Les jonquilles de Green Park – Jérôme Attal

Pocket – 190 pages

 

« Si la guerre doit durer une éternité, je voudrais juste pouvoir vivre jusqu’au mois d’avril. Pour voir, une fois encore, les jonquilles de Green Park. Elles se tiennent ensemble, chaque saison. Belles et fières dans le vent puissant et douloureux d’avril. Comme nous autres en ce moment. »

 

 

 

Tommy, 13 ans, vit à Londres avec sa famille en cet hiver 1940. En plein Blitz, la vie continue malgré tout. Il vit avec ses parents et sa soeur un quotidien rythmé par les alertes .

A l’approche de Noël, les bombes tombent de plus en plus nombreuses sur Londres et ses habitants tentent de conserver leurs habitudes .

Pour Tommy, l’espoir ultime est de vivre au moins jusque’ au printemps pour revoir fleurir les jonquilles de Green Park qui illumineront le regard de Mila Jacobson.

 

 

C’est amusant de voir comme souvent je lis des livres aux contextes proches de façon rapproché, sans l’avoir prémédité. Juste après La Voleuse de Livres, j’ai entamé ce petit roman qui se passe à la même période, mais en Angleterre cette fois ci. Force est de constater que dans les yeux des enfants, que vous soyez d’un côté ou d’un autre, votre quotidien est extrêmement similaire quand vous vivez sous les bombes.

 

Nous sommes en pleine seconde guerre mondiale, au coeur de Londres régulièrement bombardée par les Allemands. Et c’est à travers les yeux de Tommy, 13 ans, que nous découvrons cette histoire. Dans la famille Bradford, on ne se laisse pas abattre. Noël approche et il est hors de question de ne pas le fêter. Maman file tous les jours à l’autre bout de la ville pour travailler à l’usine de fabrication d’ampoules électriques. Papa est une sorte d’inventeur/chercheur un peu loufoque. Il peut s’enfermer une semaine dans la cuisine (et donc en bloquer l’accès) afin de retrouver la recette de la mousse au chocolat de son enfance. Son dernier projet est un tatou/tank géant qui permettrait de protéger tous les enfants de Londres des bombes… Audacieux , mais personne ne le prend au sérieux.

Tommy a une grande soeur, Jenny. Elle plaît beaucoup à ses copains et aux garçons en général, qui viennent régulièrement lui rendre visite . Mais elle n’a d’yeux que pour … Clark Gable. Et la rumeur persistante qu’il se ferait soigner à St Thomas’ Hospital n’est pas étranger à sa soudaine vocation d’aide soignante.

 

J’ai vraiment beaucoup aimé ce petit roman, car c’est à travers les yeux d’un enfant que le Blitz nous est raconté. Oui les bombes tombent régulièrement sur la ville, emportant parfois des connaissances, mais la vie continue et Tommy du haut de ses 13 ans garde son âme d’enfant. Il joue et rigole avec ses copains comme tous les enfants de son âge. Il dévore les Comics et pense que Churchill les sauvera tel un super-héros de ses albums.

Avec lui on va dans les abris, on court dans Hyde Park, on se défie entre copains, on tente de fuir les vilains garnements cherchant des ennuis, on ne reste pas indifférent à la jolie Mila et on rêve d’être toujours en vie au printemps pour voir fleurir à nouveau les jonquilles de Green Park….

 

Un roman très touchant et tendre ; on a souvent le sourire aux lèvres, parfois les larmes ne sont pas loin mais on passe un très bon moment.  Je le recommande à tous, particulièrement aux adolescents qui devraient apprécier ce point de vue.

 

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Un clafoutis aux tomates cerises – Véronique de Bure

Flammarion –  384 pages

Jeanne,une vieille dame de 90 ans, décide en ce début d’année d’écrire son journal intime. Elle y raconte tout aussi bien son quotidien que son passé et nous la suivons sur une année au fil des saisons. Ancienne parisienne exilée à la campagne depuis plus de 60 ans, elle y apprécie tout particulièrement la douceur de vivre, le temps d’avoir le temps, de s’occuper de son jardin, de sa famille ou de jouer aux cartes avec ses amies.

Jeanne est un nonagénaire pleine d’entrain. Veuve, elle vit seule à la campagne dans une grande maison non loin de Vichy, rassurée par la présence de ses voisins Marcelle et Fernand.  Elle conduit toujours et ne manquerait pour rien au monde les après-midis bridge avec ses amies. Elle se maintient en forme en faisant sa gymnastique quotidienne et refuse qu’on lui installe un fauteuil pour monter les escaliers. Elle passe beaucoup de temps dans son jardin, et l’entretient toujours grâce a l’aide de son jardinier. Et puis elle ne se passerait pas non plus de ses mot croisés du Figaro Madame. Tête et corps : elle veut pouvoir rester en forme et autonome, mais par contre les nouvelles technologies la laissent perplexe.

Elle reçoit ses enfants et ses petits enfants régulièrement et prépare en ces occasions des tas de petits fours qu’elle congèle pour toujours en avoir sous la main. Toujours heureuse de les avoir, elle est aussi contente de les voir partir, car ils bousculent un peu trop son quotidien.

J’ai vraiment adoré ma lecture. Passer une année auprès de Jeanne a été un moment particulier, même si teinté parfois d’une certaine mélancolie et même s’il ne se passe pas forcément beaucoup de choses. On ne vas pas se voiler  la face sur le fait que vieillir n’est pas toujours drôle mais ce qui m’a plu c’est sa vision du monde, ses petites habitudes, ses envies, ses souvenirs aussi. Jeanne est tellement attachante.

J’ai été particulièrement touchée car Jeanne ressemble beaucoup à ma maman par certains points, ce pourrait être elle si j’ai la chance de l’avoir encore dans 20 ans… Jeanne est aussi un peu la femme que j’aimerais être à 90 ans .

Une très jolie lecture tendre, émouvante, un peu triste parfois, drôle et piquante également.  Je vous recommande vivement d’aller rencontrer Jeanne… on en ressort pas complètement indemne.

PS : Et la couverture….on en parle ? J’adore

À l’Hermine blanche – Kyra Dupont-Troubetzkoy

 

 

 

Sacha, 5 ans, fait une terrible chute depuis le balcon de l’appartement de l’Hermine Blanche. Elle vient de perdre sa mère adorée… Bien plus tard, nous découvrons sa vie après le drame. Elle se raconte petite fille puis adulte, y mêlant la vie de sa mère Sophie au fur et à mesure de ce qu’elle apprend : sur cette dernière, sur sa famille,  l’histoire dans l’Histoire… Tout ce qui a fait d’elle l’adulte d’aujourd’hui et qu’elle est enfin prête à entendre et comprendre.

 

 

Sacha grandit entourée d’amour auprès de sa mère Sophie et du compagnon de celle-ci, Sam.  Sa vie est pour elle merveilleuse même si son père n’est pas tellement présent. Peu importe, Sam est là.

Et puis c’est le drame. Sa mère disparaît, morte de chagrin lui dit-on… Peu de temps après Sacha tombe du balcon et toutes les hypothèses sont envisagées . Son père et sa belle-mère la prennent en charge mais sont terriblement maladroits face à cette enfant si jeune et déjà cabossée par la vie ; démunis, ils décident de l’envoyer en pension. Elle a 5 ans…. Heureusement ses grand-parents lui apporteront un peu de ce qui lui manque tant.

Par le biais de chapitres interposés, Kyra Dupont-Troubetzkoy nous raconte l’histoire de Sacha qui s’entremêle à celle de Sophie au fur et à mesure de ses recherches,  pour arriver à ce qui a été à la genèse du drame, des drames. Car tout ne se cantonne pas à uniquement Sophie. Descendante de l’aristocratie russe, c’est toute son histoire familiale aux personnalités imposantes comme son grand-père Alexandre que nous découvrons. Mais c’est également celle de la descendance de cette génération qui a vu l’Empire Russe s’écrouler et que Sacha va rencontrer en osant enfin et simplement poser des questions aux témoins de ces existences. La terrible et profonde douleur de l’exil, l’espoir de retour jamais exaucé .

Et puis tous ces nons-dits, volontaires ou non, mais beaucoup trop nombreux. Quel immense gâchis…

 

Ce roman a été comme un coup de poing et je n’ai certainement pas toujours su mettre la distance qu’il fallait dans ma lecture. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à écrire cette chronique, tout n’est pas encore digéré, tant de choses se bousculent encore. Je ne m’attendais pas à ressentir tout ça quand Kyra m’a proposé de lire son dernier roman . Même si le récit n’est pas autobiographique, on sait que certaines choses viennent de son histoire personnelle, elle ne s’en cache pas. Qui, quoi, comment peu importe, et comme elle l’espérait cette dernière peut résonner avec les histoires de chacun de nous. Dramatiques ou heureuses, mais tellement profondément intimes. On ne peut pas rester insensible, enfin moi je ne peux pas.

Et puis j’ai toujours été attirée par la Russie des Tsars, une sorte de fascination pour tout ce qui tourne autour des familles royales ou impériales . Je suis même allée rechercher sur le web des infos oubliées sur la révolution bolchevique,  sur les personnages connus cités pour les replacer historiquement, abandonnant ma lecture au milieu d’un paragraphe . Et puis je me suis rappelée avec une précision étonnante mes cours d’histoire de l’Art, ajoutant des images aux mots de Sacha.

J’ai eu l’impression d’être témoin d’une histoire qui ne m’appartient pas mais qui me parle, de la vivre dans l’ombre des personnages.

Chamboulée, touchée, coulée, voilà comment j’en suis sortie. Pardon si ma chronique part un peu dans tous les sens, je suis encore K.O un mois après ma lecture.

 

C’est donc un roman que j’ai trouvé très fort, un ascenseur émotionnel dont les personnages vont m’accompagner longtemps, très longtemps.

 

Merci Kyra, n’arrête jamais d’écrire….

 

Catégorie Animal

[Jeunesse] Un roman d’aventures (ou presque ! ) – Yael Hassan

Dès 11 ans

 

Nathan vient de perdre son travail de journaliste. Plutôt que de se morfondre, sur les conseils de sa femme et de son fils Simon, il se lance dans l’écriture d’un roman pour ado. Suivant scrupuleusement les conseils de sites spécialisés et de son fils, parfaite cible, il se lance dans une histoire rocambolesque dans laquelle il laisse volontairement ses commentaires . Egalement préoccupé par le cambriolage de leur maison de vacances, il jongle entre deux intrigues de façon plutôt originale.

 

 

Voici un roman plutôt différent qui s’adresse à un public assez jeune mais qui aime les intrigues . Si l’histoire dans l’histoire n’est pas vraiment novatrice, c’est la manière dont la narration est exprimée qui m’a assez plu. En effet au cours de la lecture, le récit est écrit avec 3 polices différentes. La vie de Nathan et sa famille, le roman qu’il écrit et enfin ses commentaires. Visuellement nous savons exactement où nous en sommes et je trouve que cela donne une certaine dynamique, parfaite pour tenir en haleine nos jeunes lecteurs.

Autre petite chose surprenante, Nathan a décidé d’écrire directement au coeur de son récit ses propres réflexions (entre parenthèses et en italique) . Il explique à son fils que,  lorsqu’on lit un roman, on se pose toujours des questions sur le pourquoi l’auteur a écrit ceci ou cela, et bien lui il le note directement…pourquoi pas ? C’est original et ça ajoute une bonne pointe d’humour à l’ensemble.

Le roman de Nathan en lui même est assez simple, voir déjà vu :  une disparition de parents inquiétante, une grosse panne de courant… mais ça fonctionne si on ne s’arrête pas aux petites incohérences relevées par nos yeux d’adultes. Novice en roman adolescent il suit avec précision les conseils qu’il peut trouver afin de bien en comprendre les codes et les inclure dans son récit. Il ne manque pas non plus de demander à son fils ce qu’il en pense (ah, un adulte qui demande conseil à un enfant, enfin !) En parallèle il est victime d’un étrange cambriolage dans sa maison de vacances et mène une sorte d’enquête personnelle pour comprendre les motivations des voleurs…qui n’ont rien volés…

 

J’ai passé un bon moment en lisant ce livre, et comme je le disais je trouve la mise en scène est vraiment sympa. Le suspense et l’humour qui le compose devraient beaucoup plaire aux jeunes lecteurs, qui apprécieront probablement la relation père-fils entre Nathan et Simon .

Et pour une fois, je leur recommande vivement de lire la quatrième de couverture 😉

 

https://mutietseslivres.com/2017/10/01/challenge-jeunesse-young-adult-7/

 

 

[Jeunesse/YA] Power Club T1 : L’apprentissage – Alain Gagnol

 

Dès 13 ans

 

En cette année 2038, Anna vient de fêter ses 17 ans et ses richissimes parents ont décidé de lui faire une belle surprise : un bon d’adhésion pour le Power Club !!!

D’abord un peu retissante elle accepte finalement de tenter l’aventure et devenir une Super héroïne !

 

 

Dans un avenir assez proche, nous découvrons que la technologie a tellement évolué qu’il est désormais possible de devenir un super héros grâce… à une simple injection et surtout un gros chèque ! On est loin de la piqûre d’araignée accidentelle de Peter Parker ou de l’alien Clark Kent !!

Le Power club est composé de plusieurs jeunes gens aux super pouvoirs qui aident à maintenir l’ordre. Le principe : recevoir artificiellement des boosters, devenir donc invincible et accepter de les rendre à l’age de 25 ans (car au-delà, le risque de développer des cancers est multiplié par 1000)

S’ils aident effectivement au maintien de l’ordre, il ne faut pas oublier que la société qui gère cela ne vit pas d’amour et d’eau fraiche….loin de là et les membres du Power Club sont de parfaites affiches publicitaires. Alors quand la jolie roue se grippe juste au moment de l’arrivée d’Anna, et que l’un des membres est retrouvé mort (ce qui devrait être impossible), il faut trouver rapidement une réponse …discrètement . Or Anna entend par hasard des choses qu’elle n’aurait jamais du savoir…

Elle se pose forcément des questions, que c’est-il réellement passé ? Et qui est Matthew Banks, celui qui a refusé de rendre ses boosters ??? Le joli monde des Super Héros est loin d’être aussi parfait que veut bien laisser croire la com. d’Elisabeth Foster, directrice du Power Club..

 

Après un démarrage de ma lecture plutôt mitigé :  l’intérêt soudain d’Anna pour le Power Club qu’elle semblait mépriser ou du moins se désintéresser dès que ses parents lui offre m’a un peu agacé. Cependant, sa personnalité est très attachante et j’ai vite mis de côté ce petit détail. L’intrigue se passe dans un futur assez proche, suffisamment proche pour qu’on y ait des repères mais suffisamment éloigné pour y insérer des technologies improbables aujourd’hui.

Ce qui me plaît pas mal, c’est que pour une fois nous avons une adolescente dont les parents sont certes extrêmement riches, mais pour autant très proches de leurs enfants . On est loin du cliché milliardaires = parents absents/démissionnaires/enfants élevés par des nounous ou livrés à eux même avec une collection de cartes de crédits. Anna d’ailleurs se préoccupe beaucoup de ce qu’ils peuvent penser et prend bien soin de rester un modèle pour son petit frère. La séparation d’avec sa meilleure amie est très difficile et elle reste en contact malgré un emploi du temps très chargé.

Ce premier tome comme son nom l’indique est celui de l’apprentissage. Anna doit se faire à ses pouvoirs mais également à sa nouvelle vie. On se rend vite compte que la jolie image télévisuelle n’est pas totalement réelle. Un peu comme dans toutes les émissions de télé réalité finalement.

Anna n’est pas parfaite, elle ne prend pas forcément toujours les bonnes décisions, mais tant mieux, elle serait insipide. C’est une adolescente intelligente et sensible et qui aura le courage d’aller au bout de ses convictions.

 

Le roman se lit très vite, l’intrigue est sympa et la fin laisse présager une suite étonnante que j’ai très envie de découvrir. Une série qui devrait plaire, même si on est pas fan des Super Héros .

 

https://mutietseslivres.com/2017/10/01/challenge-jeunesse-young-adult-7/

Mousseline la Sérieuse – Sylvie Yvert

Editions Heloise d’Ormesson – 336 pages

 

Mousseline la Sérieuse…c’est le surnom que donnait Marie-Antoinette à sa fille Marie-Thérèse Charlotte de France. A la fin de sa vie, elle décide de coucher celle-ci sur le papier. De la petite fille grandissant au Château de Versailles, en passant par l’adolescente emprisonnée avec le reste de sa famille pendant la Révolution,  jeune adulte ensuite seule rescapée mais envoyée en exil… Comme dans un journal intime nous revivons l’Histoire d’un point de vue bien différent de celui dont nous avons l’habitude.

 

Ayant grandi à Versailles, j’ai toujours eu une fascination pour la période historique qui court de Louis XIII à Louis XVI particulièrement. J’adore regarder des documentaires, des films,  lire des biographies ou des romans sur cette époque… Celui-ci me tentait particulièrement car je connais peu Marie-Thérèse finalement, pourtant la seule à avoir survécue après la Révolution. Des écrits de sa main ayant été retrouvés, Sylvie Yvert a pu s’appuyer dessus pour nous proposer une sorte de journal qu’elle aurait écrit tout au long de sa vie.

J’avoue avoir vraiment beaucoup aimé ce livre. Pour une fois, nous voilà de l’autre côté du mur, à l’intérieur même de la Famille Royale. Nous découvrons tout d’abord la petite fille, totalement en adoration devant son père. Un père très présent, très moderne (dans le sens contemporain du terme), une famille atypique pour l’époque.

J’ai adoré les voir par le prisme du regard de cette petite fille, puis de l’adolescente enfermée au Temple . C’est une histoire différente de celle dont on a l’habitude de parler, une autre version des anecdotes retenues jusqu’ici . On y découvre un Louis XVI qui ferait et fera tout pour éviter de faire couler le sang de ses sujets. Il aurait pu à plusieurs reprises s’en sortir, mais il refuse de le faire par la répression. Quand on lui reprochera tous les morts, il le dira à nouveau, ce ne sont pas ses ordres qui ont fait couler le sang. Non, lui a été plutôt consensuel, acceptant dès le début de signer tout ce que les révolutionnaires voulaient. Mais il était finalement peut être trop conciliant et on voulait se débarrasser de la monarchie, donc n’importe quelle excuse fut la bonne. De même Marie-Antoinette reste tellement digne, tellement gentille, même avec ses geôliers, qu’il faudra inventer une sombre histoire calomnieuse pour l’exécuter…

Alors évidement on n’était pas présent pour totalement les dédouaner, mais ce point de vue m’a mis dans une empathie totale pour cette famille qu’on a sacrifiée, qui a été séquestrée dans des conditions épouvantables pandant des mois, des années . On les  a séparé les uns des autres et ils furent totalement abandonnés par le reste de leurs familles respectives .Celle de France qui avait fui hors du pays, mais également celle de Marie-Antoinette en Autriche, qui n’a jamais rien fait pour les sortir de là.

Marie-Therese a passé 4 ans enfermée, on ne savait plus trop quoi en faire finalement…que lui reprocher à part de représenter la monarchie…

Au crépuscule de sa vie, en Italie, elle raconte ensuite le reste de son existence, d’exil en réhabilitation, exil à nouveau…mariage choisi mais malheureusement sans enfants…

C’était vraiment passionnant et le style est également très agréable. J’ai quitté Marie-Thérèse en me disant que trop de quiproquos et malentendus ont jalonnés sa vie et quelle vie, quelle personnalité ! Elle garde toujours un optimisme à toute épreuve et reste fidèle à la parole donnée à son père de ne pas chercher à les venger.

C’est mon premier coup de coeur de l’année !

 

Catégorie Aliment/Boisson

[Jeunesse/YA] Ne retournez jamais chez une fille du passé – Nathalie Stragier

 

Pénélope est de retour au Moyen-Age tardif un an plus tard afin de voir si Andrea et sa famille vont bien. Justes quelques minutes…qui vont s’éterniser quand elle se rend compte qu’elle ne parvient pas à repartir… Pas d’autre choix que de retourner chez Andrea qui l’accueille bien évidemment.

 Alors qu’elle se verrait bien rester un peu plus longtemps que prévu, goûtant aux joies de l’adolescence de notre époque une terrible nouvelle tombe …. elle aurait fait une erreur.. sa précédente intervention l’an passé n’aurait rien  réglé…. 

 

J’avais beaucoup aimé le premier tome de cette série : Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous . A l’époque je ne savais pas encore que ce serait une trilogie mais je me doutais qu’il y aurait une suite. Quand j’ai su qu’il y aurait un troisième tome en 2017 j’ai retardé le plus possible la lecture de celui-ci pour ne pas avoir à attendre trop longtemps, d’ailleurs il sort bientôt .

Dans ce tome, la narratrice change. Il ne s’agit plus d’Andrea mais de Pénélope. J’ai beaucoup aimé l’idée, nous voici désormais du point de vue de la voyageuse. Un an après être rentrée, Pénélope se demande comment va la famille d’Andrea. Ont-elles bien réussi à éviter le désastre ? Son amie lui manque …et puis Pierrick un peu aussi ;-)…

Un petit aller retour dans le passé, très rapide, juste histoire de voir comment ils vont… ça ne fera de mal à personne. Et puis personne ne sera au courant.. Sauf qu’une fois revenue dans le passé, impossible de faire machine arrière…elle est coincée en 2020 et n’a donc d’autre choix que de retourner chez Andrea.

Ses premières observations semblent confirmer que tout va bien.  Elle se verrait bien prolonger un peu son séjour, surtout après sa rencontre avec deux nouveaux personnages : Antares et Vigdis qui vont prendre une grande importance dans son existence . Or on ne peut pas être passer à côté du fait qu’elle avait repris sa vie en 2171 tout à fait normalement, comme elle l’avait laissée … Y aurait il une histoire de dimension différente dans ce voyage temporel ??? En changeant le passé elle aurait du changer le futur ! En fait ce qu’on l’on craint arrive…mais pourquoi ce décalage historique ??? Pénélope n’aurait-elle pas encore laissé son esprit vagabonder lors de ses cours d’histoire, confondant quelque peu les dates ?

Une véritable course contre la montre s’engage pour Pénélope qui commence à apprécier la présence des hommes sur la Terre . Elle encaisse difficilement, cette nouvelle est terrible. Elle avait pourtant fait le nécessaire un an plus tôt.. que s’est-il passé ??

 

J’ai vraiment beaucoup aimé retrouver Pénélope et Andrea. Le fait d’être dans la tête de la première  cette fois m’a beaucoup plu. On garde les même ingrédients : humour, amitié, réflexion, suspense … mais on change de point de vue. Je me doutais bien que quelque chose avait cafouillé vu que le futur n’avait pas changé mais je n’avais pas pensé à ça. J’ai bien aimé également les nouveaux personnages, qui apportent une nouvelle dimension à l’histoire et j’ai vraiment très très hâte de lire la suite (elle arrive très bientôt !!!!!) car Nathalie Stragier nous a écrit une fin que je n’avais pas vu venir… Oh que j’ai bien fait d’attendre pour lire ce tome 2 !!! ;-