Mystère rue des Saints-Pères – Claude Izner

J’avais ce livre depuis très longtemps dans ma bibliothèque, il en est enfin sorti grâce au Challenge Petit Bac d’Enna car je cherchais un titre comprenant une personne célèbre et en plus il entre également dans les Challenges  Thrillers et Polars de Liliba, Histoire de Lynnae et Polar historique de Samlor 😉

10/18 - 283 pages

10/18 – 283 pages

En cette fin de XIXe siècle qui voit se dérouler l’Exposition Universelle à Paris avec sa vedette la Tour Eiffel, Victor Legris, libraire de son état, se rend au premier étage de cette dernière afin d’y retrouver son associé Kenji Mori et son ami Marius Bonnet qui vient de lancer le journal « Le Passe-Partout ». Mais ils ont à peine le temps de commencer à discuter qu’un événement tragique se produit : une femme vient de mourir suite à une piqûre qui ressemble fort à celle d’une abeille.

Malheureusement, cette femme n’était ni la première, ni la dernière. Victor, un peu perturbé par le charme de la jolie Tasha, illustratrice pour l’exposition au « Passe-Partout », s’improvise détective et tente de comprendre ce qui se passe…

En général, je suis plutôt fan de la collection Grands Détectives de 10/18 car les enquêteurs ne sont pas des policiers. Bien évidemment Victor Legris étant libraire, il ne pouvait que m’intéresser et j’ai plutôt bien aimé ce personnage et ce roman. J’ai vraiment eu l’impression de me promener dans l’exposition universelle, au milieu des pavillons coloniaux. Mes grands-parents avaient gardé des Illustrés qui dataient de l’époque où on retrouvait de superbes reproductions, donc il m’a été facile de mettre des images sur le texte.

Le duo Victor – Kenji est assez étonnant. Kenji a un rôle plutôt paternel, il veille sur Victor depuis la mort de sa mère quand il avait 12 ans, mais son coté asiatique (il est Japonais) le rend un peu mystérieux et ses agissements sont parfois suspects. Victor est plus impulsif, il fait parfois des conclusions un peu rapides, tout perturbé qu’il est par Tasha. Mais finalement aurait-elle quelque chose  à voir avec cette affaire ?

Une lecture très agréable aussi par ce que les auteurs (Claude Izner étant le pseudonyme de deux sœurs : Liliane Korb et Laurence Lefèvre) prennent le temps de nous faire découvrir les lieux traversés par nos héros. L’Exposition elle même devient un personnage et on croise des personnalités de l’époque comme Anatole France et Gustave Eiffel. Il y a également de l’humour, notamment grâce à Kenji qui a une façon toute personnelle d’accueillir certaines clientes…en disparaissant !

Je lirais volontiers les prochaines aventures de Victor Legris afin de retrouver cette ambiance parisienne toute particulière de la fin du XIXème siècle, en espérant glaner au fil des tomes quelques informations sur le passé de Victor et Kenji.

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Catégorie Personne connue

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C’est ici que l’on se quitte – Jonathan Tropper

Voici typiquement le genre de livre que j’aime bien lire de temps a autres. Meme si on retrouve toujours les memes ingredients, la sauce prend a chaque fois  avec moi.

10/18 - 389 pages

« Qu’y a-t-il de pire que d’enterrer son père ? Réponse : passer la semaine qui suit enfermé avec sa propre famille de dingues… Morton Foxman s’en est allé. Mais avant de mourir, il a exprimé une dernière volonté : que sa famille célèbre la shiv’ah. Sept jours de deuil, ensemble, sous le même toit. Une perspective peu réjouissante pour ce clan qui ne s’est pas retrouvé ainsi réuni depuis… depuis quand déjà? Judd, qui nage en pleine déprime après avoir découvert sa femme en flagrant délit d’adultère, s’apprête à vivre ce qui pourrait être la pire semaine de sa vie. Il rejoint sa mère, aux talons et décolleté vertigineux; sa soeur Wendy accompagnée de ses gosses hyperactifs et de son mari continuellement scotché à son BlackBerry; son frère aîné, Paul, atrabilaire, et sa charmante épouse, avec qui Judd a pris un peu de bon temps par le passé; et enfin Phillip, le vilain petit canard, qui se fait aussi rare que discret sur ses activités… Des caractères diamétralement opposés contraints de cohabiter pendant sept jours et sept nuits. Les non-dits, les rancoeurs couvent. Et chacun de prendre sur lui pour ne pas péter les plombs. Famille, je vous hais! Heureusement, il y en a au moins un qui n’est plus là pour voir ça.. »

Comme je le disais en introduction, on retrouve souvent le meme theme chez Jonathan Tropper : un trentenaire et ses relations familiales. Le sujet doit etre sensible chez l’auteur. Etonnement ce n’est jamais le meme livre, mais il est imperatif a mon avis d’espacer ses lectures sous peine de se lasser.

Ce roman est construit sur 7 jours, les 7 jours de la Shiv’ah (tradition juive après un deces : la famille se retrouve pendant 7 jours pour recevoir les condoleances et prier, pour schematiser )

Le narrateur, Judd, se retrouve ainsi dans la maison de son enfance avec sa mere, ses frères et soeurs, leurs conjoints et leurs enfants. Son moral etait déjà au plus bas, apres avoir decouvert que sa femme le trompait avec son patron, mais le deces de son pere et la perspective de passer une semaine dans sa famille le plonge encore plus dans la deprime. Et evidemment cette semaine sera le theatre de clashs, reglements de comptes, cris et autres pleurs, mais aussi un formidable moyen de se retrouver, de se parler , enfin..

C’est un livre que j’ai vraiment bien apprecie. Beaucoup d’emotions s’entrechoquent : les rencoeurs du passé, les souvenirs d’enfance, les nons-dits, la realite de la vie d’adulte…

C’est drole, touchant, emouvant, tres symptomatique de notre époque et tres americain. J’ai passé un excellent moment aupres de cette famille.

 
Lu dans le cadre du challenge :

La conjuration des imbeciles – John Kennedy Toole

Livre choisi lors du club de lecture. Il y avait un avis positif et un avis negatif…voici le mien 

448 pages - 10/18

« Écrit au début des années soixante par un jeune inconnu qui devait se suicider en 1969, à l’âge de trente-deux ans, parce qu’il se croyait un écrivain raté, La Conjuration des imbéciles n’a été éditée qu’en 1980. Le plus drôle dans cette histoire, pour peu qu’on goûte l’humour noir, c’est qu’aussitôt publié, le roman a connu un immense succès outre-Atlantique et s’est vu couronné en 1981 par le prestigieux prix Pulitzer. Une façon pour les Américains de démentir à retardement le pied de nez posthume que leur adressait l’écrivain, plaçant en exergue à son livre cette citation de Swift: « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » » – Bernard Le Saux, Le Matin

Complique de chroniquer ce livre, j’ai un peu l’impression d’avoir rencontre un OLNI (Objet litteraire non identifie). Je ne sais pas par ou commencer.

Ignatus Reilly a 30 ans et vit encore chez sa mere. Il est gros, hypocondriaque, egocentrique, faineant, certainement intelligent… On l’imagine sale malgre les heures passees dans son bain. Il est habille comme un sac et traite tout le monde comme des imbeciles, en particulier sa mere avec laquelle il est odieux.

Il passe ses journees a ecrire une sorte de biographie amelioree sur des cahiers “big chief” ou il nous expose sa version du monde, jusqu’au jour ou suite a un accident de voiture, il doit aller travailler pour aider sa mere a rembourser les degats.

Persuade d’etre quelqu’un de superieur, il accumule les idioties et s’en sort toujours sans une egratignure tant il arrive a manipuler les gens.

Il faut dire qu’il est entoure de toute une flopee de personnages plus ou moins stupides (a croire qu’ils se sont tous regroupes dans ce coin de Nouvelle-Orleans des annees 60) ; caricatures de tous les cliches de l’epoque : la feministe, les homos, le flic , l’homme d’affaire, sa femme, les noirs, les prostituees etc..

Tout le monde y passe et personne ne s’en sort grandi..

Je suis partagee sur ce livre. J’ai voulu le lacher plusieurs fois et puis je le reprenais quand meme (tiens decidemment c’est une mode chez moi en ce moment).

Ignatus est un personage que l’on ne peut que detester tant il est odieux. Mais il m’a bien fait rire, ainsi que les autres par leur bêtise ahurissante (Ils se sont tous retrouves la !)

J’avoue que je ne dirais pas que ce livre est genial, il est plutot surprenant . Le Pulizer me semble exagere, mais bon….

J’ai quand meme une impression d’inacheve, de mal fini . D’abord avec le prof de fac : on ne va pas vraiment jusqu’au bout, donc je n’ai pas bien compris pourquoi il en parlait, ou alors j’ai loupe un truc 😉

Et puis la fin m’a laissee sur….ma faim. Franchement on ne peut pas finir un tel livre comme ca, c’est bacle.

Je pense vraiment (mais ca n’engage que moi ) que si JK Toole avait ete edite de son vivant, ces deux points auraient certainement ete retravailles.

Pour conclure, un livre etonnant, bizarre, drole, cliche, dejante : a essayer 😉

Livre lu dans le cadre du challenge : 

Haute Fidelite – Nick Hornby

Mais pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour relire un Nick Hornby ? J’en ai plusieurs dans ma PAL et je les gardais, certaine de passer un bon moment en les lisant… Bon c’est bien , mais il faut les lire a un moment !! C’est chose faite et je ne regrette vraiment pas.

10/18 – 256 pages

« Rob, propriétaire d’une boutique de vinyles à Londres, vient de se faire plaquer par sa copine. À trente ans passés, il doit se rendre à l’évidence : s’il maîtrise sur le bout des doigts le répertoire de Bob Dylan, il n’a jamais rien compris aux femmes. Lui qui a toujours tout sacrifié sur l’autel du rock, serait-il passé à côté de l’essentiel ? Pour comprendre, ce sempiternel adolescent commence à faire la liste de ses amours passées… Depuis son premier flirt autour d’un bac à sable à cette nuit avec une chanteuse country, Rob dresse le « chart » de ses ruptures les plus déprimantes et une compilation désopilante des états d’âme de l’homme moderne. « 

Je me suis assez amusée a la lecture de ce livre. Rob est vraiment un looser, mais en meme temps il est assez attachant. Plus secoue qu’il ne veut bien le faire croire par le départ de Laura, il dresse un bilan de ses ruptures. Amateur de Tops 5 en tous genres, c’est par ce moyen qu’il decide de classer les plus marquantes et pense trouver le pourquoi de son incapacité a faire durer une relation en recontactant ses ex…

Il est touchant, drôle (enfin a ses dépends), un peu pathétique…mais cette « quete » finalement le fera grandir.

Inondee de references musicales qui m’ont fait replonger dans mon adolescence, j’ai passe un très bon moment avec tous les personnages du roman (certains méritent le détour). Encore une fois Nick Hornby manie l’humour de façon bien particulière pour finalement mettre le doigt sur les fêlures des ses personnages et appuyer la ou ca fait mal pour les faire avancer. J’avais déjà apprecie cela dans «A propos d’un gamin» et «Juliet, Naked ».

PS : Rob, tu me ferais une petite cassette ??