À l’Hermine blanche – Kyra Dupont-Troubetzkoy

 

 

 

Sacha, 5 ans, fait une terrible chute depuis le balcon de l’appartement de l’Hermine Blanche. Elle vient de perdre sa mère adorée… Bien plus tard, nous découvrons sa vie après le drame. Elle se raconte petite fille puis adulte, y mêlant la vie de sa mère Sophie au fur et à mesure de ce qu’elle apprend : sur cette dernière, sur sa famille,  l’histoire dans l’Histoire… Tout ce qui a fait d’elle l’adulte d’aujourd’hui et qu’elle est enfin prête à entendre et comprendre.

 

 

Sacha grandit entourée d’amour auprès de sa mère Sophie et du compagnon de celle-ci, Sam.  Sa vie est pour elle merveilleuse même si son père n’est pas tellement présent. Peu importe, Sam est là.

Et puis c’est le drame. Sa mère disparaît, morte de chagrin lui dit-on… Peu de temps après Sacha tombe du balcon et toutes les hypothèses sont envisagées . Son père et sa belle-mère la prennent en charge mais sont terriblement maladroits face à cette enfant si jeune et déjà cabossée par la vie ; démunis, ils décident de l’envoyer en pension. Elle a 5 ans…. Heureusement ses grand-parents lui apporteront un peu de ce qui lui manque tant.

Par le biais de chapitres interposés, Kyra Dupont-Troubetzkoy nous raconte l’histoire de Sacha qui s’entremêle à celle de Sophie au fur et à mesure de ses recherches,  pour arriver à ce qui a été à la genèse du drame, des drames. Car tout ne se cantonne pas à uniquement Sophie. Descendante de l’aristocratie russe, c’est toute son histoire familiale aux personnalités imposantes comme son grand-père Alexandre que nous découvrons. Mais c’est également celle de la descendance de cette génération qui a vu l’Empire Russe s’écrouler et que Sacha va rencontrer en osant enfin et simplement poser des questions aux témoins de ces existences. La terrible et profonde douleur de l’exil, l’espoir de retour jamais exaucé .

Et puis tous ces nons-dits, volontaires ou non, mais beaucoup trop nombreux. Quel immense gâchis…

 

Ce roman a été comme un coup de poing et je n’ai certainement pas toujours su mettre la distance qu’il fallait dans ma lecture. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à écrire cette chronique, tout n’est pas encore digéré, tant de choses se bousculent encore. Je ne m’attendais pas à ressentir tout ça quand Kyra m’a proposé de lire son dernier roman . Même si le récit n’est pas autobiographique, on sait que certaines choses viennent de son histoire personnelle, elle ne s’en cache pas. Qui, quoi, comment peu importe, et comme elle l’espérait cette dernière peut résonner avec les histoires de chacun de nous. Dramatiques ou heureuses, mais tellement profondément intimes. On ne peut pas rester insensible, enfin moi je ne peux pas.

Et puis j’ai toujours été attirée par la Russie des Tsars, une sorte de fascination pour tout ce qui tourne autour des familles royales ou impériales . Je suis même allée rechercher sur le web des infos oubliées sur la révolution bolchevique,  sur les personnages connus cités pour les replacer historiquement, abandonnant ma lecture au milieu d’un paragraphe . Et puis je me suis rappelée avec une précision étonnante mes cours d’histoire de l’Art, ajoutant des images aux mots de Sacha.

J’ai eu l’impression d’être témoin d’une histoire qui ne m’appartient pas mais qui me parle, de la vivre dans l’ombre des personnages.

Chamboulée, touchée, coulée, voilà comment j’en suis sortie. Pardon si ma chronique part un peu dans tous les sens, je suis encore K.O un mois après ma lecture.

 

C’est donc un roman que j’ai trouvé très fort, un ascenseur émotionnel dont les personnages vont m’accompagner longtemps, très longtemps.

 

Merci Kyra, n’arrête jamais d’écrire….

 

Catégorie Animal

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[Jeunesse] Un roman d’aventures (ou presque ! ) – Yael Hassan

Dès 11 ans

 

Nathan vient de perdre son travail de journaliste. Plutôt que de se morfondre, sur les conseils de sa femme et de son fils Simon, il se lance dans l’écriture d’un roman pour ado. Suivant scrupuleusement les conseils de sites spécialisés et de son fils, parfaite cible, il se lance dans une histoire rocambolesque dans laquelle il laisse volontairement ses commentaires . Egalement préoccupé par le cambriolage de leur maison de vacances, il jongle entre deux intrigues de façon plutôt originale.

 

 

Voici un roman plutôt différent qui s’adresse à un public assez jeune mais qui aime les intrigues . Si l’histoire dans l’histoire n’est pas vraiment novatrice, c’est la manière dont la narration est exprimée qui m’a assez plu. En effet au cours de la lecture, le récit est écrit avec 3 polices différentes. La vie de Nathan et sa famille, le roman qu’il écrit et enfin ses commentaires. Visuellement nous savons exactement où nous en sommes et je trouve que cela donne une certaine dynamique, parfaite pour tenir en haleine nos jeunes lecteurs.

Autre petite chose surprenante, Nathan a décidé d’écrire directement au coeur de son récit ses propres réflexions (entre parenthèses et en italique) . Il explique à son fils que,  lorsqu’on lit un roman, on se pose toujours des questions sur le pourquoi l’auteur a écrit ceci ou cela, et bien lui il le note directement…pourquoi pas ? C’est original et ça ajoute une bonne pointe d’humour à l’ensemble.

Le roman de Nathan en lui même est assez simple, voir déjà vu :  une disparition de parents inquiétante, une grosse panne de courant… mais ça fonctionne si on ne s’arrête pas aux petites incohérences relevées par nos yeux d’adultes. Novice en roman adolescent il suit avec précision les conseils qu’il peut trouver afin de bien en comprendre les codes et les inclure dans son récit. Il ne manque pas non plus de demander à son fils ce qu’il en pense (ah, un adulte qui demande conseil à un enfant, enfin !) En parallèle il est victime d’un étrange cambriolage dans sa maison de vacances et mène une sorte d’enquête personnelle pour comprendre les motivations des voleurs…qui n’ont rien volés…

 

J’ai passé un bon moment en lisant ce livre, et comme je le disais je trouve la mise en scène est vraiment sympa. Le suspense et l’humour qui le compose devraient beaucoup plaire aux jeunes lecteurs, qui apprécieront probablement la relation père-fils entre Nathan et Simon .

Et pour une fois, je leur recommande vivement de lire la quatrième de couverture 😉

 

https://mutietseslivres.com/2017/10/01/challenge-jeunesse-young-adult-7/

 

 

[Jeunesse/YA] Power Club T1 : L’apprentissage – Alain Gagnol

 

Dès 13 ans

 

En cette année 2038, Anna vient de fêter ses 17 ans et ses richissimes parents ont décidé de lui faire une belle surprise : un bon d’adhésion pour le Power Club !!!

D’abord un peu retissante elle accepte finalement de tenter l’aventure et devenir une Super héroïne !

 

 

Dans un avenir assez proche, nous découvrons que la technologie a tellement évolué qu’il est désormais possible de devenir un super héros grâce… à une simple injection et surtout un gros chèque ! On est loin de la piqûre d’araignée accidentelle de Peter Parker ou de l’alien Clark Kent !!

Le Power club est composé de plusieurs jeunes gens aux super pouvoirs qui aident à maintenir l’ordre. Le principe : recevoir artificiellement des boosters, devenir donc invincible et accepter de les rendre à l’age de 25 ans (car au-delà, le risque de développer des cancers est multiplié par 1000)

S’ils aident effectivement au maintien de l’ordre, il ne faut pas oublier que la société qui gère cela ne vit pas d’amour et d’eau fraiche….loin de là et les membres du Power Club sont de parfaites affiches publicitaires. Alors quand la jolie roue se grippe juste au moment de l’arrivée d’Anna, et que l’un des membres est retrouvé mort (ce qui devrait être impossible), il faut trouver rapidement une réponse …discrètement . Or Anna entend par hasard des choses qu’elle n’aurait jamais du savoir…

Elle se pose forcément des questions, que c’est-il réellement passé ? Et qui est Matthew Banks, celui qui a refusé de rendre ses boosters ??? Le joli monde des Super Héros est loin d’être aussi parfait que veut bien laisser croire la com. d’Elisabeth Foster, directrice du Power Club..

 

Après un démarrage de ma lecture plutôt mitigé :  l’intérêt soudain d’Anna pour le Power Club qu’elle semblait mépriser ou du moins se désintéresser dès que ses parents lui offre m’a un peu agacé. Cependant, sa personnalité est très attachante et j’ai vite mis de côté ce petit détail. L’intrigue se passe dans un futur assez proche, suffisamment proche pour qu’on y ait des repères mais suffisamment éloigné pour y insérer des technologies improbables aujourd’hui.

Ce qui me plaît pas mal, c’est que pour une fois nous avons une adolescente dont les parents sont certes extrêmement riches, mais pour autant très proches de leurs enfants . On est loin du cliché milliardaires = parents absents/démissionnaires/enfants élevés par des nounous ou livrés à eux même avec une collection de cartes de crédits. Anna d’ailleurs se préoccupe beaucoup de ce qu’ils peuvent penser et prend bien soin de rester un modèle pour son petit frère. La séparation d’avec sa meilleure amie est très difficile et elle reste en contact malgré un emploi du temps très chargé.

Ce premier tome comme son nom l’indique est celui de l’apprentissage. Anna doit se faire à ses pouvoirs mais également à sa nouvelle vie. On se rend vite compte que la jolie image télévisuelle n’est pas totalement réelle. Un peu comme dans toutes les émissions de télé réalité finalement.

Anna n’est pas parfaite, elle ne prend pas forcément toujours les bonnes décisions, mais tant mieux, elle serait insipide. C’est une adolescente intelligente et sensible et qui aura le courage d’aller au bout de ses convictions.

 

Le roman se lit très vite, l’intrigue est sympa et la fin laisse présager une suite étonnante que j’ai très envie de découvrir. Une série qui devrait plaire, même si on est pas fan des Super Héros .

 

https://mutietseslivres.com/2017/10/01/challenge-jeunesse-young-adult-7/

Challenge Jeunesse/Young Adult #7

 

 

Après avoir lamentablement échoué au challenge #6 (et pourtant j’ai beaucoup lu, mais très peu, trop peu, fait de chroniques, et en plus j’avais raté le début d’au moins 3 mois donc ça n’arrange rien), je ne m’avoue pas vaincue. Vu que j’aime ce challenge, que la moitié de mes lectures sont du Jeunesse/YA et bien je me réinscris pour cette année.

 

Je choisis la première catégorie (soyons raisonnables) : Aux frontières du rêve  soit 10 livres avant le 30 septembre 2018.

 

Rendez vous sur le blog de Muti pour tous les détails !!! Rejoignez nous !

 

 

Les filles de l’été – Mary Alice Monroe

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Alors que Marietta Muir s’apprête à fêter ses 80 ans, elle fait le triste constat que ses petites filles autrefois si soudées et heureuses de se retrouver l’été autour d’elle dans la maison familiale de Sea Breeze en Caroline du Nord, n’ont plus grand chose en commun et ne viennent presque plus la voir. Elle fait le pari fou de les réunir une dernière fois cet été toutes les trois, pendant 3 mois. Carson, Dora et Harper acceptent de passer quelques jours auprès de leur Mamaw pour son anniversaire, quelques jours qui changeront peut être tout…

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Une grand-mère, trois soeurs, une maison de famille, des souvenirs, une invitation sous forme d’ultimatum à venir passer l’été à Sea Breeze… voilà pour l’essentiel.

Carson, Dora et Harper ont deux choses en commun : leur père Parker et leur grand-mère Mamaw. Et c’est tout. Nées de trois mères différentes, elles sont complètement à l’opposé les unes des autres. Pour résumer, Parker était un artiste qui se disait écrivain, mais n’en avait pas le talent même s’il cachait bien son jeu. Il était surtout un alcoolique invétéré. Très complices petites, Mamaw se désespère de les voir aujourd’hui si éloignées et tente le tout pour le tout afin les réunir.

Dora est l’aînée. Elle qui semblait avoir réussi sa vie de famille est en plein divorce. Son ex lui reprochant de s’occuper exclusivement de leur fils Nate, autiste, au détriment de leur vie de couple. Vivant en Caroline du Sud, soit assez près finalement, elle est celle qui vient le plus régulièrement. Ayant besoin d’un break, elle décide de se rendre à Sea Breeze pour une semaine, avec Nate évidement.

Carson vit à Los Angeles où elle travaille sur une série télé. Cette dernière est arrêtée sans préavis, et Carson se retrouve donc sans travail et à cours d’argent. Elle prend l’invitation de Mamaw comme une aubaine, lâche son appartement, met toutes ses affaires dans sa voiture et traverse le pays, espérant recevoir une offre de travail rapidement. En attendant elle accepte un poste de serveuse à Sea Breeze .

Le roman est centré sur elle. On découvre ses blessures profondes et la terrible tragédie qui a emporté sa mère. A peine débarquée sur la côte Est elle est sauvé d’un requin par un dauphin lors d’une séance de surf. Elle développe alors une relation très particulière avec ce dernier malgré les mises en garde d’un charmant océanographe .

Enfin, Harper est la petite dernière. Elle accepte de venir juste pour un week-end, trop de travail… Elle est l’assistante personnelle de sa mère, une femme froide et insensible qui déteste la famille de son ex-mari et n’est pas sans rappeler Miranda dans le « Diable s’habille en Prada ».

Ces quelques jours feront office de thérapie pour les filles :  l’air de la mer ? L’amour familial ? Le lien de sang qui malgré tout les unie ? Elles portent toutes les trois un lourd héritage, pas très glorieux, mais Mamaw qui se sent responsable de l’échec de l’éducation de son fils , et de ses petites filles par extension, veut essayer d’arranger les choses car elle connaît la part de positif dans chacune d’elles et elle les aime plus que tout.

Enfin les langues se délient, enfin les rencœurs sont mises à jour, enfin les filles se parlent….enfin elles ont une chance de se comprendre après tant d’années de quiproquos et de non-dits, y arriveront-elles ?

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J’ai vraiment aimé cette histoire. Un vrai roman feel-good où on s’attache aux personnages qu’on aimerait connaître. Il se lit tout seul, et on voudrait qu’il ne s’arrête jamais. Alors évidemment il y a quelques petits éléments prévisibles, mais aussi quelques surprises. En tout cas j’ai passé un très bon moment, et c’est ce que j’en attendais. Je crois qu’il existe d’autres tomes en V.O plus centrés sur les autres soeurs que je lirais bien volontiers.

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[Jeunesse] Harry Potter et l’enfant maudit – J.Tiffany & J.Thorne

Gallimard Jeunesse – 341 pages

Dès 9 ans 

Dix neuf ans après la bataille de Poudlard, nous retrouvons Harry, Ron et Hermione sur le quai de la voie 9 3/4 de la gare de King’s Cross. C’est la rentrée et ils accompagnent leurs enfants pour prendre le train vers la célèbre école des sorciers. Pour Albus, fils d’Harry et Ginny, c’est une première …. et l’angoisse est profonde…l’héritage de son célèbre père ainsi que son prénom en hommage à Dumbeldore sont autant  de fardeaux difficiles à porter et il n’a pas l’expérience de James son aîné.

Heureusement il n’est pas seul, mais saura t-il prendre les bonnes décisions..?

 

Je pense que peu d’entre vous seront passés à côté du phénomène Harry Potter, même sans avoir lu ou vu la saga, ce nom vous est forcément familier. Je l’ai lu il y a quelques temps, vu les films aussi. J’ai été très curieuse de découvrir le texte de la pièce de théâtre, car sans être une Potterhead (pas assez calée malheureusement), j’aime beaucoup les personnages et l’univers crée par J.K Rowling.

Comme vous le savez, j’attends toujours un moment avant de lire un livre qui fait un tel buzz, et j’ai évité de lire des avis. La seule information qui me semble absolument nécessaire de savoir, et qui a été vraiment importante durant ma lecture : prendre ce texte comme une fan fiction et surtout pas comme un tome 8 . Et effectivement, c’est comme ça qu’il faut l’aborder sous peine d’être extrêmement déçu. Alors qu’ainsi, on a le plaisir de retrouver les personnages tout en sachant que le texte a été validé par l’auteur de la saga, J.K Rowling.

De l’histoire je ne dirais rien, trop de risques de vous dévoiler un élément, mais honnêtement l’angle était plutôt bien vu et on retrouve des problématiques actuelles, notamment dans les relations père-fils parfois difficiles, surtout quand le premier est une véritable « star » et qu’on est forcément attendu au tournant. Il y a également le problème de la confiance en soi , difficile à l’adolescence et puis le fait d’assumer ses choix…tenter de réparer ses erreurs…

Donc , pour moi cette lecture a été plutôt agréable, malgré le fait que je déteste lire le théâtre (mes yeux sautent des lignes et je loupe les informations de mise en scène, pire je ne sais pas qui parle car je saute les noms des personnages) . Heureusement ici la mise en page est plutôt bien faite et ça m’a beaucoup aidé à suivre .

Alors évidement, on est  vraiment loin de la saga d’origine, on ne va pas se le cacher, mais c’était plutôt sympa de repasser un peu de temps avec Harry, Hermione et Ron, ainsi que leurs enfants et de découvrir leurs vies 19 ans plus tard. Un très bon moment pour moi, mais attention : puristes et fans, vous pourriez être déçus.

Catégorie Personne Célèbre

Mousseline la Sérieuse – Sylvie Yvert

Editions Heloise d’Ormesson – 336 pages

 

Mousseline la Sérieuse…c’est le surnom que donnait Marie-Antoinette à sa fille Marie-Thérèse Charlotte de France. A la fin de sa vie, elle décide de coucher celle-ci sur le papier. De la petite fille grandissant au Château de Versailles, en passant par l’adolescente emprisonnée avec le reste de sa famille pendant la Révolution,  jeune adulte ensuite seule rescapée mais envoyée en exil… Comme dans un journal intime nous revivons l’Histoire d’un point de vue bien différent de celui dont nous avons l’habitude.

 

Ayant grandi à Versailles, j’ai toujours eu une fascination pour la période historique qui court de Louis XIII à Louis XVI particulièrement. J’adore regarder des documentaires, des films,  lire des biographies ou des romans sur cette époque… Celui-ci me tentait particulièrement car je connais peu Marie-Thérèse finalement, pourtant la seule à avoir survécue après la Révolution. Des écrits de sa main ayant été retrouvés, Sylvie Yvert a pu s’appuyer dessus pour nous proposer une sorte de journal qu’elle aurait écrit tout au long de sa vie.

J’avoue avoir vraiment beaucoup aimé ce livre. Pour une fois, nous voilà de l’autre côté du mur, à l’intérieur même de la Famille Royale. Nous découvrons tout d’abord la petite fille, totalement en adoration devant son père. Un père très présent, très moderne (dans le sens contemporain du terme), une famille atypique pour l’époque.

J’ai adoré les voir par le prisme du regard de cette petite fille, puis de l’adolescente enfermée au Temple . C’est une histoire différente de celle dont on a l’habitude de parler, une autre version des anecdotes retenues jusqu’ici . On y découvre un Louis XVI qui ferait et fera tout pour éviter de faire couler le sang de ses sujets. Il aurait pu à plusieurs reprises s’en sortir, mais il refuse de le faire par la répression. Quand on lui reprochera tous les morts, il le dira à nouveau, ce ne sont pas ses ordres qui ont fait couler le sang. Non, lui a été plutôt consensuel, acceptant dès le début de signer tout ce que les révolutionnaires voulaient. Mais il était finalement peut être trop conciliant et on voulait se débarrasser de la monarchie, donc n’importe quelle excuse fut la bonne. De même Marie-Antoinette reste tellement digne, tellement gentille, même avec ses geôliers, qu’il faudra inventer une sombre histoire calomnieuse pour l’exécuter…

Alors évidement on n’était pas présent pour totalement les dédouaner, mais ce point de vue m’a mis dans une empathie totale pour cette famille qu’on a sacrifiée, qui a été séquestrée dans des conditions épouvantables pandant des mois, des années . On les  a séparé les uns des autres et ils furent totalement abandonnés par le reste de leurs familles respectives .Celle de France qui avait fui hors du pays, mais également celle de Marie-Antoinette en Autriche, qui n’a jamais rien fait pour les sortir de là.

Marie-Therese a passé 4 ans enfermée, on ne savait plus trop quoi en faire finalement…que lui reprocher à part de représenter la monarchie…

Au crépuscule de sa vie, en Italie, elle raconte ensuite le reste de son existence, d’exil en réhabilitation, exil à nouveau…mariage choisi mais malheureusement sans enfants…

C’était vraiment passionnant et le style est également très agréable. J’ai quitté Marie-Thérèse en me disant que trop de quiproquos et malentendus ont jalonnés sa vie et quelle vie, quelle personnalité ! Elle garde toujours un optimisme à toute épreuve et reste fidèle à la parole donnée à son père de ne pas chercher à les venger.

C’est mon premier coup de coeur de l’année !

 

Catégorie Aliment/Boisson