Mousseline la Sérieuse – Sylvie Yvert

Editions Heloise d’Ormesson – 336 pages

 

Mousseline la Sérieuse…c’est le surnom que donnait Marie-Antoinette à sa fille Marie-Thérèse Charlotte de France. A la fin de sa vie, elle décide de coucher celle-ci sur le papier. De la petite fille grandissant au Château de Versailles, en passant par l’adolescente emprisonnée avec le reste de sa famille pendant la Révolution,  jeune adulte ensuite seule rescapée mais envoyée en exil… Comme dans un journal intime nous revivons l’Histoire d’un point de vue bien différent de celui dont nous avons l’habitude.

 

Ayant grandi à Versailles, j’ai toujours eu une fascination pour la période historique qui court de Louis XIII à Louis XVI particulièrement. J’adore regarder des documentaires, des films,  lire des biographies ou des romans sur cette époque… Celui-ci me tentait particulièrement car je connais peu Marie-Thérèse finalement, pourtant la seule à avoir survécue après la Révolution. Des écrits de sa main ayant été retrouvés, Sylvie Yvert a pu s’appuyer dessus pour nous proposer une sorte de journal qu’elle aurait écrit tout au long de sa vie.

J’avoue avoir vraiment beaucoup aimé ce livre. Pour une fois, nous voilà de l’autre côté du mur, à l’intérieur même de la Famille Royale. Nous découvrons tout d’abord la petite fille, totalement en adoration devant son père. Un père très présent, très moderne (dans le sens contemporain du terme), une famille atypique pour l’époque.

J’ai adoré les voir par le prisme du regard de cette petite fille, puis de l’adolescente enfermée au Temple . C’est une histoire différente de celle dont on a l’habitude de parler, une autre version des anecdotes retenues jusqu’ici . On y découvre un Louis XVI qui ferait et fera tout pour éviter de faire couler le sang de ses sujets. Il aurait pu à plusieurs reprises s’en sortir, mais il refuse de le faire par la répression. Quand on lui reprochera tous les morts, il le dira à nouveau, ce ne sont pas ses ordres qui ont fait couler le sang. Non, lui a été plutôt consensuel, acceptant dès le début de signer tout ce que les révolutionnaires voulaient. Mais il était finalement peut être trop conciliant et on voulait se débarrasser de la monarchie, donc n’importe quelle excuse fut la bonne. De même Marie-Antoinette reste tellement digne, tellement gentille, même avec ses geôliers, qu’il faudra inventer une sombre histoire calomnieuse pour l’exécuter…

Alors évidement on n’était pas présent pour totalement les dédouaner, mais ce point de vue m’a mis dans une empathie totale pour cette famille qu’on a sacrifiée, qui a été séquestrée dans des conditions épouvantables pandant des mois, des années . On les  a séparé les uns des autres et ils furent totalement abandonnés par le reste de leurs familles respectives .Celle de France qui avait fui hors du pays, mais également celle de Marie-Antoinette en Autriche, qui n’a jamais rien fait pour les sortir de là.

Marie-Therese a passé 4 ans enfermée, on ne savait plus trop quoi en faire finalement…que lui reprocher à part de représenter la monarchie…

Au crépuscule de sa vie, en Italie, elle raconte ensuite le reste de son existence, d’exil en réhabilitation, exil à nouveau…mariage choisi mais malheureusement sans enfants…

C’était vraiment passionnant et le style est également très agréable. J’ai quitté Marie-Thérèse en me disant que trop de quiproquos et malentendus ont jalonnés sa vie et quelle vie, quelle personnalité ! Elle garde toujours un optimisme à toute épreuve et reste fidèle à la parole donnée à son père de ne pas chercher à les venger.

C’est mon premier coup de coeur de l’année !

 

Catégorie Aliment/Boisson

[Jeunesse/YA] Ne retournez jamais chez une fille du passé – Nathalie Stragier

 

Pénélope est de retour au Moyen-Age tardif un an plus tard afin de voir si Andrea et sa famille vont bien. Justes quelques minutes…qui vont s’éterniser quand elle se rend compte qu’elle ne parvient pas à repartir… Pas d’autre choix que de retourner chez Andrea qui l’accueille bien évidemment.

 Alors qu’elle se verrait bien rester un peu plus longtemps que prévu, goûtant aux joies de l’adolescence de notre époque une terrible nouvelle tombe …. elle aurait fait une erreur.. sa précédente intervention l’an passé n’aurait rien  réglé…. 

 

J’avais beaucoup aimé le premier tome de cette série : Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous . A l’époque je ne savais pas encore que ce serait une trilogie mais je me doutais qu’il y aurait une suite. Quand j’ai su qu’il y aurait un troisième tome en 2017 j’ai retardé le plus possible la lecture de celui-ci pour ne pas avoir à attendre trop longtemps, d’ailleurs il sort bientôt .

Dans ce tome, la narratrice change. Il ne s’agit plus d’Andrea mais de Pénélope. J’ai beaucoup aimé l’idée, nous voici désormais du point de vue de la voyageuse. Un an après être rentrée, Pénélope se demande comment va la famille d’Andrea. Ont-elles bien réussi à éviter le désastre ? Son amie lui manque …et puis Pierrick un peu aussi ;-)…

Un petit aller retour dans le passé, très rapide, juste histoire de voir comment ils vont… ça ne fera de mal à personne. Et puis personne ne sera au courant.. Sauf qu’une fois revenue dans le passé, impossible de faire machine arrière…elle est coincée en 2020 et n’a donc d’autre choix que de retourner chez Andrea.

Ses premières observations semblent confirmer que tout va bien.  Elle se verrait bien prolonger un peu son séjour, surtout après sa rencontre avec deux nouveaux personnages : Antares et Vigdis qui vont prendre une grande importance dans son existence . Or on ne peut pas être passer à côté du fait qu’elle avait repris sa vie en 2171 tout à fait normalement, comme elle l’avait laissée … Y aurait il une histoire de dimension différente dans ce voyage temporel ??? En changeant le passé elle aurait du changer le futur ! En fait ce qu’on l’on craint arrive…mais pourquoi ce décalage historique ??? Pénélope n’aurait-elle pas encore laissé son esprit vagabonder lors de ses cours d’histoire, confondant quelque peu les dates ?

Une véritable course contre la montre s’engage pour Pénélope qui commence à apprécier la présence des hommes sur la Terre . Elle encaisse difficilement, cette nouvelle est terrible. Elle avait pourtant fait le nécessaire un an plus tôt.. que s’est-il passé ??

 

J’ai vraiment beaucoup aimé retrouver Pénélope et Andrea. Le fait d’être dans la tête de la première  cette fois m’a beaucoup plu. On garde les même ingrédients : humour, amitié, réflexion, suspense … mais on change de point de vue. Je me doutais bien que quelque chose avait cafouillé vu que le futur n’avait pas changé mais je n’avais pas pensé à ça. J’ai bien aimé également les nouveaux personnages, qui apportent une nouvelle dimension à l’histoire et j’ai vraiment très très hâte de lire la suite (elle arrive très bientôt !!!!!) car Nathalie Stragier nous a écrit une fin que je n’avais pas vu venir… Oh que j’ai bien fait d’attendre pour lire ce tome 2 !!! ;-

 

La vie enfuie de Martha K. – Angelique Barbérat

 

 

Une femme se réveille blessée et frigorifiée à l’arrière d’un camion à la frontière de l’Allemagne et de la Pologne, avec pour seul bagage un paquet de mouchoirs, un peigne et un bâton de rouge à lèvres …elle ne se souvient de rien, elle parle allemand… Ce n’est que 50 jours plus tard qu’on fait le rapprochement avec la disparition d’une femme en France. De retour chez elle, Martha, car tel est son prénom, a bien du mal à se mettre dans les pas de l’ancienne Martha. Bien qu’aillant toutes les preuves d’être bien cette femme. elle ne se reconnaît dans rien au grand désarroi de son mari. Enceinte et déjà maman d’un garçon de 10 ans, malgré quelques tensions, elle fait de son mieux au quotidien, espérant que son amnésie se dissipe…mais 3 ans plus tard c’est toujours le trou noir… jusqu’à ce qu’elle entende un nom à la radio…

 

 

J’avais plutôt bien aimé  » le moment précis où les destins s’entremêlent » que j’avais lu l’été dernier donc quand j’ai vu celui-ci je me suis dit que j’aimerais bien retourner dans l’univers de l’auteur. Je voulais quelque chose de facile à lire mais qui me ferait passer un bon moment

Nous rencontrons Martha alors qu’elle même ne sait plus qui elle est. Retrouvée à l’arrière d’un camion par deux routiers à la frontière de l’Allemagne et de la Pologne, elle est incapable de dire qui elle est ni d’où elle vient. Blessée, on la conduit en Allemagne car c’est en allemand qu’elle s’exprime instinctivement, parfaitement …

Ce n’est qu’une cinquantaine de jours plus tard que l’on comprends enfin qui elle est. Elle est française d’où la difficulté à l’identifier ; elle est mariée et maman d’un petit garçon de 10 ans. Et d’ailleurs elle est également enceinte. Elle retourne donc « chez elle », mais son amnésie est toujours aussi présente. Rien ne lui revient. On pourrait se demander si elle était bien Martha Klein, mais l’amour d’un petit garçon de 10 ans ne se fausse pas.

Il y a Martha « elle » et Martha « moi ». Ces deux femmes semblent si différentes l’une de l’autre que c’en est troublant. Pourtant son mari Philippe fait de son mieux mais c’est difficile pour la Martha d’aujourd’hui de le considérer comme son mari. Elle ne ressent pas ce qu’elle pense devoir ressentir envers lui. C’est un étranger. Et pour lui évidement il y a une grande frustration à ne pas retrouver celle qu’elle était.

Pendant trois ans elle fera le nécessaire, mais sa mémoire ne revient pas, pire elle lui joue encore des tours et Martha passe son temps à chercher ses clés ou autres objets dans la maison. Elle est suivie par une psychologue, elle relit le « dossier de sa vie », fréquente les gens qu’elle voyait avant : sa voisine Patricia, Lisa ancienne collègue de l’école où elle enseignait…elle tente de faire venir l’étincelle mais rien. A tel point qu’on se demande vraiment s’il n’y a pas une manipulation générale de tous les protagonistes de l’histoire et qu’elle n’est pas celle qu’on veut lui faire croire.

Et puis un soir elle entend un nom, et là, enfin le déclic…tout lui revient…et surtout elle comprend beaucoup de choses.

A ce moment là j’ai eu un peu l’impression de tomber dans le cliché, mais l’auteur a une faculté a vous emmener que vous ne lâchez pas le livre. Et puis finalement toute la vie de Martha avant l’accident se remet en place et évidemment on veut comprendre. Le dénouement de l’intrigue m’a surpris mais en y repensant finalement je ne suis pas vraiment étonnée, c’est bien amené.

Petit bémol pour la toute fin, autant j’adore quand un auteur prend le temps de replacer ses personnages quelques années plus tard afin que nous sachions ce qu’ils sont devenus, autant ici je n’ai pas été emballée par la façon dont elle était traitée…mais bon, c’est un détail.

 

Un roman bien fichu avec lequel j’ai passé un excellent moment et que j’ai eu du mal à poser pour faire autre chose ( heureusement mon P’tit loup était en vacances chez ses grands parents donc j’ai eu du temps à consacrer à la lecture). Essai transformé avec Angelique Barberat, dont je pense me procurer les deux précédents romans « Bertrand et Lola » et « Lola et l’apprentissage du bonheur » (à qui elle fait un clin d’oeil dans celui-ci) car j’aime décidément bien les univers qu’elle propose.

 

Catégorie Prénom

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Le temps est assassin – Michel Bussi

Presses de la Cite - 532 pages

Presses de la Cité – 532 pages

 

 

 

En cet été 2016 Clotilde revient avec Franck son mari et Valentine sa fille adolescente, sur les traces de son passé. C’est là, au camping des Euproctes sur la presqu’ile de Revellata en Corse qu’elle a passé son dernier été avec sa famille 27 ans plus tôt. Le 23 aout 1989  ils sont tous morts dans un accident de voiture, elle est la seule rescapée.

Elle y retrouve quelques protagonistes de cette époque ainsi que ses grands parents paternels installés un peu plus haut dans la montagne dans la bergerie d’Arcane.

Mais on ne remue pas impunément le passé, et alors qu’elle essaie de comprendre pourquoi son père n’a pas tourné, précipitant la voiture dans le vide, elle reçoit une lettre . Une lettre lui disant de se poster sous un arbre, une lettre signée P. P comme Palma, sa mère….

 

 

Michel Bussi fait partie de ces auteurs français que j’aime bien et dont je guette les nouvelles parutions. Je suis sûre de passer un bon moment avec ses romans car il a le don de m’embarquer dans ses histoires. J’arrive toujours parfaitement bien à visualiser les personnes et les lieux, pour moi c’est vraiment important. Ce qui me plaît aussi c’est que rien n’est jamais aussi simple qu’il n’y parait. On pense trouver la solution car elle s’impose, mais non et puis si finalement on y revient et pour finir c’est autre chose.. le fameux « twist » de fin de roman qu’il affectionne. Je me fais avoir à chaque fois alors que je le sais,  à part pour « Un avion sans elle » ou j’avais trouvé le truc, mais c’était quand même un super moment de lecture.

En plus il est vraiment très sympa. Venu l’an dernier à Dubai pour le festival de littérature, il a eu la gentillesse de prendre sur son temps pour faire une conférence auprès des élèves du Lycée Français, répondant (ou contournant habilement 😉 ) leurs questions sur son travail d’écrivain . Un moment vraiment très agréable, intéressant et tellement rare pour moi. J’ai pu lui parler quelques minutes avant la conférence et cela reste un très bon souvenir.

 

Revenons à nos moutons. Dans ce roman nous suivons Clotilde. Avocate, la quarantaine, elle revient sur les terres de sa famille paternelle 27 ans après le tragique accident de voiture qui a décimé sa famille la laissant seule rescapée. Elle souhaitait montrer l’endroit à sa fille Valentine, 15 ans soit l’âge qu’elle avait lors du drame , et son mari Franck.  Tous deux ne semblent pas vraiment concernés par ce qui lui est arrivé, c’est trop ancien, ça n’a plus de sens. (Je ne les ai pas forcément trouvé très sympathiques ni l’un ni l’autre) Or le passé la rattrape, elle reçoit une lettre de sa mère : est elle vivante, est ce une mauvaise plaisanterie ? Clotilde sait que c’est impossible elle a vu le corps de sa mère dans le ravin. Mais quand elle apprend que l’accident était peut-être finalement un sabotage, tout prend des proportions inattendues.

Parallèlement, en alternance de chapitre, nous retrouvons Clotilde à 15 ans par le biais du journal qu’elle écrivait cet été là,

On découvre donc à la fois la vision de la jeune fille à l’époque  grâce à celui ci , et celle des adultes à travers l’enquête que mène Clotilde aujourd’hui. Petit à petit beaucoup de choses prennent un sens, que seule la combinaison des deux va pouvoir lui faire comprendre.

 

J’ai beaucoup aimé ce roman également, encore une fois j’ai été embarquée. Je ne connais pas la Corse et je n’ai eu la curiosité de regarder des photos des lieux qu’après avoir refermé le roman. J’ai été surprise de découvrir que mon imagination, grâce aux descriptions de l’auteur, ne s’était pas trompée et correspondait bien à la réalité. Ça ne m’arrive pas si souvent de visualiser aussi bien un lieu inconnu

Voila un roman que je vous recommande si vous voulez passer un bon moment. Parfait pour un week-end ou des vacances. Attention, il est parfois difficile de le lâcher tant on veut comprendre le destin de Clotilde.

 

Categorie Gros Mot

Catégorie Gros Mot

[Jeunesse/YA] Blue – La couleur de mes secrets – Camille Pujol

 

 

Blue est une jeune fillet de 17 ans dont la famille vient de s’installer à Toulouse après un événement que l’on devine dramatique. . Alors qu’elle fait son entrée dans un nouveau lycée et qu’elle commence à se faire de nouveaux amis, elle reçoit une lettre anonyme…son passé la rattraperait elle ?

 

Ce roman me tentait pour plusieurs raisons : le jeune âge de l’auteur, le phénomène wattpad, le sujet…et malheureusement j’ai été déçue, je ne suis malheureusement pas la cible et trop de choses m’ont gêné . C’est assez frustrant car il y a vraiment un bon potentiel. Ce n’est pas un problème de qualité d’écriture. On sent bien que c’est un premier roman et que l’auteur est jeune mais ce n’est pas un défaut. Je pense d’ailleurs qu’il plaira beaucoup aux adolescents du même âge . L’histoire sans être vraiment originale est en elle même plutôt sympa traitant de sujets très actuels qui les intéressent . On y parle d’amitié, d’amour, mais également  de choses plus graves comme la drogue, les combats clandestins , et de « corbeau »..

Le roman est assez court, mais relativement intense. Par contre j’ai vraiment eu un problème de cohérence et ce à plusieurs reprises. Plusieurs choses m’ont dérangé .  Pour commencer, un détail. J’avais beau savoir qu’on était à Toulouse, j’avais l’impression d’être aux Etats-Unis en permanence, plus précisément dans une série américaine comme il en existe plusieurs dans le milieu scolaire, où les garçons entrent dans les chambre des filles par la fenêtre en pleine nuit et ou les parents acceptent que leur fille mineure parte en week-end avec son tout nouveau petit ami (en oubliant un peu vite à mon goût les événements des derniers mois…) . Je n’arrivais pas à me défaire de ça et malgré des descriptions sur l’environnement, ce sont toujours des images d’Outre-Atlantique qui me venaient en tête. Peut être parce que beaucoup de personnages ont des noms à consonances anglo-saxonnes (pas seulement leurs prénoms) …bref bizarre.

Ensuite, Blue est plutôt un personnage agréable, mais trop d’incohérences l’entourent . Alors certe je n’ai pas vécu ce qu’elle a vécu, mais il me semblait quand même que ce genre de drame vous fait grandir plus vite, or là je la trouve parfois vraiment trop insouciante , immature, naïve . Et plusieurs choses dans son comportement sont là encore incohérentes, contradictoires… Et puis avoir des cheveux bleus, il y a quand même plus discret quand on veut se fondre dans la masse. Concernant les parents, je les trouve un peu (trop) absents après ce qui est arrivé à leur fille, mais bon, sans doute mon oeil de maman surprotectrice. Et il me semble également très étrange que le père puisse reprendre son travail. Ne sont ils pas censés changer totalement de vie ? Mais bon ça encore…

Malgré tout ça, je me suis dit que c’était quand même pas mal ficelé et que les défauts venait d’un manque d’expérience de l’auteur (et là rien de péjoratif, juste un fait), quelques éléments sont un peu tirés par les cheveux mais rien de bien grave.  Et puis arrive la fin. Pas mal du tout l’idée de la fin, on l’a pas vu venir comme ça celle là :  pour cause : c’est carrément improbable !!! impossible !!! et pour moi ça fiche par terre tout le roman. Et là je le referme en me disant : « mais enfin pourquoi  ??????  » Quel dommage.

Un roman plutôt sympa donc qui plaira certainement beaucoup aux adolescents comme je le disais plus haut, à condition de ne pas être trop regardant sur la crédibilité de certains faits. Un premier essai à transformer .

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Categorie Couleur

 

[Jeunesse/YA] Le copain de la fille du tueur – Vincent Villeminot

 

Alors que son père se meurt, Charles intègre une école pour « gosses de riches » en Suisse afin de rester au plus près de ce dernier. Auteur connu, c’est en effet dans la maison où il a vécu avec sa femme décédée 16 ans plus tôt  qu’il veut terminer ses jours.  

Charles rencontre Touk-E, fils de dictateur africain, et ils deviennent très vite inséparables. Même l’arrivée de la superbe et énigmatique Selma ne brisera pas cette amitié… Mais Charles découvre vite qu’on ne tombe pas impunément amoureux de la fille d’un baron de la drogue mexicain…

 

 

Après avoir vécus aux Etats-Unis, Charles et son père rentrent en Suisse car ce dernier n’a plus que quelques mois à vivre et souhaite les passer dans la maison de son épouse décédée alors que Charles n’avait qu’un an. Ce dernier se retrouve dans un internat pour enfants de familles très fortunées, proposant différents cursus et diplômes pour s’adapter à sa richissime « clientèle ».

Son colocataire, Touk-E,  est fils de dictateur africain et ne semble pas être un acharné des études. En même temps, pour prendre la relève, en a t’il vraiment besoin ? Ces deux là s’entendent à merveille, même quand une fille se profile à l’horizon. Cette fille c’est Selma. Attitude étrange, personnage énigmatique, elle serait la fille d’un narco-trafiquant…

Jusque là, j’ai bien aimé. Les personnages sont attachants, leurs profils intéressants et l’histoire semble l’être tout autant… Malheureusement ensuite je suis restée sur ma faim… Alors déjà, c’est quoi ce don que nous dévoile Selma ???? Franchement, pour moi ça a tout gâché. Alors soit on est dans du fantastique et je trouve que pour le coup on en a pas assez… soit on y est pas et alors … Comprends pas.

Ensuite, les personnages. Ils sont super bien trouvés, j’ai adoré le duo Charles / Touk-E, et Selma gagne à être connue…sauf que ça ne va pas assez loin. On survole un peu trop leurs personnalités à mon goût et l’histoire n’est pas assez creusée.

Donc une déception pour moi sur ce roman, mais je souhaitais tout de même en parler car suis actuellement en train de lire Stéphane, le Tome de U4 écrit par l’auteur (celui mentionné sur la couverture) et je trouve ça beaucoup mieux dans tous les aspects qui me dérangent ici… et j’ai également d’autres souvenirs meilleurs de précédentes lectures de Vincent Villeminot .

 

 

Nos adorables belles filles – Aurélie Valognes

 

 

 

Dans la famille Le Guennec, vous trouverez Jacques et Martine, leurs trois grands garçons : Mathieu, Nicolas et Alexandre accompagnés de leurs compagnes, deux petits enfants, Antoinette la grand-mère  et …un chien… Tout ce petit monde se retrouve dans la maison parentale en Bretagne lors des vacances et ce n’est pas sans quelques étincelles…

 

 

J’avais beaucoup apprécié le premier roman d’Aurélie Valognes : Mémé dans les orties et j’avais donc plutôt envie de la retrouver dans un autre opus. Le thème me plaisait beaucoup, il faut dire que c’est une source intarissable d’inspiration…non ? 🙂 Et puis j’avais terriblement besoin de lire un petit roman « feelgood », donc cela tombait parfaitement bien.

Nous avons affaire, à priori, à une famille plutôt banale. Mais le patriarche est légèrement gaffeur, limite mufle. Au grand désespoir de Martine, son épouse depuis 40 ans, qui commence d’ailleurs à en avoir assez et le lui fait savoir. Mais le message a un peu de mal à arriver jusqu’au cerveau du destinataire…un brin d’égocentrisme  Jacques peut être ? Les trois garçons ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, mais c’est sans doute parce que l’histoire se concentre plutôt sur les relations beaux-parents/belles filles.

Martine fait tout pour que les séjours de ses belles-filles se passent bien, contrairement à Jacques qui ne peut s’empêcher de leur faire des réflexions ou autres cadeaux à messages. Au lieu de mettre de l’eau dans son vin et éviter le conflit, il va toujours finir par en vexer une. Alors évidemment on ne peut pas dire qu’elles sont sans défaut ces belles-filles et parfois même elles sont un peu compliquées…mais Jacques ne les aide pas forcément à faire ressortir le meilleur d’elles-même.

Stéphanie est en perpétuelle recherche de sécurité pour ses enfants dans la maison un peu bringuebalante sur certains points (portail qui ne ferme pas, rambarde de la fenêtre de la chambre des enfants à deux doigts de se décrocher…), un peu stressante pour son entourage. Laura est végétarienne, mais bizarrement on l’oublie toujours. Heureusement  Jeanne, la dernière arrivée dans la famille, va un peu chambouler l’ordre établi par son coté grande gueule et féministe. La grand-mère Antoinette, ne sera pas non plus innocente dans cette évolution.

 

J’ai beaucoup aimé la famille Le Guennec, j’y ai retrouvé un peu de ma famille, un peu de moi (bien que se soit quand même bien plus serein chez nous 😉 ) Ce roman est assez court, donc on ne s’arrête pas forcément longtemps sur la psychologie des personnages mais ce qu’on en sait est suffisant pour passer un excellent moment. Il se lit vraiment très bien et son « effet feel good » a bien fonctionné sur moi. Il faut dire que j’aime les histoire de famille. Celle ci m’a fait un peu penser à la série  « Belle-grand-mère » de Janine Boissard où le fossé des générations amène à des situations parfois compliquées, souvent cocasses pour le lecteur.

 

Une lecture très agréable qui sera parfaite pour l’été (ou juste avant en prévision des vacances en famille 😉 )