[Jeunesse] Le Noëlosaure -Tom Fletcher

 

Dès 9 ans

 

« Oubliez tout ce que vous savez sur le pôle Nord. Coupez-vous une généreuse part de pain d’épices, installez-vous au coin du feu, et préparez-vous à rencontrer :

un garçon nommé William Molleroue ;

son père, M. Bob Molleroue ;

le Père Noël (le vrai !) ;

un elfe du nom de Trompnez ;

Brenda Gassante, la fille la plus méchante de l’école (voire du monde entier) ;

un bien vilain bonhomme qui se fait appeler le Chasseur ;

et le dinosaure le moins ordinaire qui soit… »

 

 

Voici le roman jeunesse parfait pour ce Noël. Je  l’ai refermé avec un sourire aux lèvres, c’est une très jolie histoire, originale et magique.

William est un petit garçon qui n’a pas eu de chance. Il a perdu sa maman et est resté paralysé suite à un accident de voiture. Cependant il a un papa terriblement optimiste, un peu original, mais totalement fan de Noël dont il célèbre l’esprit à sa façon tout au long de l’année. Chaque jour qui l’éloigne de Noël, le rapproche du Noël suivant.

William a une passion : les dinosaures…Il les connaît par coeur, sa chambre est remplie de répliques, posters ou livres sur le sujet. Il peut d’ailleurs assouvir sa passion grâce à son papa qui travaille au musée et lui permet de venir autant qu’il le souhaite regarder les squelettes de ces créatures fascinantes.

Cette fin d’année est un peu difficile pour lui car une nouvelle vient d’arriver dans sa classe : Brenda Gassante. Véritable peste, elle fait de William son souffre douleur, éloignant de lui tous ses amis. C’est donc le moral en berne qu’il fait sa lettre au Père Noël Et que demande t’il ?…un dinosaure…

 

A l’autre bout de la planète, du côté du Pôle Nord, nous découvrons le pays du Père Noël avec ses gourmandises et ses lutins chantants. Quelle n’est pas leur surprise lorsqu’ils découvrent un oeuf bizarroïde…d’où sort juste avant Noël : un dinosaure, un vrai !!!! Aussitôt baptisé Noëlosaure il devient la mascotte du Pôle. Mais lui aussi se sent bien seul malgré toute l’attention que lui portent les lutins.

 

Par un fâcheux (ou peut être bien heureux) concours de circonstances le Noëlausore se retrouve dans le salon de William et débute alors une aventure rocambolesque avec un affreux chasseur aigri qui espère depuis des années accrocher la tête d’un rennes magiques du Père Noël sur son mur comme trophée et qui manque s’évanouir de bonheur lorsqu’il découvre l’existence du Noëlausore. S’en suit une course poursuite détonante qui conduira William au delà de ce qu’il aurait pu imaginer.

 

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman. D’abord le livre en lui même est superbe. Les illustrations de Shane Devries sont absolument magnifiques, la typographie ajoute du corps au récit et l’histoire véhicule des bonnes ondes, tout à fait dans l’esprit de Noël sans être « cucul la praline » . De plus Tom Fletcher réussi à mettre des touches d’humour parfaitement dosées soit dans le récit lui même soit en jouant avec les mots.

Alors évidement il y a une morale, le vilain méchant ne s’en tire pas à si bon compte et la fin est un petit peu prévisible, mais qu’importe : j’avais à nouveau l’âge de mon lutin et la magie m’a emportée. J’étais totalement transportée auprès d’eux au milieu de la neige et je peux vous dire que le challenge est difficile vu qu’il fait encore 25 degrés par ici…

Je l’ai bien évidement immédiatement mis dans les mains de mon P’tit Loup grand fan de dinosaures et il adore ! Alors n’hésitez pas offrez le à vos loulous, mais surtout, prenez le temps de le lire vous aussi…

 

 

 

https://mutietseslivres.com/2017/10/01/challenge-jeunesse-young-adult-7/

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[Jeunesse/Young Adult] Darryl Ouvremonde – Oliver Péru

 

 

Darryl est un jeune garçon de 14 ans, un peu particulier. Le jour c’est un lycéen lambda qui vit à Montréal avec son grand frère Sam qui l’élève depuis la mort de leurs parents . Mais la nuit il s’évade dans l’Ouvremonde grâce à une montre-boussole qui lui permet de trouver des Glyphes, sorte de portes spatio-temporelles. Là-bas il y est apprenti journalyste (non pas de faute 😉 ) pour « le Veilleur » aux côtés de son maître Tortup. Plongés au coeur d’une enquête, ce qu’ils vont découvrir est au delà de l’imaginable…

 

 

 

 

Je dois dire que ce roman ne m’a pas laissée indifférente et ce pour plusieurs raisons. D’abord c’est un beau pavé ! Ensuite il est magnifiquement illustré. Plusieurs dessinateurs ont pris part au projet et je dois dire que le rendu est vraiment incroyable . Ça ajoute vraiment un énorme plus, surtout dans les parties de fantasy, de fantastique. Malgré des descriptions très précises, j’apprécie de découvrir en dessins les paysages d’un univers fictif, de ses personnages et ici de ses créatures fantastiques.

Ensuite, il faut savoir que lorsqu’on entre dans ce roman, c’est tout un univers qu’il faut s’approprier. Nous naviguons entre le monde réel (Monde Gris), Kælatt (Ouvremonde) et le monde noir sur lequel règne le Bouc Roy (alias le Diable en personne).

J’ai mis un bon moment (plus d’une semaine) à le lire car l’univers est vraiment très riche et que j’ai pris mon temps . Et aussi parce qu’il fait presque 570 pages, plutôt denses !! Je ne voulais pas louper d’éléments importants. Je ne suis pas une habituée de fantasy ou de fantastique, je dois apprivoiser le genre.

Ce qui m’a plu par dessus tout c’est le choix des personnages principaux dont l’amitié, la loyauté et le courage sont les moteurs. Darryl mène une double vie depuis deux ans, faisant bien attention de préserver son frère . Sa capacité à passer d’un monde à l’autre fait de lui un transfuge . Il rêve de devenir journalyste (oui dans l’Ouvremonde le Y remplace le I, et le phrasé change un peu ) et il suit scrupuleusement les conseils de son maître Tortup. C’est d’ailleurs au cours d’une enquête que tout va basculer…  Il a une personnalité vraiment attachante.

En parallèle, nous suivons Dean et Julianne dans la ville de Salem (Massachussets). Je pense que ce sont les parties avec ces deux là que j’ai préféré, mais je n’en dirais pas plus pour ne rien dévoiler.

Il y a également une foule d’autres personnages tous aussi courageux les uns que les autres à leurs côtés, aussi bien copains d’école à Salem, qu’adultes d’Ouvremonde . Nous faisons connaissance avec les Poulpiquets (entre le lutin et le Korrigan), dont l’irrésistible Languetordue qui porte parfaitement bien son nom, mais aussi des créatures étonnantes comme les Vifbyrds, oiseaux bien particuliers, des animaux sauvages ou des créatures mythiques inquiétantes comme des hommes-araignées ainsi que les terrifiants Chevaliers de l’Apocalypse……

 

A travers ces différents univers et protagonistes, Oliver Peru parvient parfaitement bien à nous emmener dans son intrigue et malgré un univers assez noir j’ai vraiment apprécié ma lecture, ce qui n’était pas gagné d’avance car j’étais très loin de ma zone de confort. Mais j’ai trouvé ça très original et différent (de ce dont j’ai l’habitude) . L’enquête de Darryl se mue en véritable Quête et le dénouement est à la hauteur de l’ensemble de l’ouvrage.

Pour conclure ce fut une lecture assez fascinante, un univers incroyablement riche et une histoire extrêmement bien menée. Les amateurs du genre vont se régaler.

 

https://mutietseslivres.com/2017/10/01/challenge-jeunesse-young-adult-7/

 

Motel Lorraine – Brigitte Pilote

 

Fuyant le Canada,  Sonia s’installe avec ses deux filles au Motel Lorraine à Memphis en plein festival du coton, dans la seule chambre encore disponible dans la ville : celle qui a vu Martin Luter King se faire assassiner presque une décennie plus tôt et qui reste depuis inoccupée. Vivant de quelques maigres revenus obtenus en disant la bonne aventure, elle reste cloîtrée dans sa chambre, coincé par son corps obèse et un diabète handicapant. Ses filles, très différentes l’une de l’autre, tentent de trouver leur place et rêvent elles aussi d’un nouveau départ.

 

Dans ce petit roman polyphonique, nous croisons une foule de personnages qui on tous un lien plus ou moins serré avec le Motel Lorraine. Clients, femme de chambre, voisins gravitent autour de ce lieu tristement connu dans une région encore marquée par la ségrégation et son passé esclavagiste en cette fin des années 70.

Sonia a fui le Canada, on ne sait trop pourquoi emmenant dans son sillage ses deux filles, Louisiane et Georgia. Obèse et malade, elle gagne trois sous en lisant les cartes depuis sa chambre d’hôtel. Louisiane, par contradiction s’affame et rêve d’indépendance en côtoyant Lonzie, ancien taulard devenu assistant du photographe chargé de trouver la nouvelle « reine » du festival du coton. Peu importe, tant qu’elle peut s’éloigner de sa mère et regarder la télévision. Georgia, la plus jeune, est une enfant joyeuse, qui adore chanter. C’est naturellement vers une chorale qu’elle va se tourner pour occuper ses journées, espérant pouvoir chanter au fameux récital de Brown Chapel Church.

Jacqueline est femme de chambre, depuis toujours. Elle connait parfaitement le Motel Lorraine dont elle est quelque part la mémoire. Elle s’attache aux petites et c’est essentiellement par elle que nous découvrons l’historique de ce lieu.

 

Petit roman donc, construit en cours chapitres faisant alterner les protagonistes et les flashs-back, et nous amenant petit à petit à comprendre l’intrigue. On navigue entre l’époque où le Pasteur King s’est fait tuer et le même lieu 10 ans plus tard. La place du festival du coton et du récital est primordiale dans le récit .

J’ai bien aimé l’histoire, l’Histoire dans l’histoire, ainsi que certains personnages, mais malheureusement je n’ai pas réussi à m’y installer. Je pense que j’en aurais aimé plus. Il y’a beaucoup de personnages qui ont tous une place importante dans le récit car ce sont leurs destins entremêlés qui en font la trame. Même le plus secondaire d’entre eux a son importance et j’ai eu l’impression d’avoir trop d’informations sur trop peu de pages, qu’on passait de l’un à l’autre sans s’y intéresser à fond. De même pour les sujets abordés, tous très intéressants mais finalement pas assez développés à mon goût. J’adore les romans chorale et je pense que celui ci aurait eu matière à le devenir.

Une lecture mitigée dont j’espérais un peu plus ( en quantité) mais dont l’ambiance et les personnages atypiques ont su me conquérir et la fin me surprendre. Parfait si vous aimez ce style, et les romans courts.

 

Le souffle des feuilles et des promesses – Sarah McCoy

 

 

Hallie Erminie Rives est née et a grandi dans la plantation de tabac familiale de Post Oak dans le Kentucky. Jeune femme brillante au fort caractère, elle décide de se lancer dans la littérature et écrit son premier roman. Elle se rend à New York pour trouver une maison d’édition et c’est au monument de renoncer qu’un éditeur emballé lui fait signer un contrat. Elle y rencontre également un jeune journaliste, Post Weeler avec qui le courant passe immédiatement : intelligent, féru de littérature, ce pourrait être le compagnon idéal s’il n’ait pas la mauvaise habitude de disparaître sans crier gare. Vies en chassé croisé de deux jeunes intellectuels du début du 20eme siècle, dans une Amérique qui garde encore quelques stigmates de la Guerre de Sécession.

 

J’avais lu et beaucoup apprécié le précédent roman de Sarah McCoy Un parfum d’encre et de liberté et c’est donc avec un très grand plaisir que je me suis plongée dans ce dernier. Cette fois, pas d’aller-retour entre le passé et l’époque contemporaine mais une biographie romancée de l’auteur Hallie Erminie Rives et du journaliste Post Wheeler. Honnêtement je ne connaissais pas du tout ces deux personnages mais il semblerait qu’ils aient marqué leur époque.

Hallie a grandi dans le Sud des Etats Unis. C’est un personnage au caractère bien affirmé qui se donne les moyens de réussir ce qu’elle entreprend. Soutenue par sa famille, elle se lance dans une carrière d’écrivain et fini par obtenir un certain succès. Sa rencontre avec le journaliste Post Wheeler, avec lequel elle s’entend à merveille mais qui manque quelque peu de stabilité, va a la fois la frustrer profondément mais également l’inspirer pour écrire.  Dans ce roman à deux voix (on alterne entre Hallie et Post) on découvre la vie plutôt romanesque bien que tout à fait réelle de ces deux personnages. Lui s’en va en Alaska, puis devient chercheur d’or avant de revenir à New York et dans le milieu de l’édition. Elle, voyage au gré de son inspiration et de ses recherches, écrivant plusieurs romans à succès dont les sujets firent beaucoup parler.

J’ai plutôt bien aimé ce roman avec lequel j’ai passé un bon moment, mais j’ai préféré le précédent. On reste tout de même dans le roman historique, genre que j’aime beaucoup, mais ici pas d’aller retour entre le présent et le passé comme je le disais plus haut, ni de parallèle entre des héroïnes de maintenant et jadis. On découvre le monde de l’édition de l’époque et comment déjà les médias pouvaient s’immiscer dans la vie privée des auteurs, interprétant à leur guise leurs faits et gestes. On découvre également comment un roman peut parfois échapper à son auteur.

J’ai particulièrement apprécié Hallie Erminie, son courage et sa détermination dans un milieu si masculin et misogyne qui n’est pas des plus simple. Elle se donne les moyens, c’est une femme vraiment très moderne pour son époque.

J’avoue que Post m’a un peu agacé par sa façon de ne jamais dire les choses. Une forme de pudeur sans doute mais quand on est face à un tempérament tel que celui d’Hallie, il ne faut pas hésiter à se botter un peu les fesses.

Sinon, encore une fois Sarah McCoy fait la part belle aux femmes. Que se soit son héroïne ou celles qu’elle côtoie. Certaines sont très modernes pour leur époque elles aussi. J’ai d’ailleurs particulièrement aimé Cora Potter ainsi que la mère de Post.

 

Voila, donc un roman qui se lit facilement, parfait si vous aimez les histoires qui s’inscrivent dans une époque, une biographie romancée parfaite pour l’été, sortie en avant première en France.

La vie enfuie de Martha K. – Angelique Barbérat

 

 

Une femme se réveille blessée et frigorifiée à l’arrière d’un camion à la frontière de l’Allemagne et de la Pologne, avec pour seul bagage un paquet de mouchoirs, un peigne et un bâton de rouge à lèvres …elle ne se souvient de rien, elle parle allemand… Ce n’est que 50 jours plus tard qu’on fait le rapprochement avec la disparition d’une femme en France. De retour chez elle, Martha, car tel est son prénom, a bien du mal à se mettre dans les pas de l’ancienne Martha. Bien qu’aillant toutes les preuves d’être bien cette femme. elle ne se reconnaît dans rien au grand désarroi de son mari. Enceinte et déjà maman d’un garçon de 10 ans, malgré quelques tensions, elle fait de son mieux au quotidien, espérant que son amnésie se dissipe…mais 3 ans plus tard c’est toujours le trou noir… jusqu’à ce qu’elle entende un nom à la radio…

 

 

J’avais plutôt bien aimé  » le moment précis où les destins s’entremêlent » que j’avais lu l’été dernier donc quand j’ai vu celui-ci je me suis dit que j’aimerais bien retourner dans l’univers de l’auteur. Je voulais quelque chose de facile à lire mais qui me ferait passer un bon moment

Nous rencontrons Martha alors qu’elle même ne sait plus qui elle est. Retrouvée à l’arrière d’un camion par deux routiers à la frontière de l’Allemagne et de la Pologne, elle est incapable de dire qui elle est ni d’où elle vient. Blessée, on la conduit en Allemagne car c’est en allemand qu’elle s’exprime instinctivement, parfaitement …

Ce n’est qu’une cinquantaine de jours plus tard que l’on comprends enfin qui elle est. Elle est française d’où la difficulté à l’identifier ; elle est mariée et maman d’un petit garçon de 10 ans. Et d’ailleurs elle est également enceinte. Elle retourne donc « chez elle », mais son amnésie est toujours aussi présente. Rien ne lui revient. On pourrait se demander si elle était bien Martha Klein, mais l’amour d’un petit garçon de 10 ans ne se fausse pas.

Il y a Martha « elle » et Martha « moi ». Ces deux femmes semblent si différentes l’une de l’autre que c’en est troublant. Pourtant son mari Philippe fait de son mieux mais c’est difficile pour la Martha d’aujourd’hui de le considérer comme son mari. Elle ne ressent pas ce qu’elle pense devoir ressentir envers lui. C’est un étranger. Et pour lui évidement il y a une grande frustration à ne pas retrouver celle qu’elle était.

Pendant trois ans elle fera le nécessaire, mais sa mémoire ne revient pas, pire elle lui joue encore des tours et Martha passe son temps à chercher ses clés ou autres objets dans la maison. Elle est suivie par une psychologue, elle relit le « dossier de sa vie », fréquente les gens qu’elle voyait avant : sa voisine Patricia, Lisa ancienne collègue de l’école où elle enseignait…elle tente de faire venir l’étincelle mais rien. A tel point qu’on se demande vraiment s’il n’y a pas une manipulation générale de tous les protagonistes de l’histoire et qu’elle n’est pas celle qu’on veut lui faire croire.

Et puis un soir elle entend un nom, et là, enfin le déclic…tout lui revient…et surtout elle comprend beaucoup de choses.

A ce moment là j’ai eu un peu l’impression de tomber dans le cliché, mais l’auteur a une faculté a vous emmener que vous ne lâchez pas le livre. Et puis finalement toute la vie de Martha avant l’accident se remet en place et évidemment on veut comprendre. Le dénouement de l’intrigue m’a surpris mais en y repensant finalement je ne suis pas vraiment étonnée, c’est bien amené.

Petit bémol pour la toute fin, autant j’adore quand un auteur prend le temps de replacer ses personnages quelques années plus tard afin que nous sachions ce qu’ils sont devenus, autant ici je n’ai pas été emballée par la façon dont elle était traitée…mais bon, c’est un détail.

 

Un roman bien fichu avec lequel j’ai passé un excellent moment et que j’ai eu du mal à poser pour faire autre chose ( heureusement mon P’tit loup était en vacances chez ses grands parents donc j’ai eu du temps à consacrer à la lecture). Essai transformé avec Angelique Barberat, dont je pense me procurer les deux précédents romans « Bertrand et Lola » et « Lola et l’apprentissage du bonheur » (à qui elle fait un clin d’oeil dans celui-ci) car j’aime décidément bien les univers qu’elle propose.

 

Catégorie Prénom

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[Jeunesse/YA] Les Chevaliers d’Antares- T1 : Descente aux enfers – Anne Robillard

Du grand continent d’Alnilam dont les treize royaumes vivaient en paix, dans une grande sécurité et une grande cordialité, il ne reste que tristesse et désolation. Toute l’année durant, une armée terrifiante de guerrier mi-homme mi scorpion ravage les villages tuant tout le monde sur son passage. 4 armées de Chevaliers ont été créées pour les combattre mais malgré leurs efforts, l’ennemi semble toujours plus fort, ne leur laissant qu’un répit de 2 mois par an dont nul ne comprend la raison.

Sierra est la commandante des Chevaliers d’Antares et mène ses guerriers de main de maître mais cela n’est pas suffisant. Un jour un homme est découvert et arrêté par ses hommes. Wellan prétend être un chevalier lui aussi, et qu’il serait tombé dans un vortex depuis un monde parallèle…

 

 

Ma dernière (et première) lecture d’Anne Robillard « Le retour de l’oiseau tonnerre » ne m’avait pas convaincue. Mais ses sagas ont un tel succès que je ne voulais pas en rester là avec elle. Celle des Chevaliers d’Antares se présente comme la suite des Chevaliers d’Emeraude et des Héritiers d’Enkidiev, soit 24 tomes à elles deux et qui eu ont un succès phénoménal … C’était l’occasion rêvée de retenter le coup, surtout qu’il n’est pas nécessaire de les avoir lu pour profiter de celui ci (bon même si c’est sûrement un plus évidemment)

Ce qui me frappe d’emblée dans ce roman, c’est la place faite aux femmes. Les hommes ne sont pas pour autant diminués, on peut parler d’égalité ici. L’héroïne principale : Sierra, est la fille adoptive d’Audax, le précédent chef des chevaliers aujourd’hui disparu et n’a rien à lui envier. Plusieurs femmes font aussi partie du commandement. Wellan pourrait parfaitement s’échapper car il possède plusieurs pouvoirs propres aux Chevaliers d’Emeraude, mais il préfère rester en prison et gagner la confiance de Sierra. Ne sachant comment retourner dans son monde c’est sans doute la solution la plus sage pour espérer trouver une solution.

J’ai été surprise de découvrir que le monde de Chevaliers d’Antares était pourvu du confort moderne. Electricité, ascenseurs… ce qui surprend beaucoup Wellan qui vient lui d’un univers plus médiéval . J’ai eu d’ailleurs parfois un peu de mal à m’imaginer cet univers qui me semblait anachronique, c’était bizarre.

A peu près au milieu du récit, nous partons pour l’île de Gaellans, à l’autre bout d’Alnilam, où se cache des yeux des humains une colonie d’hommes oiseaux, des dieux ailés autrefois décimés par des sorciers. Ils vivent dans la peur entretenue par des légendes terrifiantes racontées par les pères à leurs enfants. Vivons cachés pour survivre et surtout il est formellement prohibé d’aller sur l’île interdite, porteuse d’un grand danger. Mais pour Kiev, jeune adolescent plein de fougue, trop de questions le turlupine et ce qu’il découvrira sera terrible… Au même moment un homme tombe du ciel….mais lui n’a pas d’aile.

J’ai eu l’impression ici de partir dans un autre univers : on trouve des dieux, des sorciers…. je ne comprenais pas bien le lien jusqu’à l’arrivée de l’étranger.

J’avoue que j’ai mis du temps à rentrer dans ce livre et que je ne voyais pas bien où on allait, mais maintenant que c’est terminé je vois que l’auteur a habilement posé les éléments pour la suite. Mais il faut suivre quand on n’est pas habitué à ce genre littéraire . Sans être un gros pavé, c’est un premier tome très riche en événements ainsi que par son univers . J’avoue qu’à ce jour je ne sais pas encore si je lirai la suite, me connaissant c’est probable, mais je sors de ma zone de confort, il faudra bien choisir mon moment de lecture.

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Categorie Lieu

[Jeunesse/YA] Blue – La couleur de mes secrets – Camille Pujol

 

 

Blue est une jeune fillet de 17 ans dont la famille vient de s’installer à Toulouse après un événement que l’on devine dramatique. . Alors qu’elle fait son entrée dans un nouveau lycée et qu’elle commence à se faire de nouveaux amis, elle reçoit une lettre anonyme…son passé la rattraperait elle ?

 

Ce roman me tentait pour plusieurs raisons : le jeune âge de l’auteur, le phénomène wattpad, le sujet…et malheureusement j’ai été déçue, je ne suis malheureusement pas la cible et trop de choses m’ont gêné . C’est assez frustrant car il y a vraiment un bon potentiel. Ce n’est pas un problème de qualité d’écriture. On sent bien que c’est un premier roman et que l’auteur est jeune mais ce n’est pas un défaut. Je pense d’ailleurs qu’il plaira beaucoup aux adolescents du même âge . L’histoire sans être vraiment originale est en elle même plutôt sympa traitant de sujets très actuels qui les intéressent . On y parle d’amitié, d’amour, mais également  de choses plus graves comme la drogue, les combats clandestins , et de « corbeau »..

Le roman est assez court, mais relativement intense. Par contre j’ai vraiment eu un problème de cohérence et ce à plusieurs reprises. Plusieurs choses m’ont dérangé .  Pour commencer, un détail. J’avais beau savoir qu’on était à Toulouse, j’avais l’impression d’être aux Etats-Unis en permanence, plus précisément dans une série américaine comme il en existe plusieurs dans le milieu scolaire, où les garçons entrent dans les chambre des filles par la fenêtre en pleine nuit et ou les parents acceptent que leur fille mineure parte en week-end avec son tout nouveau petit ami (en oubliant un peu vite à mon goût les événements des derniers mois…) . Je n’arrivais pas à me défaire de ça et malgré des descriptions sur l’environnement, ce sont toujours des images d’Outre-Atlantique qui me venaient en tête. Peut être parce que beaucoup de personnages ont des noms à consonances anglo-saxonnes (pas seulement leurs prénoms) …bref bizarre.

Ensuite, Blue est plutôt un personnage agréable, mais trop d’incohérences l’entourent . Alors certe je n’ai pas vécu ce qu’elle a vécu, mais il me semblait quand même que ce genre de drame vous fait grandir plus vite, or là je la trouve parfois vraiment trop insouciante , immature, naïve . Et plusieurs choses dans son comportement sont là encore incohérentes, contradictoires… Et puis avoir des cheveux bleus, il y a quand même plus discret quand on veut se fondre dans la masse. Concernant les parents, je les trouve un peu (trop) absents après ce qui est arrivé à leur fille, mais bon, sans doute mon oeil de maman surprotectrice. Et il me semble également très étrange que le père puisse reprendre son travail. Ne sont ils pas censés changer totalement de vie ? Mais bon ça encore…

Malgré tout ça, je me suis dit que c’était quand même pas mal ficelé et que les défauts venait d’un manque d’expérience de l’auteur (et là rien de péjoratif, juste un fait), quelques éléments sont un peu tirés par les cheveux mais rien de bien grave.  Et puis arrive la fin. Pas mal du tout l’idée de la fin, on l’a pas vu venir comme ça celle là :  pour cause : c’est carrément improbable !!! impossible !!! et pour moi ça fiche par terre tout le roman. Et là je le referme en me disant : « mais enfin pourquoi  ??????  » Quel dommage.

Un roman plutôt sympa donc qui plaira certainement beaucoup aux adolescents comme je le disais plus haut, à condition de ne pas être trop regardant sur la crédibilité de certains faits. Un premier essai à transformer .

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