Motel Lorraine – Brigitte Pilote

 

Fuyant le Canada,  Sonia s’installe avec ses deux filles au Motel Lorraine à Memphis en plein festival du coton, dans la seule chambre encore disponible dans la ville : celle qui a vu Martin Luter King se faire assassiner presque une décennie plus tôt et qui reste depuis inoccupée. Vivant de quelques maigres revenus obtenus en disant la bonne aventure, elle reste cloîtrée dans sa chambre, coincé par son corps obèse et un diabète handicapant. Ses filles, très différentes l’une de l’autre, tentent de trouver leur place et rêvent elles aussi d’un nouveau départ.

 

Dans ce petit roman polyphonique, nous croisons une foule de personnages qui on tous un lien plus ou moins serré avec le Motel Lorraine. Clients, femme de chambre, voisins gravitent autour de ce lieu tristement connu dans une région encore marquée par la ségrégation et son passé esclavagiste en cette fin des années 70.

Sonia a fui le Canada, on ne sait trop pourquoi emmenant dans son sillage ses deux filles, Louisiane et Georgia. Obèse et malade, elle gagne trois sous en lisant les cartes depuis sa chambre d’hôtel. Louisiane, par contradiction s’affame et rêve d’indépendance en côtoyant Lonzie, ancien taulard devenu assistant du photographe chargé de trouver la nouvelle « reine » du festival du coton. Peu importe, tant qu’elle peut s’éloigner de sa mère et regarder la télévision. Georgia, la plus jeune, est une enfant joyeuse, qui adore chanter. C’est naturellement vers une chorale qu’elle va se tourner pour occuper ses journées, espérant pouvoir chanter au fameux récital de Brown Chapel Church.

Jacqueline est femme de chambre, depuis toujours. Elle connait parfaitement le Motel Lorraine dont elle est quelque part la mémoire. Elle s’attache aux petites et c’est essentiellement par elle que nous découvrons l’historique de ce lieu.

 

Petit roman donc, construit en cours chapitres faisant alterner les protagonistes et les flashs-back, et nous amenant petit à petit à comprendre l’intrigue. On navigue entre l’époque où le Pasteur King s’est fait tuer et le même lieu 10 ans plus tard. La place du festival du coton et du récital est primordiale dans le récit .

J’ai bien aimé l’histoire, l’Histoire dans l’histoire, ainsi que certains personnages, mais malheureusement je n’ai pas réussi à m’y installer. Je pense que j’en aurais aimé plus. Il y’a beaucoup de personnages qui ont tous une place importante dans le récit car ce sont leurs destins entremêlés qui en font la trame. Même le plus secondaire d’entre eux a son importance et j’ai eu l’impression d’avoir trop d’informations sur trop peu de pages, qu’on passait de l’un à l’autre sans s’y intéresser à fond. De même pour les sujets abordés, tous très intéressants mais finalement pas assez développés à mon goût. J’adore les romans chorale et je pense que celui ci aurait eu matière à le devenir.

Une lecture mitigée dont j’espérais un peu plus ( en quantité) mais dont l’ambiance et les personnages atypiques ont su me conquérir et la fin me surprendre. Parfait si vous aimez ce style, et les romans courts.

 

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Le souffle des feuilles et des promesses – Sarah McCoy

 

 

Hallie Erminie Rives est née et a grandi dans la plantation de tabac familiale de Post Oak dans le Kentucky. Jeune femme brillante au fort caractère, elle décide de se lancer dans la littérature et écrit son premier roman. Elle se rend à New York pour trouver une maison d’édition et c’est au monument de renoncer qu’un éditeur emballé lui fait signer un contrat. Elle y rencontre également un jeune journaliste, Post Weeler avec qui le courant passe immédiatement : intelligent, féru de littérature, ce pourrait être le compagnon idéal s’il n’ait pas la mauvaise habitude de disparaître sans crier gare. Vies en chassé croisé de deux jeunes intellectuels du début du 20eme siècle, dans une Amérique qui garde encore quelques stigmates de la Guerre de Sécession.

 

J’avais lu et beaucoup apprécié le précédent roman de Sarah McCoy Un parfum d’encre et de liberté et c’est donc avec un très grand plaisir que je me suis plongée dans ce dernier. Cette fois, pas d’aller-retour entre le passé et l’époque contemporaine mais une biographie romancée de l’auteur Hallie Erminie Rives et du journaliste Post Wheeler. Honnêtement je ne connaissais pas du tout ces deux personnages mais il semblerait qu’ils aient marqué leur époque.

Hallie a grandi dans le Sud des Etats Unis. C’est un personnage au caractère bien affirmé qui se donne les moyens de réussir ce qu’elle entreprend. Soutenue par sa famille, elle se lance dans une carrière d’écrivain et fini par obtenir un certain succès. Sa rencontre avec le journaliste Post Wheeler, avec lequel elle s’entend à merveille mais qui manque quelque peu de stabilité, va a la fois la frustrer profondément mais également l’inspirer pour écrire.  Dans ce roman à deux voix (on alterne entre Hallie et Post) on découvre la vie plutôt romanesque bien que tout à fait réelle de ces deux personnages. Lui s’en va en Alaska, puis devient chercheur d’or avant de revenir à New York et dans le milieu de l’édition. Elle, voyage au gré de son inspiration et de ses recherches, écrivant plusieurs romans à succès dont les sujets firent beaucoup parler.

J’ai plutôt bien aimé ce roman avec lequel j’ai passé un bon moment, mais j’ai préféré le précédent. On reste tout de même dans le roman historique, genre que j’aime beaucoup, mais ici pas d’aller retour entre le présent et le passé comme je le disais plus haut, ni de parallèle entre des héroïnes de maintenant et jadis. On découvre le monde de l’édition de l’époque et comment déjà les médias pouvaient s’immiscer dans la vie privée des auteurs, interprétant à leur guise leurs faits et gestes. On découvre également comment un roman peut parfois échapper à son auteur.

J’ai particulièrement apprécié Hallie Erminie, son courage et sa détermination dans un milieu si masculin et misogyne qui n’est pas des plus simple. Elle se donne les moyens, c’est une femme vraiment très moderne pour son époque.

J’avoue que Post m’a un peu agacé par sa façon de ne jamais dire les choses. Une forme de pudeur sans doute mais quand on est face à un tempérament tel que celui d’Hallie, il ne faut pas hésiter à se botter un peu les fesses.

Sinon, encore une fois Sarah McCoy fait la part belle aux femmes. Que se soit son héroïne ou celles qu’elle côtoie. Certaines sont très modernes pour leur époque elles aussi. J’ai d’ailleurs particulièrement aimé Cora Potter ainsi que la mère de Post.

 

Voila, donc un roman qui se lit facilement, parfait si vous aimez les histoires qui s’inscrivent dans une époque, une biographie romancée parfaite pour l’été, sortie en avant première en France.

[Jeunesse/YA] Emmy & Oliver – Robin Benway

Nathan – 448 pages

 

 

Emmy et Oliver sont amis depuis toujours, inséparables depuis leur naissance, le 7 juillet 2007. Avec Caro et Drew ils formaient un groupe unis jusqu’au terrible jour où Oliver est enlevé par son père. Pour sa mère, pour Emmy, mais également pour tout le voisinage, c’est un véritable cataclysme dont personne ne sortira indemne.

10 ans plus tard, Oliver est retrouvé et rentre chez sa mère ..mais rien de peut redevenir comme avant, pour personne , évidemment….

 

 

Difficile d’imaginer cette situation : votre meilleur ami a été enlevé par son propre père, ce père que vous connaissiez bien, qui était un ami de la famille. Comment comprendre les histoires de séparations d’adultes quand on a que 7 ans ? Ce que l’on comprend surtout c’est qu’on ne reverra probablement plus jamais son meilleur ami et que la vie va devenir un peu plus compliquée.

Ce roman parle de disparition, de kidnapping d’un enfant par l’un des parents après une séparation difficile. On y découvre les point de vues de chaque protagoniste : Oliver bien sur, ses parents, mai aussi les voisins et ses amis car cette histoire touche forcement tout l’entourage.

Après la disparition d’Oliver, Maureen sa mère a refusé de déménager, espérant qu’il pourrait revenir, qu’elle devait être là pour son retour car c’est ici qu’il la chercherait. Maureen, Emmy l’a vu pleurer toutes les larmes de son corps dans les bras de ses parents, elle l’a vu affronter cette terrible dépression et cette angoisse permanente. Elle a vu comment cette situation avait d’elle même rendu ses parents craintifs et surprotecteurs…On peut le comprendre et en grandissant Emmy le comprend elle aussi. Mais une adolescente a besoin d’un peu plus de liberté. Elle se débrouille comme elle peut pour parvenir à faire ce qu’elle aime sans que ses parents le sachent. Pas pour les ennuyer mais simplement pour qu’ils ne s’inquiètent pas plus qu’il ne faudrait. Sa passion n’est pas sans danger.

Et puis un beau jour Oliver revient…mais peuvent-ils reprendre leur amitié là où ils l’avaient laissée ? Emmy, Caro et Drew ont grandi avec le manque de leur ami, mais ils ont également évolué depuis 10 ans. Caro est la petite dernière de la famille, totalement livrée à elle même, à l’opposé d’Emmy. Drew a fait son coming-out et vit sa première histoire.

Pour Oliver, le retour est aussi difficile que le départ. Il s’en veut terriblement et a du mal à retrouver sa place. Heureusement avec l’aide d’Emmy il va réussir peu à peu remettre les choses à plat, non sans douleur, rien ne pourra effacer ces dernières années.

C’est un roman qui m’a beaucoup touché malgré une ou deux incohérences et qui devrait beaucoup plaire. Je trouve que l’auteur a su particulièrement décrire le ressenti de chacun. Les personnages, adultes, ados,  sont tous touchants chacun à leur manière. J’ai pu me mettre dans leur peau et les comprendre autour d’un sujet délicat que je n’ai pas l’habitude de croiser. J’ai passé un excellent moment en leur compagnie et je les ai quittés avec un petit pincement, leur souhaitant à tous le meilleur pour la suite.

Les filles de l’été – Mary Alice Monroe

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Alors que Marietta Muir s’apprête à fêter ses 80 ans, elle fait le triste constat que ses petites filles autrefois si soudées et heureuses de se retrouver l’été autour d’elle dans la maison familiale de Sea Breeze en Caroline du Nord, n’ont plus grand chose en commun et ne viennent presque plus la voir. Elle fait le pari fou de les réunir une dernière fois cet été toutes les trois, pendant 3 mois. Carson, Dora et Harper acceptent de passer quelques jours auprès de leur Mamaw pour son anniversaire, quelques jours qui changeront peut être tout…

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Une grand-mère, trois soeurs, une maison de famille, des souvenirs, une invitation sous forme d’ultimatum à venir passer l’été à Sea Breeze… voilà pour l’essentiel.

Carson, Dora et Harper ont deux choses en commun : leur père Parker et leur grand-mère Mamaw. Et c’est tout. Nées de trois mères différentes, elles sont complètement à l’opposé les unes des autres. Pour résumer, Parker était un artiste qui se disait écrivain, mais n’en avait pas le talent même s’il cachait bien son jeu. Il était surtout un alcoolique invétéré. Très complices petites, Mamaw se désespère de les voir aujourd’hui si éloignées et tente le tout pour le tout afin les réunir.

Dora est l’aînée. Elle qui semblait avoir réussi sa vie de famille est en plein divorce. Son ex lui reprochant de s’occuper exclusivement de leur fils Nate, autiste, au détriment de leur vie de couple. Vivant en Caroline du Sud, soit assez près finalement, elle est celle qui vient le plus régulièrement. Ayant besoin d’un break, elle décide de se rendre à Sea Breeze pour une semaine, avec Nate évidement.

Carson vit à Los Angeles où elle travaille sur une série télé. Cette dernière est arrêtée sans préavis, et Carson se retrouve donc sans travail et à cours d’argent. Elle prend l’invitation de Mamaw comme une aubaine, lâche son appartement, met toutes ses affaires dans sa voiture et traverse le pays, espérant recevoir une offre de travail rapidement. En attendant elle accepte un poste de serveuse à Sea Breeze .

Le roman est centré sur elle. On découvre ses blessures profondes et la terrible tragédie qui a emporté sa mère. A peine débarquée sur la côte Est elle est sauvé d’un requin par un dauphin lors d’une séance de surf. Elle développe alors une relation très particulière avec ce dernier malgré les mises en garde d’un charmant océanographe .

Enfin, Harper est la petite dernière. Elle accepte de venir juste pour un week-end, trop de travail… Elle est l’assistante personnelle de sa mère, une femme froide et insensible qui déteste la famille de son ex-mari et n’est pas sans rappeler Miranda dans le « Diable s’habille en Prada ».

Ces quelques jours feront office de thérapie pour les filles :  l’air de la mer ? L’amour familial ? Le lien de sang qui malgré tout les unie ? Elles portent toutes les trois un lourd héritage, pas très glorieux, mais Mamaw qui se sent responsable de l’échec de l’éducation de son fils , et de ses petites filles par extension, veut essayer d’arranger les choses car elle connaît la part de positif dans chacune d’elles et elle les aime plus que tout.

Enfin les langues se délient, enfin les rencœurs sont mises à jour, enfin les filles se parlent….enfin elles ont une chance de se comprendre après tant d’années de quiproquos et de non-dits, y arriveront-elles ?

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J’ai vraiment aimé cette histoire. Un vrai roman feel-good où on s’attache aux personnages qu’on aimerait connaître. Il se lit tout seul, et on voudrait qu’il ne s’arrête jamais. Alors évidemment il y a quelques petits éléments prévisibles, mais aussi quelques surprises. En tout cas j’ai passé un très bon moment, et c’est ce que j’en attendais. Je crois qu’il existe d’autres tomes en V.O plus centrés sur les autres soeurs que je lirais bien volontiers.

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[Jeunesse] Harry Potter et l’enfant maudit – J.Tiffany & J.Thorne

Gallimard Jeunesse – 341 pages

Dès 9 ans 

Dix neuf ans après la bataille de Poudlard, nous retrouvons Harry, Ron et Hermione sur le quai de la voie 9 3/4 de la gare de King’s Cross. C’est la rentrée et ils accompagnent leurs enfants pour prendre le train vers la célèbre école des sorciers. Pour Albus, fils d’Harry et Ginny, c’est une première …. et l’angoisse est profonde…l’héritage de son célèbre père ainsi que son prénom en hommage à Dumbeldore sont autant  de fardeaux difficiles à porter et il n’a pas l’expérience de James son aîné.

Heureusement il n’est pas seul, mais saura t-il prendre les bonnes décisions..?

 

Je pense que peu d’entre vous seront passés à côté du phénomène Harry Potter, même sans avoir lu ou vu la saga, ce nom vous est forcément familier. Je l’ai lu il y a quelques temps, vu les films aussi. J’ai été très curieuse de découvrir le texte de la pièce de théâtre, car sans être une Potterhead (pas assez calée malheureusement), j’aime beaucoup les personnages et l’univers crée par J.K Rowling.

Comme vous le savez, j’attends toujours un moment avant de lire un livre qui fait un tel buzz, et j’ai évité de lire des avis. La seule information qui me semble absolument nécessaire de savoir, et qui a été vraiment importante durant ma lecture : prendre ce texte comme une fan fiction et surtout pas comme un tome 8 . Et effectivement, c’est comme ça qu’il faut l’aborder sous peine d’être extrêmement déçu. Alors qu’ainsi, on a le plaisir de retrouver les personnages tout en sachant que le texte a été validé par l’auteur de la saga, J.K Rowling.

De l’histoire je ne dirais rien, trop de risques de vous dévoiler un élément, mais honnêtement l’angle était plutôt bien vu et on retrouve des problématiques actuelles, notamment dans les relations père-fils parfois difficiles, surtout quand le premier est une véritable « star » et qu’on est forcément attendu au tournant. Il y a également le problème de la confiance en soi , difficile à l’adolescence et puis le fait d’assumer ses choix…tenter de réparer ses erreurs…

Donc , pour moi cette lecture a été plutôt agréable, malgré le fait que je déteste lire le théâtre (mes yeux sautent des lignes et je loupe les informations de mise en scène, pire je ne sais pas qui parle car je saute les noms des personnages) . Heureusement ici la mise en page est plutôt bien faite et ça m’a beaucoup aidé à suivre .

Alors évidement, on est  vraiment loin de la saga d’origine, on ne va pas se le cacher, mais c’était plutôt sympa de repasser un peu de temps avec Harry, Hermione et Ron, ainsi que leurs enfants et de découvrir leurs vies 19 ans plus tard. Un très bon moment pour moi, mais attention : puristes et fans, vous pourriez être déçus.

Catégorie Personne Célèbre

[Jeunesse/YA] Ne retournez jamais chez une fille du passé – Nathalie Stragier

 

Pénélope est de retour au Moyen-Age tardif un an plus tard afin de voir si Andrea et sa famille vont bien. Justes quelques minutes…qui vont s’éterniser quand elle se rend compte qu’elle ne parvient pas à repartir… Pas d’autre choix que de retourner chez Andrea qui l’accueille bien évidemment.

 Alors qu’elle se verrait bien rester un peu plus longtemps que prévu, goûtant aux joies de l’adolescence de notre époque une terrible nouvelle tombe …. elle aurait fait une erreur.. sa précédente intervention l’an passé n’aurait rien  réglé…. 

 

J’avais beaucoup aimé le premier tome de cette série : Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous . A l’époque je ne savais pas encore que ce serait une trilogie mais je me doutais qu’il y aurait une suite. Quand j’ai su qu’il y aurait un troisième tome en 2017 j’ai retardé le plus possible la lecture de celui-ci pour ne pas avoir à attendre trop longtemps, d’ailleurs il sort bientôt .

Dans ce tome, la narratrice change. Il ne s’agit plus d’Andrea mais de Pénélope. J’ai beaucoup aimé l’idée, nous voici désormais du point de vue de la voyageuse. Un an après être rentrée, Pénélope se demande comment va la famille d’Andrea. Ont-elles bien réussi à éviter le désastre ? Son amie lui manque …et puis Pierrick un peu aussi ;-)…

Un petit aller retour dans le passé, très rapide, juste histoire de voir comment ils vont… ça ne fera de mal à personne. Et puis personne ne sera au courant.. Sauf qu’une fois revenue dans le passé, impossible de faire machine arrière…elle est coincée en 2020 et n’a donc d’autre choix que de retourner chez Andrea.

Ses premières observations semblent confirmer que tout va bien.  Elle se verrait bien prolonger un peu son séjour, surtout après sa rencontre avec deux nouveaux personnages : Antares et Vigdis qui vont prendre une grande importance dans son existence . Or on ne peut pas être passer à côté du fait qu’elle avait repris sa vie en 2171 tout à fait normalement, comme elle l’avait laissée … Y aurait il une histoire de dimension différente dans ce voyage temporel ??? En changeant le passé elle aurait du changer le futur ! En fait ce qu’on l’on craint arrive…mais pourquoi ce décalage historique ??? Pénélope n’aurait-elle pas encore laissé son esprit vagabonder lors de ses cours d’histoire, confondant quelque peu les dates ?

Une véritable course contre la montre s’engage pour Pénélope qui commence à apprécier la présence des hommes sur la Terre . Elle encaisse difficilement, cette nouvelle est terrible. Elle avait pourtant fait le nécessaire un an plus tôt.. que s’est-il passé ??

 

J’ai vraiment beaucoup aimé retrouver Pénélope et Andrea. Le fait d’être dans la tête de la première  cette fois m’a beaucoup plu. On garde les même ingrédients : humour, amitié, réflexion, suspense … mais on change de point de vue. Je me doutais bien que quelque chose avait cafouillé vu que le futur n’avait pas changé mais je n’avais pas pensé à ça. J’ai bien aimé également les nouveaux personnages, qui apportent une nouvelle dimension à l’histoire et j’ai vraiment très très hâte de lire la suite (elle arrive très bientôt !!!!!) car Nathalie Stragier nous a écrit une fin que je n’avais pas vu venir… Oh que j’ai bien fait d’attendre pour lire ce tome 2 !!! ;-

 

[Jeunesse/YA] Les Chevaliers d’Antares- T1 : Descente aux enfers – Anne Robillard

Du grand continent d’Alnilam dont les treize royaumes vivaient en paix, dans une grande sécurité et une grande cordialité, il ne reste que tristesse et désolation. Toute l’année durant, une armée terrifiante de guerrier mi-homme mi scorpion ravage les villages tuant tout le monde sur son passage. 4 armées de Chevaliers ont été créées pour les combattre mais malgré leurs efforts, l’ennemi semble toujours plus fort, ne leur laissant qu’un répit de 2 mois par an dont nul ne comprend la raison.

Sierra est la commandante des Chevaliers d’Antares et mène ses guerriers de main de maître mais cela n’est pas suffisant. Un jour un homme est découvert et arrêté par ses hommes. Wellan prétend être un chevalier lui aussi, et qu’il serait tombé dans un vortex depuis un monde parallèle…

 

 

Ma dernière (et première) lecture d’Anne Robillard « Le retour de l’oiseau tonnerre » ne m’avait pas convaincue. Mais ses sagas ont un tel succès que je ne voulais pas en rester là avec elle. Celle des Chevaliers d’Antares se présente comme la suite des Chevaliers d’Emeraude et des Héritiers d’Enkidiev, soit 24 tomes à elles deux et qui eu ont un succès phénoménal … C’était l’occasion rêvée de retenter le coup, surtout qu’il n’est pas nécessaire de les avoir lu pour profiter de celui ci (bon même si c’est sûrement un plus évidemment)

Ce qui me frappe d’emblée dans ce roman, c’est la place faite aux femmes. Les hommes ne sont pas pour autant diminués, on peut parler d’égalité ici. L’héroïne principale : Sierra, est la fille adoptive d’Audax, le précédent chef des chevaliers aujourd’hui disparu et n’a rien à lui envier. Plusieurs femmes font aussi partie du commandement. Wellan pourrait parfaitement s’échapper car il possède plusieurs pouvoirs propres aux Chevaliers d’Emeraude, mais il préfère rester en prison et gagner la confiance de Sierra. Ne sachant comment retourner dans son monde c’est sans doute la solution la plus sage pour espérer trouver une solution.

J’ai été surprise de découvrir que le monde de Chevaliers d’Antares était pourvu du confort moderne. Electricité, ascenseurs… ce qui surprend beaucoup Wellan qui vient lui d’un univers plus médiéval . J’ai eu d’ailleurs parfois un peu de mal à m’imaginer cet univers qui me semblait anachronique, c’était bizarre.

A peu près au milieu du récit, nous partons pour l’île de Gaellans, à l’autre bout d’Alnilam, où se cache des yeux des humains une colonie d’hommes oiseaux, des dieux ailés autrefois décimés par des sorciers. Ils vivent dans la peur entretenue par des légendes terrifiantes racontées par les pères à leurs enfants. Vivons cachés pour survivre et surtout il est formellement prohibé d’aller sur l’île interdite, porteuse d’un grand danger. Mais pour Kiev, jeune adolescent plein de fougue, trop de questions le turlupine et ce qu’il découvrira sera terrible… Au même moment un homme tombe du ciel….mais lui n’a pas d’aile.

J’ai eu l’impression ici de partir dans un autre univers : on trouve des dieux, des sorciers…. je ne comprenais pas bien le lien jusqu’à l’arrivée de l’étranger.

J’avoue que j’ai mis du temps à rentrer dans ce livre et que je ne voyais pas bien où on allait, mais maintenant que c’est terminé je vois que l’auteur a habilement posé les éléments pour la suite. Mais il faut suivre quand on n’est pas habitué à ce genre littéraire . Sans être un gros pavé, c’est un premier tome très riche en événements ainsi que par son univers . J’avoue qu’à ce jour je ne sais pas encore si je lirai la suite, me connaissant c’est probable, mais je sors de ma zone de confort, il faudra bien choisir mon moment de lecture.

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