Agatha Raisin enquête – La quiche fatale – M.C.Beaton

 

A la surprise générale Agatha Raisin décide de quitter Londres afin de vivre à la campagne une pre-retraitre bien méritée. Elle a bien tout organisé pour réussir, mais c’était sans compter sur l’ennui grandissant et la réaction de certains de ses nouveaux voisins. Bien décidée à faire sa place dans le village elle s’inscrit à un concours de cuisine organisé par la paroisse. Malheureusement la quiche qu’elle présente fait une victime et elle doit avouer qu’elle ne l’a pas faite elle même.  Afin de s’innocenter aux yeux des gens du village, elle se lance alors dans une enquête en parallèle de la police….

 

 

Agatha Raisin avait tout pour me plaire, mais je me méfie toujours des comparaisons. On nous promet ici une miss Marple d’aujourd’hui… Alors si comme cette dernière, Agatha enquête en parallèle de la police, elle est quand même bien différente par son tempérament bien déjanté…et j’ai adoré.

Agatha dirigeait une agence de communication, mais lassée de tout ça, elle a décidé de la vendre ainsi que son appartement, de quitter Londres pour un petit village des Cotswolds. On ne peut pas faire plus grand écart. Connaissant très vite le tempérament de la dame, on comprend tout aussi vite que ça ne va pas aller si bien que ça…et effectivement elle s’ennuie ferme assez rapidement.

De retour à Londres pour la journée . Elle découvre que son ancienne agence a été très rapidement liquidée et ses employés dispersé, en gros c’est comme si elle n’avait pas existé. Elle retrouve tout de même Roy, qui travaillait pour elle et le supplie presque de venir passer un week end chez elle. Week end qui s’avérera assez folklo.

Bien décidée a s’intégrer, elle se rend aux réunions de la paroisse et propose son aide…ce qui nous vaut quelques épisodes  épiques. Vient ensuite le grand concours culinaire où elle décide de s’inscrire. Mais ses talents étant limités, elle achète sa quiche chez un traiteur londonien. Quiche qui s’avérera fatale, tuant le juge du concours.

Même si elle n’est pas vraiment inquiétée  par la police, ça n’arrange rien à sa popularité . Elle ne peut alors s’empêcher de mener sa propre enquête.

 

Comme je vous le disais plus haut, j’ai beaucoup aimé ma lecture. J’aime les personnages un peu barrés mais attachants. C’est assez léger, drôle, parfait pour l’été ou pour se changer les idées. J’en ai un second qui m’attend et j’espère que les autres seront bientôt traduits. Il existe également une série TV qui vient de commencer, tirée des romans, que j’essaierai d’aller voir 😉

 

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Personne n’en saura rien – Sylvie Granotier

 

 

Mélusine, Jeanne, Irène…. Octeville, Pyla, Grande-Motte….de très jeunes femmes, des adolescentes disparaissent sans laisser de trace…. Isabelle sera la seule à s’en sortir. Jean Chardin est son agresseur. Homme obèse, sympathique , toujours prêt à donner un coup de main…c’est en fait un prédateur. Dans sa tête nous revivons les événements. Grâce à des flashs-back  nous rencontrons les jeunes filles en question; grâce au procès nous découvrons comment Isabelle a réussi à déjouer ses plans …

 

J’avais entendu parler de Sylvie Granotier, mais je ne sais pas pourquoi je n’avais jamais eu l’occasion de lire un de ses romans. Grande fan de Policiers et Thrillers, j’aime de plus en plus me tourner vers nos auteurs français. J’ai donc plongé dans celui ci dès que j’en ai eu l’occasion.

Le roman se construit sur différents plans. Il débute par le meurtre de Mélusine en 2005, puis nous nous retrouvons aujourd’hui au procès de Jean Chardin dont nous comprenons assez vite qu’il en est l’auteur. Cependant, ce n’est pas en tant qu’accusé de ce meurtre qu’il se trouve à la barre, mais pour l’agression d’Isabelle, une jeune fille qui a réussi à s’échapper miraculeusement…

On navigue ensuite entre les flashs-back de Jean Chardin et ceux d’Isabelle, mais également ceux d’autres victimes disparues, sans véritable chronologie. On revient ensuite au présent pour nos deux principaux personnages, puis plus particulièrement au procès où seul le lecteur est au courant de ce qui est arrivé aux disparues. Ainsi de suite se construit le drame et les indices.

La famille de Jean vivaient plutôt bien jusqu’à ce que son père fasse faillite. Déménagement, petit appartement…Jean dort dans la chambre de ses parents à un âge où il aurait besoin d’intimité, et ce pendant des années. Plus tard, lorsqu’il prendra un appartement ses parents y vivront un moment « pour l’aider à s’installer, prenant la chambre bien entendu… Ensuite il compense sa solitude par la nourriture. Mais tout le monde vous dira qu’il est charmant, une bonne pâte, toujours partant pour donner un coup de main sur un chantier…Arrêté et mis en prison quelques temps pour agression sexuelle, il évite toutes situations risquant de le faire retomber. Enfin il se croit plus fort que ses pulsions et parfois retourne sur les plages pour profiter de la mer, évitant tout de même le plus possible les jeunes filles…mais si certaines se mettent sur son chemin….

Isabelle est la dernière victime de Jean, mais surtout la seule à s’en être sortie comme nous le comprenons. Son personnage est assez complexe et au delà de ce procès, son attitude semble cacher quelque chose…

 

Un roman assez efficace dont j’ai particulièrement aimé la construction. Par contre j’avoue, je n’ai pas vraiment compris la fin. Enfin, le pourquoi de plusieurs éléments. J’ai été relire des chapitres, pensant avoir loupé un truc mais non, après un dénouement plutôt réussi, il me reste trop de questions sur les « pourquoi », justement…  Je vais faire tourner le roman autour de moi pour pouvoir en discuter parce que là je reste perplexe.

 

http://www.canelkiwi.com/archives/2014/11/09/30795612.html

Un Été à Bluepoint – Stuart Nadler

 

 

Hilton, surnommé Hilly, est encore un jeune garçon lorsque se produit le crash de la Boston Airways qui fera de son père un avocat très riche et redouté par les compagnies aériennes. En effet,  Arthur Wise va surfer sur le filon et devenir le représentant quasi officiel de toutes les familles de victimes de crashs aériens. D’une petite vie tranquille et modeste, les Wise basculent dans l’opulence. Arthur achète une maison à Bluepoint, près de Cape Cod et travaille  jour et nuit avec son associé Robert Ashley, venu s’installer à côté de chez eux. Sa femme sombre dans une spirale dépensière ahurissante et ordre est donné à Hilly de ne jamais faire état de leur passé modeste.

Durant l’été 52, Hilly tente de se lier d’amitié avec Lem Dawson , le « boy » de la maison, au grand mécontentement de son père. Il découvre une facette de ce dernier qui n’est pas des plus plaisante. Son amourette avec Savannah, la nièce de Lem conduira au drame…

Pétri de culpabilité, le souvenir de Savannha le poursuivra toute sa vie et il n’aura de cesse de la retrouver.

 

 

Nous suivons Hilly sur une soixantaine d’année et au delà de l’histoire d’un homme, c’est avant tout celle d’une relation père-fils très compliquée qui nous est narrée (d’ailleurs le titre original est « Wise Men »). Hilly hésite entre admiration et rejet. On voit clairement comment cette ascension sociale fulgurante et surtout l’argent l’a complètement faussé. Il recherche tellement  le respect et l’amour de son père qu’il fera des choix peu judicieux.

Il y a également toute la problématique du racisme. La façon de Arthur Wise traite Lem Dawson révolte Hilly, cependant il n’hésite pas à le dénoncer à son père … étonnante conception de l’amitié. Son attirance pou Savannah, la nièce de Lem est presque caricaturale : évidemment elle représente tout ce que déteste son père, mais le côté « chevaleresque » d’Hilly est proche du ridicule. Et finalement cette amourette conduira tout le monde dans le mur .

Après cet événement assez traumatisant pour lui, Hilly décide de rejeter en bloc tout ce qui pourrait venir de son père :  aide, argent, et ce pendant plusieurs années…. Puis par un revirement inattendu le voilà qui change d’avis.  Crainte ? Besoin de reconnaissance ? Loyauté ??? En fait la figure emblématique de son père est omniprésente, étouffante. Il est de ces hommes à qui on ne dit pas non, qui trouvera toujours la faille pour vous faire allez là où il veut que vous alliez. Hilly n’échappe pas à son père.

 

C’est un roman que j’ai vraiment bien apprécié. Je suis souvent bon public pour ce style de roman qui se déroule sur une vie, où un événement « fait » le personnage . J’ai eu la chance d’aller deux fois passer quelque temps dans une famille pas très loin de là où se déroule l’intrigue à la fin du Lycée, et le fait que je connaisse le coin à évidemment été un plus.

J’ai mis un peu de temps à le lire, enfin le début, puis j’ai avalé la 3eme partie très vite. La fin est plutôt bien réussi, mais je dois dire que j’attendais quelque chose dans le genre (pour une fois je ne suis pas passé à côté de certains indices glissés par l’auteur). Cependant cela ne la gâche en rien.

Si je peux reprocher quelque chose, c’est qu’il y a quand même à mon goût, soit quelques longueurs ou alors au contraire j’en aurais aimé plus. Mais finalement dans l’ensemble je trouve que c’est un premier roman plutôt pas mal.

 

http://deslivresdeslivres.wordpress.com/2014/06/05/challenge-1-pave-par-mois/

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La soeur de l’ombre – Patricia MacDonald

 

 

Après la mort accidentelle de ses parents, Alex Woods découvre que sa mère a eu un enfant bien longtemps avant sa propre naissance et que cette petite fille a été confiée à l’adoption. Choquée, mais également désireuse de connaître cette soeur, elle se lance à corps perdu dans sa recherche. Et c’est en prison, accusée d’un crime qu’elle nie avoir commis qu’Alex retrouve Dory. Elle décide de l’aider mais entre la personnalité atypique de sa soeur et certains faits troublants, Alex vient à douter…

 

 

J’aime bien lire les romans de Patricia MacDonald. C’est une lecture facile (mais pas un sens péjoratif), où les rebondissements vous font tourner les pages sans pouvoir reposer le livre. Il n’y a pas d’enquêteur récurent, pas de policier. Ce sont les protagonistes de l’histoire qui mènent leur propre enquête. J’aime assez.  J’avoue ne pas toujours me souvenir précisément de l’intrigue, mais j’ai toujours passé un bon moment.

Ici nous avons d’un côté une jeune femme qui a perdu ses parents de façon brutale et tragique. Une jeune femme plutôt équilibrée qui malgré la douleur décide de terminer ses études en ultime hommage, mais également dans le but d’éviter de tomber dans la dépression. Elle sait qu’elle ne parviendra pas à les reprendre si elle s’arrête maintenant. Lorsque le notaire de ses parents lui confie une lettre de sa mère, elle se découvre une soeur et mise beaucoup d’espoirs sur elle.

De l’autre côté nous avons une jeune femme accusée de meurtre. Sa personnalité n’est pas franchement agréable, je dirais même qu’elle est franchement antipathique. Elle a un lourd passé, préfère la compagne des chiens aux humains et bizarrement ne fait rien pour aider Alex. Elle a été adoptée par une famille qui a vu naître miraculeusement une petite fille après sa venue. Plus jolie, douée pour la musique et surtout une fille biologique. Durant toute sa vie Dory a souffert de la comparaison et n’a pas reçu les mêmes attentions que Lauren devenue star de la Country. Ajoutez des soupçons d’infidélité envers son petit ami  et il ne faut pas beaucoup plus pour penser que la jalousie de Dory serait le mobile du meurtre.

Malgré tout Alex se bat pour Dory avec l’aide de Marisol, étudiante en droit. Et toutes deux parviennent à l’innocenter. Elle s’installe chez Alex mais la cohabitation n’est pas facile. Quand Alex se fait agresser, c’est Dory qui est immédiatement accusée et arrêtée… Alex commence à douter. Cette fois il va falloir aller creuser plus loin dans le passé pour mener son enquête.

Finalement beaucoup de choses reposent sur la personnalité de Dory. Honnêtement, je n’aurais pas forcément eu envie de l’aider. Elles ont beau être soeurs, finalement se sont des étrangères l’une pour l’autre.

Encore une fois l’intrigue est bien menée, j’ai cherché qui pouvait bien avoir tué Lauren, en imaginant comme toujours des scénarios plausibles engageant ceux qui me paraissaient soit les plus évidents soit le moins…raté. Patricia MacDonald nous lance sur une piste, on pense avoir trouvé, mais non, nouveau rebondissement . On trouve le coupable, ce n’est pas le bon, finalement on y revient … et le livre s’avale ainsi très vite malgré parfois quelques ficelles un peu grossières. Il y a évidemment une petite dose de romance, il faut bien un peu de positif dans la vie d’Alex à un moment, non ?

Bref, une lecture agréable pour tous ceux qui ont envie d’un peu de suspense sans prise de tête, parfait après une lecture un peu exigeante, ou pour les vacances. A priori avec Patricia MacDonald on est sûr de passer un bon moment si on aime ce style.

 

 

http://www.canelkiwi.com/archives/2014/11/09/30795612.html

 

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Mon année Salinger – Joanna Smith Rakoff

 

 

1996, Joanna quitte Londres après ses études pour tenter sa chance à New-York. Elle est embauchée dans une agence littéraire comme assistante et son travail réside essentiellement à retranscrire des cassettes audio sur une vieille machine à écrire (l’ordinateur n’est pas vu d’un très bon oeil par sa patronne). Elle est également charge de filtrer les appels téléphoniques et de répondre aux courriers adressés à la star de l’agence : Salinger. Celui ci vivant refusant tout contact avec ses fans.

Pendant toute une année, Joanna nous fait partager son expérience New-Yorkaise au sein de l’Agence, entre une patronne un peu tyrannique,  un petit ami pseudo écrivain un peu loser, un appartement ridiculement petit, mal chauffé et hors de prix, et des soirées et sorties où l’entraîne Don qu’elle n’a pas les moyens de financer.

 

Dans ce récit, véritable roman d’apprentissage, Joanna Smith Rackoff nous expose donc son expérience New Yorkaise . Elle a quitté Londres, ainsi que son petit ami « parfait »  pour tenter une expérience dans le milieu littéraire. Elle tombe dans une agence aux méthodes un peu désuètes, en perte de vitesse, mais qui a le privilège d’être celle qui gère les intérêts de J.D. Salinger. Personnage étonnant, absent mais finalement très présent dans le quotidien de Joanna. Il vit à la campagne, ne veut surtout aucun contact avec son public, il refuse même son courrier. C’est Joanna qui se charge d’y répondre. Elle doit renvoyer une lettre type et s’arrêter là….mais évidemment elle ne peut s’empêcher de lire et d’avoir envie de répondre autre chose à certains lecteurs…

Elle a également le privilège rare de parler régulièrement à Salinger, puisque c’est elle qui décroche le téléphone.

Par contre sa vie privée n’est pas vraiment très épanouie. Elle s’est entichée d’un type que je qualifierais de loser ou de parasite. Il se proclame écrivain, mais nous n’avons clairement pas affaire au futur Pulizer . Alors que visiblement, son ex avait tout pour plaire, Don me fait l’effet du type à éviter. Mais sans doute avait elle besoin de cette expérience pour avancer.

J’ai plutôt bien aimé ce récit dans l’ensemble. Le côté un peu désuet des années 90, quand l’ordinateur n’était pas encore un outil indispensable, qu’on utilisait des machines à écrire et du papier carbone, avant les téléphones portables, juste avant …

J’ai plus apprécié les passages à l’agence que ceux concernant sa vie privée. Sans doute parce que j’ai passé mon temps à me demander quand elle allait enfin se débarrasser de Don. J’ai également aimé son regard sur New-York et cela a rajoutée à mon envie de découvrir cette ville. Et puis son expérience au sein d’une agence littéraire, même si cela a du beaucoup changer depuis, est plutôt intéressante.

challenge rentree litteraire 2014

Le Bonheur National Brut – Francois Roux

Albin Michel – 680 pages

 

 

 

 

Mai 1981 : François Mitterrand est élu Président de la République et avec lui une nouvelle ère s’annonce : grosse déception pour certains, fantastique espoir pour d’autres. Au même moment Paul, Rodolphe, Tanguy et Benoît, 4 amis d’enfance, passent leur Bac. Ils sont eux aussi à une charnière de leurs vies et fondent plus ou moins d’espoirs en l’avenir.

Nous suivons ces quatre amis pendant quelques années, puis nous les retrouvons 30 ans plus tard à la veille de l’élection de François Hollande.

 

Dans la première partie nous découvrons ces quatre jeunes garçons à la veille de leur Bac et d’une échéance électorale qui fait grand bruit : on voit déjà les différents caractères s’affirmer. Ils représentent cette jeunesse pleine d’espoir à une époque où il était beaucoup moins difficile de trouver du travail, où tout semblait possible.

Il y a Paul, fils de médecin, engoncé dans une famille rigide et pleine de principes.  Ses résultats ne sont pas brillants mais son père l’inscrit malgré lui dans une école pour préparer médecine, à Paris… Croyant sans doute le punir ou de moins le laisser sur les rails de la vie qu’il a décidé pour lui, c’est finalement une porte vers la liberté pour ce jeune homme homosexuel qui rêve d’être acteur.

Rodolphe est le politique de la bande. Son père, ouvrier communiste convaincu, l’a plongé dedans dès son plus jeune âge . Très enthousiaste par le changement qui s’opère avec l’arrivée des socialistes au pouvoir, il veut faire carrière dans ce domaine…C’est grâce à sa petite amie Alice, fille d’un entrepreneur aux amis bien placés qu’il peut y entrevoir un avenir.

Tanguy a perdu son père très jeune . Il a du s’impliquer dans l’usine familiale et depuis il veut absolument réussir, en se mettant une pression démesurée .  Très brillant, tout comme Rodolphe, il n’obtient « qu’une » mention bien . Il veut intégrer une grande école, faire une carrière, quitte à en oublier l’essentiel.

Et puis il y a Benoît, orphelin élevé par ses grands parents, qui a l’inverse de ses camarades ne veut absolument pas quitter son coin de Bretagne. Recalé, il préfère tout arrêter pour travailler. Il a un vrai talent pour la photo, et en surprendra plus d’un par son évolution.

On les retrouve ensuite 30 ans plus tard dans une deuxième partie, à la veille de l’élection de François Hollande… découvrant ainsi ce qu’ils sont devenus.

 

J’avoue que ce roman m’a beaucoup plu dans sa première partie : roman d’apprentissage où l’on suit ces garçons à la sortie du lycée avec leurs convictions et leurs envies. Ils ont tous quelque chose d’intéressant et de touchant, des failles et des qualités, des espoirs surtout. C’est aussi le roman d’une époque où l’arrivée de Mitterrand annonçait un vrai changement, où les difficultés des entreprises et le chômage débutent à peine, où le Sida fait son apparition. J’ai un peu moins aimé la deuxième, bien qu’il ai été très intéressant de voir ce qu’ils sont devenus. C’est peut être ça d’ailleurs qui m’a un peu déçu, ce qu’ils sont devenus. A part Benoît, qui est sans doute le personnage que j’ai préféré, les garçons ne sont pas devenus les hommes que j’espérais.

Mais dans l’ensemble, malgré quelques longueurs parfois, ce roman m’a plus par son côté « historique ».  J’étais trop jeune lors de l’élection de Mitterrand, mais je me souviens quand même des réactions dans mon entourage…J’ai pu comprendre un peu mieux cette époque si proche et que pourtant je connais mal.

 

challenge rentree litteraire 2014http://deslivresdeslivres.wordpress.com/2014/06/05/challenge-1-pave-par-mois/

http://ennalit.canalblog.com/archives/2014/10/01/30172389.html

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Pétronille – Amélie Nothomb

 

 

La narratrice, une certaine Amélie Nothomb, a toujours eu un rapport très particulier à l’alcool et plus particulièrement le champagne. Rien ne lui fait plus plaisir qu’une coupe de ce divin breuvage, à jeun surtout car selon elle manger gâche tout son plaisir… Mais boire seule ne l’enchante guère, et elle se met donc à rechercher un compagnon de beuverie ou plutôt un « convignon » ou une « convigne ». C’est par hasard lors d’une dédicace qu’elle rencontre la perle rare : Pétronille !

Au cours des années leur amitié grandira autour de cet amour commun pour les bulles, l’écriture et leur admiration mutuelle, amenant Amélie dans des situations plutôt étonnantes, voir surréalistes…

 

 

 

Comme je vous le disais l’an dernier lors de son précèdent opus, La Nostalgie Heureuse,  j’aime beaucoup les romans d’Amélie Nothomb qui se basent sur sa vie. J’accroche moins avec les autres. Plus que l’auteur c’est le personnage qu’elle représente qui me fascine . C’est donc sans trop d’à prioris et sans avoir vu ou lu quoi que se soit dessus que je me suis lancée.

Dès les premières lignes on est dans le bain, ou dans la coupe si vous préférez. Elle nous fait littéralement une ode à l’ivresse et à la cuite en nous expliquant ses expérimentations et sa passion pour le champagne. Pendant tout le roman on va la suivre dans des situations où elle finira régulièrement ivre, voir très ivre …c’est particulier, mais souvent drôle (enfin, moi ça ma fait rire 😉 )

Par contre il n’est pas question de boire ce champagne seule, Pétronille se révélera donc la femme de la situation. Oui mais Pétronille est tout aussi spéciale qu’Amélie, même si dans un genre assez différent. Le mélange est détonant. D’une dégustation de champagne aux  vacances aux sports d’hiver, en passant par une visite de Londres pour une interview surréaliste de Vivienne Westwood, on suit la relation de ces deux femmes ainsi que son évolution sur plusieurs années.

J’ai bien aimé ce roman mais moins que le précédent. Cependant étant moi même une grande amoureuse du champagne, j’étais curieuse de voir ce quelle allait nous en dire, j’ai été servie ! Au delà de ça on y parle aussi de l’admiration d’un auteur pour un autre (en effet Pétronille publia plusieurs romans au cours de ces années) Malheureusement je n’ai pas vraiment accroché avec le personnage de cette dernière qui m’a mise mal à l’aise et ce depuis le début. Le fait de savoir qu’elle était inspirée d’une personne réelle  n’a fait que renforcer ce malaise, allez savoir pourquoi ….

Je ne sais pas vraiment ce qu’il a d’autobiographique dans cette histoire, certainement beaucoup de choses puisque que l’auteur a choisi d’utiliser son nom pour la narration et que j’y ai retrouvé tout ce que j’aime dans le personnage. Malheureusement j’ai été très déçue par la fin. Je n’ai pas compris ce choix et je ne l’ai pas du tout aimé. Dommage..

 

 

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