ses roues. Elle, si indépendante, qui s’occupait des affaires de son père de son vivant, elle qui voyageait avec lui, réglait les facture et prenait les rendez vous…La voilà totalement muselée, dans l’impossibilité de faire le moindre achat sans en rendre compte à son tuteur légal. Elle est majeure, mais sans père ni mari elle doit se plier au bon vouloir d’une famille qu’elle ne connaît pas et qui méprise visiblement son style de vie, ce qui ne fait rien pour arranger ses affaires. Même écrire les mémoires de son père semble impossible.

Il y a ensuite plusieurs personnages qui m’ont vraiment plu comme Snout, un élève de Beatrice, très doué mais à qui on ne veut pas laisser sa chance car venant de la campagne on ne le considère pas comme un candidat respectable. Ou bien Agatha Kent, dont la personnalité diffère des autres femmes de cette gentry si guindée et pleine de principes.

Les deux jeunes hommes dont je parlais plus haut m’ont bien plu également, ils sont très attachés l’un à l’autre comme des frères mais on ne peut pas faire plus différents. Hugh fait des études de médecine auprès d’un chirurgien réputé et espère bien faire une grande carrière à son image aux côtés de sa fille qu’il apprécie particulièrement. Daniel lui est un poète et vit dans une insouciance totale, préparant un grand projet qui lui tient terriblement à coeur. L’arrivée de la Guerre, des premiers réfugiés et d’une campagne d’enrôlement va totalement chambouler leurs ambitions.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, même si je l’ai parfois trouvée longue. Ce roman tourne donc autour de Beatrice, mais également d’une foule d’autres personnages. Helen Simonson traite d’un grands nombres de sujets comme la place de la femme au début du XXeme siècle, la différence entre la gentry et les autres, la façon dont les jeunes hommes se sont enrôlés dans la Guerre, les réfugiés et les horreurs qu’ils ont subies…. Beaucoup beaucoup de sujets, peut être trop pour moi et également  beaucoup de personnages.

On a ici beaucoup d’éléments pour me plaire : le charme des romans anglais qui se passent à cette époque, les décors, certains sujets abordés, le style de l’auteur qui me plaît toujours autant.  Cependant je n’y ai  pas retrouvé le petit truc en plus qui m’avait tant plus dans le Major Pettigrew. J’ai eu un peu l’impression qu’il y avait trop de choses traitées et j’ai eu du mal à m’y retrouver dans les personnages au début.

 

Mais c’est tout de même un roman que je recommande vivement, mais pour lequel il faut prendre le temps.

 

 

http://deslivresdeslivres.wordpress.com/2014/06/05/challenge-1-pave-par-mois/

La ligue des enfants ordinaires – Gitty Daneshvari

 

 

Shelley et Jonathan sont deux enfants normaux . Tellement normaux qu’ils disparaissent presque littéralement aux yeux des autres. On oublie qu’ils sont là, on oublie jusqu’à leurs prénoms…bref ils sont totalement insignifiants. Et c’est exactement ce qui va être à l’origine de leur recrutement dans La ligue des enfants ordinaires : rien de tel que ce duo pour retrouver le vice-président des Etats-Unis qui vient d’être kidnappé !

 

 

Ordinaire. Normal . Moyen . Banal . Voilà ce qui caractérise Shelley et Jonathan,  à tel point qu’on ne se souvient jamais d’eux. Si Jonathan semble prendre ça avec philosophie, Shelley elle fait tout pour se faire remarquer. Mais habituée à ce qu’on l’ignore, elle ne sait plus toujours faire la différence entre ce qu’elle pense et ce qu’elle dit…entraînant quelques situations cocasses pour le lecteur.

Un jour, cette épouvantable tare va se transformer en don. Enfin, don pour les chefs de la Ligue des Enfants Ordinaires . Quelle chance de pouvoir compter parmi ses rangs ces deux enfants que personne de remarque jamais… On leur demande de sauver le vice-président des Etats-Unis qui s’est fait enlever et de récupérer des documents sensibles volés au même moment. Le revers de la médaille est que n’ayant rien demandé, n’y mettent pas forcément de la bonne volonté, et surtout ils  manquent cruellement  d’entraînement… Bref ils se lancent dans l’aventure et ça donne des situations assez drôles.

 

J’ai passé un bon moment avec ce petit roman. L’intrigue est assez simple et prévisible, il est clairement destiné à un public jeune ( 8-10 ans je dirais) mais cela fonctionne bien. Un peu d’espionnage, un peu d’humour, et puis surtout le fait que ce sont justement des enfants ordinaires qui sont capables de grandes choses, voila des ingrédients qui plairont très certainement à ce jeune public . Il est truffé d’illustrations plutôt sympa et chaque chapitre débute par une citation d’un enfant ordinaire, plutôt amusante. Il va droit sur la future PAL de mon P’tit Loup.

 

 

[Les livres de P’tit Loup] Les aventures de Kimamila

 

Dès 6 ans

 

Auteur : Anne Loyer

Illustrateur : Nils

Conseiller pédagogique : Alain Bentolila

 

 

Voici une autre collection faite pour nos apprentis lecteurs. Kimamila est un petit lutin malin qui vient en aide avec un peu de magie à deux enfants Manu et Alorie, lors de nombreuses aventures.

La collection propose deux niveaux de lecture: en bleu : je commence à lire, en rouge : je lis tout seul, accompagnant ainsi l’évolution de l’enfant dans son apprentissage au CP. On retrouve des textes simples et chaque chapitre débute par une légende pour suivre l’histoire. Tout cela accompagnes de grandes illustrations.

A la fin de chaque livre on trouve un lexique où sont expliques les mots les plus compliqués, puis quelques jeux en relation avec l’histoire.

 

Ces petits romans ont bien plus à mon P’tit Loup et sont parfait pour le début du CP car amusants et faciles à aborder. Il a réussi à les lire assez vite sans aide.

 

 

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Agatha Raisin enquête – La quiche fatale – M.C.Beaton

 

A la surprise générale Agatha Raisin décide de quitter Londres afin de vivre à la campagne une pre-retraitre bien méritée. Elle a bien tout organisé pour réussir, mais c’était sans compter sur l’ennui grandissant et la réaction de certains de ses nouveaux voisins. Bien décidée à faire sa place dans le village elle s’inscrit à un concours de cuisine organisé par la paroisse. Malheureusement la quiche qu’elle présente fait une victime et elle doit avouer qu’elle ne l’a pas faite elle même.  Afin de s’innocenter aux yeux des gens du village, elle se lance alors dans une enquête en parallèle de la police….

 

 

Agatha Raisin avait tout pour me plaire, mais je me méfie toujours des comparaisons. On nous promet ici une miss Marple d’aujourd’hui… Alors si comme cette dernière, Agatha enquête en parallèle de la police, elle est quand même bien différente par son tempérament bien déjanté…et j’ai adoré.

Agatha dirigeait une agence de communication, mais lassée de tout ça, elle a décidé de la vendre ainsi que son appartement, de quitter Londres pour un petit village des Cotswolds. On ne peut pas faire plus grand écart. Connaissant très vite le tempérament de la dame, on comprend tout aussi vite que ça ne va pas aller si bien que ça…et effectivement elle s’ennuie ferme assez rapidement.

De retour à Londres pour la journée . Elle découvre que son ancienne agence a été très rapidement liquidée et ses employés dispersé, en gros c’est comme si elle n’avait pas existé. Elle retrouve tout de même Roy, qui travaillait pour elle et le supplie presque de venir passer un week end chez elle. Week end qui s’avérera assez folklo.

Bien décidée a s’intégrer, elle se rend aux réunions de la paroisse et propose son aide…ce qui nous vaut quelques épisodes  épiques. Vient ensuite le grand concours culinaire où elle décide de s’inscrire. Mais ses talents étant limités, elle achète sa quiche chez un traiteur londonien. Quiche qui s’avérera fatale, tuant le juge du concours.

Même si elle n’est pas vraiment inquiétée  par la police, ça n’arrange rien à sa popularité . Elle ne peut alors s’empêcher de mener sa propre enquête.

 

Comme je vous le disais plus haut, j’ai beaucoup aimé ma lecture. J’aime les personnages un peu barrés mais attachants. C’est assez léger, drôle, parfait pour l’été ou pour se changer les idées. J’en ai un second qui m’attend et j’espère que les autres seront bientôt traduits. Il existe également une série TV qui vient de commencer, tirée des romans, que j’essaierai d’aller voir😉

 

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[Jeunesse/YA] Les ensorceleuses – Chloé Varin

 

 

Flavie la Canadienne et Clémentine la Lyonnaise se sont rencontrées l’an dernier en Provence et sont devenues tout de suite très amies. Cette année, la belle amitié semble s’être envolée. Toutes deux paraissent s’en vouloir de quelque chose.  E-mails et courriers sans réponse ont jalonnés cette année, mais cet été Flavie est bien décidée à accompagner son père en France pour le festival d’Avignon et compte bien embarquer Clémentine.

Les deux jeunes filles retournent sur les lieux de leurs vacances …également lieu d’un drame qu’il nous reste à découvrir.

 

Amitié mise à mal, mystère entourant un garçon, trahison, sorcellerie, drame…. le résumé de ce livre était assez prometteur…malheureusement ça n’a pas fonctionné avec moi…

 

Les filles sont très sympas. Assez différentes l’une de l’autre, le mélange France/Canada (Québec pardon !!!) fonctionne bien.  Elles se sont rencontrées l’été précédent et se sont tout de suite très bien entendues. Mais on comprend très vite que quelque chose de grave s’est produit. Elles ne se donnent plus vraiment de nouvelles, ne répondant plus aux mails ou courriers de l’autre . Cependant Flavie met tout en oeuvre pour retourner à Lourmarin, afin revoir Clémentine mais également faire face aux conséquences de leurs actes car elle culpabilise beaucoup .

Petit à petit on comprend ce qu’il s’est passée et c’est là que pour moi le bât blesse. L’histoire est bonne, les personnages bien trouvés, mais ça ne va pas assez loin. Tout reste en superficie, c’est décevant. Je m’attendais à quelque chose de plus poussé vu le titre, peut être parce que j’ai lu d’autres romans sur le même sujet. En plus j’ai trouvé quelques incohérences, ou alors je n’ai rien compris (pas impossible). Bref j’ai eu un peu le sentiment de « tout ça pour ça ». Il est assez court et je pense qu’il aurait mérité que l’auteur aille beaucoup plus loin…

Bon cela dit ce roman est à mon avis destiné à un public assez jeune (ce qui expliquerait que cela reste en surface) et je ne suis clairement pas la cible. C’est quand même une histoire sympa qui pourrait plaire aux jeunes adolescentes, je serais curieuse d’avoir leurs avis.