Constance – Rosie Thomas

 

 

Constance, surnommée Connie, a quitté l’Angleterre pour Bali il y a de nombreuses années déjà, besoin de partir au plus loin de celui qui lui a causé un terrible chagrin d’amour. Mais quand sa soeur Jeanette l’appelle pour l’informer de sa maladie et de sa mort prochaine, Connie prend le premier avion pour Londres afin la retrouver… quitte à rouvrir des plaies qu’elle met tant d’acharnement à tenter de refermer depuis des années…

 

 

J’aime beaucoup les histoires de famille, les relations entre soeurs plus particulièrement. Ici nous rencontrons Constance, abandonnée bébé et adoptée par Hilda et Tony Thorn. Elle est totalement différente de sa soeur Jeanette, atteinte de surdité. Ce n’est qu’au décès de son père qu’elle apprend par hasard qu’elle n’est pas leur fille naturelle.

Jeanette se débrouille plutôt bien malgré son handicap. Elle épouse l’homme qu’elle aime Bill et a un petit garçon avec lui : Noah. Si tout semble bien aller pour elle, c’est différent pour Connie qui ne s’est jamais vraiment sentie à sa place. La découverte de son adoption venant renforcer ce malaise. Et puis en grandissant elle se découvre des sentiments très profonds pour son beau-frère, qu’elle ne laisse pas indifférent non plus.

Une fois adulte, pour éviter cette situation impossible, Connie choisit la fuite . Douée dans son domaine : la musique, elle vit très confortablement grâce à l’énorme succès d’une de ses compositions et surtout très loin de Londres.

Un jour Jeanette l’appelle pour lui annoncer sa maladie, ces quelques mois qui lui restent à vivre. Alors Connie quitte Bali immédiatement pour rentrer en Angleterre et malgré toutes les rancoeurs, elle veut passer le plus de temps possible avec elle.

 

Dans l’ensemble, j’ai plutôt bien aimé cette histoire. On navigue entre le passé et le présent, comprenant au fur et à mesure qui est Connie. On ne parvient pas à la détester, alors qu’on pourrait facilement la classer dans la case voleuse de mari ; le mari de sa soeur handicapée qui plus est… Non, parce qu’elle souffre terriblement de cette situation et malgré les années elle ne parvient pas à oublier Bill. Elle l’aime vraiment et a préféré s’exiler le plus loin possible, même si finalement les kilomètres ne résolvent pas tout, loin de là…

C’est une histoire autour de non-dits, de secrets, de quiproquos et de jalousie ; une histoire d’amour interdite, mais aussi une histoire de soeurs que tout oppose et qui vont enfin se parler, tenter de se comprendre alors que l’inéluctable approche à grand pas.

J’ai beaucoup aimé les descriptions en général, Bali en particulier, par contre je n’ai pas forcément apprécié l’histoire autour de Roxana. Si le sujet de l’immigrée clandestine pouvait être une bonne idée, j’ai trouvé ici quelques clichés qui m’ont gênés dans ma lecture et détournés du sujet principal sans rien lui apporter.

Cependant cela reste une belle histoire et j’ai passé un excellent moment avec Connie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les filles de l’été – Mary Alice Monroe

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Alors que Marietta Muir s’apprête à fêter ses 80 ans, elle fait le triste constat que ses petites filles autrefois si soudées et heureuses de se retrouver l’été autour d’elle dans la maison familiale de Sea Breeze en Caroline du Nord, n’ont plus grand chose en commun et ne viennent presque plus la voir. Elle fait le pari fou de les réunir une dernière fois cet été toutes les trois, pendant 3 mois. Carson, Dora et Harper acceptent de passer quelques jours auprès de leur Mamaw pour son anniversaire, quelques jours qui changeront peut être tout…

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Une grand-mère, trois soeurs, une maison de famille, des souvenirs, une invitation sous forme d’ultimatum à venir passer l’été à Sea Breeze… voilà pour l’essentiel.

Carson, Dora et Harper ont deux choses en commun : leur père Parker et leur grand-mère Mamaw. Et c’est tout. Nées de trois mères différentes, elles sont complètement à l’opposé les unes des autres. Pour résumer, Parker était un artiste qui se disait écrivain, mais n’en avait pas le talent même s’il cachait bien son jeu. Il était surtout un alcoolique invétéré. Très complices petites, Mamaw se désespère de les voir aujourd’hui si éloignées et tente le tout pour le tout afin les réunir.

Dora est l’aînée. Elle qui semblait avoir réussi sa vie de famille est en plein divorce. Son ex lui reprochant de s’occuper exclusivement de leur fils Nate, autiste, au détriment de leur vie de couple. Vivant en Caroline du Sud, soit assez près finalement, elle est celle qui vient le plus régulièrement. Ayant besoin d’un break, elle décide de se rendre à Sea Breeze pour une semaine, avec Nate évidement.

Carson vit à Los Angeles où elle travaille sur une série télé. Cette dernière est arrêtée sans préavis, et Carson se retrouve donc sans travail et à cours d’argent. Elle prend l’invitation de Mamaw comme une aubaine, lâche son appartement, met toutes ses affaires dans sa voiture et traverse le pays, espérant recevoir une offre de travail rapidement. En attendant elle accepte un poste de serveuse à Sea Breeze .

Le roman est centré sur elle. On découvre ses blessures profondes et la terrible tragédie qui a emporté sa mère. A peine débarquée sur la côte Est elle est sauvé d’un requin par un dauphin lors d’une séance de surf. Elle développe alors une relation très particulière avec ce dernier malgré les mises en garde d’un charmant océanographe .

Enfin, Harper est la petite dernière. Elle accepte de venir juste pour un week-end, trop de travail… Elle est l’assistante personnelle de sa mère, une femme froide et insensible qui déteste la famille de son ex-mari et n’est pas sans rappeler Miranda dans le « Diable s’habille en Prada ».

Ces quelques jours feront office de thérapie pour les filles :  l’air de la mer ? L’amour familial ? Le lien de sang qui malgré tout les unie ? Elles portent toutes les trois un lourd héritage, pas très glorieux, mais Mamaw qui se sent responsable de l’échec de l’éducation de son fils , et de ses petites filles par extension, veut essayer d’arranger les choses car elle connaît la part de positif dans chacune d’elles et elle les aime plus que tout.

Enfin les langues se délient, enfin les rencœurs sont mises à jour, enfin les filles se parlent….enfin elles ont une chance de se comprendre après tant d’années de quiproquos et de non-dits, y arriveront-elles ?

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J’ai vraiment aimé cette histoire. Un vrai roman feel-good où on s’attache aux personnages qu’on aimerait connaître. Il se lit tout seul, et on voudrait qu’il ne s’arrête jamais. Alors évidemment il y a quelques petits éléments prévisibles, mais aussi quelques surprises. En tout cas j’ai passé un très bon moment, et c’est ce que j’en attendais. Je crois qu’il existe d’autres tomes en V.O plus centrés sur les autres soeurs que je lirais bien volontiers.

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