Mousseline la Sérieuse – Sylvie Yvert

Editions Heloise d’Ormesson – 336 pages

 

Mousseline la Sérieuse…c’est le surnom que donnait Marie-Antoinette à sa fille Marie-Thérèse Charlotte de France. A la fin de sa vie, elle décide de coucher celle-ci sur le papier. De la petite fille grandissant au Château de Versailles, en passant par l’adolescente emprisonnée avec le reste de sa famille pendant la Révolution,  jeune adulte ensuite seule rescapée mais envoyée en exil… Comme dans un journal intime nous revivons l’Histoire d’un point de vue bien différent de celui dont nous avons l’habitude.

 

Ayant grandi à Versailles, j’ai toujours eu une fascination pour la période historique qui court de Louis XIII à Louis XVI particulièrement. J’adore regarder des documentaires, des films,  lire des biographies ou des romans sur cette époque… Celui-ci me tentait particulièrement car je connais peu Marie-Thérèse finalement, pourtant la seule à avoir survécue après la Révolution. Des écrits de sa main ayant été retrouvés, Sylvie Yvert a pu s’appuyer dessus pour nous proposer une sorte de journal qu’elle aurait écrit tout au long de sa vie.

J’avoue avoir vraiment beaucoup aimé ce livre. Pour une fois, nous voilà de l’autre côté du mur, à l’intérieur même de la Famille Royale. Nous découvrons tout d’abord la petite fille, totalement en adoration devant son père. Un père très présent, très moderne (dans le sens contemporain du terme), une famille atypique pour l’époque.

J’ai adoré les voir par le prisme du regard de cette petite fille, puis de l’adolescente enfermée au Temple . C’est une histoire différente de celle dont on a l’habitude de parler, une autre version des anecdotes retenues jusqu’ici . On y découvre un Louis XVI qui ferait et fera tout pour éviter de faire couler le sang de ses sujets. Il aurait pu à plusieurs reprises s’en sortir, mais il refuse de le faire par la répression. Quand on lui reprochera tous les morts, il le dira à nouveau, ce ne sont pas ses ordres qui ont fait couler le sang. Non, lui a été plutôt consensuel, acceptant dès le début de signer tout ce que les révolutionnaires voulaient. Mais il était finalement peut être trop conciliant et on voulait se débarrasser de la monarchie, donc n’importe quelle excuse fut la bonne. De même Marie-Antoinette reste tellement digne, tellement gentille, même avec ses geôliers, qu’il faudra inventer une sombre histoire calomnieuse pour l’exécuter…

Alors évidement on n’était pas présent pour totalement les dédouaner, mais ce point de vue m’a mis dans une empathie totale pour cette famille qu’on a sacrifiée, qui a été séquestrée dans des conditions épouvantables pandant des mois, des années . On les  a séparé les uns des autres et ils furent totalement abandonnés par le reste de leurs familles respectives .Celle de France qui avait fui hors du pays, mais également celle de Marie-Antoinette en Autriche, qui n’a jamais rien fait pour les sortir de là.

Marie-Therese a passé 4 ans enfermée, on ne savait plus trop quoi en faire finalement…que lui reprocher à part de représenter la monarchie…

Au crépuscule de sa vie, en Italie, elle raconte ensuite le reste de son existence, d’exil en réhabilitation, exil à nouveau…mariage choisi mais malheureusement sans enfants…

C’était vraiment passionnant et le style est également très agréable. J’ai quitté Marie-Thérèse en me disant que trop de quiproquos et malentendus ont jalonnés sa vie et quelle vie, quelle personnalité ! Elle garde toujours un optimisme à toute épreuve et reste fidèle à la parole donnée à son père de ne pas chercher à les venger.

C’est mon premier coup de coeur de l’année !

 

Catégorie Aliment/Boisson

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L’amie prodigieuse – Elena Ferrante

Folio - pages

Folio – 448 pages

Dans la banlieue du Naples des années 50, on découvre à travers les yeux d’Elena la vie des quartiers défavorisés où vivent des familles nombreuses pour la plupart et sans vraiment de moyens. Les pères travaillent dur, les mères élèvent les enfants dont l’avenir est tout tracé. Pour Elena et sa meilleure amie Lila, particulièrement intelligentes, on se prend à rêver d’un avenir plus doux…mais on ne change pas comme ça des habitudes ancestrales .

Je me méfie toujours des romans dont tout le monde parle, j’ai trop souvent peur d’être déçue, d’en attendre trop : celui ci a quand même fait couler beaucoup d’encre. C’est lors d’une réunion de club de lecture que j’ai soudain eu envie de le lire car dans la description qu’on en faisait, cela me faisait beaucoup penser à D’acier de Silvia Avallone que j’avais beaucoup aimé, moi qui ai pourtant un gros problème avec les auteurs italiens… allez savoir pourquoi.

Donc je me suis lancée et j’ai vraiment beaucoup aimé. Il s’agit d’une biographie sur 4 tomes. Celui ci porte sur l’enfance et l’adolescence de l’auteur. Le livre débute de nos jours, alors que le fils d’une des héroïnes appelle la vieille amie de sa mère (notre narratrice) car celle ci a disparu.  Elena plonge dans ses souvenirs et nous découvrons à travers une amitié particulière le quotidien pas toujours facile des familles pauvres des faubourgs napolitain dans les années 50.

Ces deux fillettes ont un point commun : leur intelligence. Je dirais que Lila a une sorte de don, sans doute une enfant précoce qui a de grandes facilitées. Elena a une forme d’intelligence un peu différente : elle brille car elle travaille beaucoup, énormément. De plus elle s’est créée une sorte de compétition personnelle envers tout ce qui concerne son amie. Malheureusement, les études ne sont pas la voie tracée pour ces jeunes filles. Et si Elena veut continuer le plus possible, Lila s’en moque, préférant travailler avec son père et son frère cordonnier, et rêvant de créer des chaussures et de faire un beau mariage.

C’est un roman où il n’y a pas forcément beaucoup d’action, c’est une tranche de vie. Il y a des drames, des joies… énormément de descriptions qui m’ont embarquées mais je sais que certains y trouvent quelques longueurs. Moi j’y étais complètement et je n’ai pas eu cette impression. Attention cependant, il y a de nombreux personnage, pas toujours facile de s’y retrouver au début (mais il y a un index heureusement).

Maintenant je serais vraiment curieuse de lire la suite car j’ai vraiment été enchantée par la plume d’Elena Ferrante et qu’elle nous laisse sur un événement particulier. J’espère être aussi emballée, mais sans en attendre trop encore une fois puisque ici on ne nous vend pas une vie exceptionnelle faites d’aventures et de rebondissements, mais juste du quotidien et une relation d’amitié qui évoluera sans doute au fil des années . Voilà d’ailleurs ce qui m’intéresse et je veux savoir pourquoi Lila a disparu.

Les trois saisons de la rage de Victor Cohen Hadria

Voici un livre dont j’avais pas mal entendu parler l’année dernière, notamment parce qu’il a reçu le Prix des libraires, mais aussi parce qu’il faisait partie de la sélection de Prix des lecteurs du Livre de Poche 2012. Deux bonnes raisons pour moi de le lire, alors je l’ai pris lors de la dernière réunion de club de lecture.

Le Livre de Poche - 378 pages

Le Livre de Poche – 378 pages

Dans la Normandie du XIX siècle, un médecin de campagne, le Dr Le Coeur nous raconte à travers son journal les mœurs et coutumes de l’époque.  Veuf depuis quelques années, il vit seul avec une servante plutôt jeune, Honorine, qui était au service de son épouse et dont il n’a pas eu le courage de se séparer au décès de celle-ci. Ses enfants sont grands, mariés, l’un expatrié en Amérique, l’autre mariée a un homme qu’il méprise. En cette période où les vaccins commencent à faire leur apparition, il tente de comprendre comment la Rage se propage et passe son temps libre à écrire une thèse sur le sujet. Mais c’est sans compter sur un soudain retour de vigueur qui lui fait un peu perdre la tête …il faut dire qu’après un période de deuil assez longue il se rend compte qu’il ne laisse pas la gente féminine indifférente.

 

Voici un livre assez particulier que j’ai plutôt bien apprécié. Il s’articule autour de plusieurs parties .

Dans le prologue, une jeune femme se trouve dans une maison où nous comprenons à demi-mots qu’un drame s’est joué. Elle quitte le bureau de son père en emportant des lettres et un cahier, dans quelques jours elle prendra le bateau pour l’Amérique.

La première partie dévoile le contenu des lettres. Nous somme en 1859 et la France entre bientôt en guerre contre l’Italie. De nombreux jeunes gens partent pour effectuer cette campagne. Il s’agit d’une correspondance entre le Dr Rochambeau, Médecin-Major dans l’armée française à son confrère le Dr Le Coeur. Il souhaite aider son ordonnance Brutus Délicieux, illettré, à communiquer avec sa famille et sa fiancée. Il souhaite que le Dr Le Coeur fasse l’intermédiaire, ce qu’il fait d’ailleurs.

Nous apprenons que le jeune Brutus a accepté de prendre la place d’un autre jeune homme du village contre une forte somme d’argent, fortement bienvenue pour sa famille. Il s’est engagé pour 5 ans sans se rendre compte de ce que cela impliquait.

A travers ces lettres nous découvrons une vie de campagne difficile et ingrate où tout s’achète pourvu qu’on ait les moyens.

Dans le cahier, nous trouvons le journal du Dr Le Cœur. A travers une suite d’anecdotes, il nous raconte ses journées, ses tournées, ses recherches, ses amours… Un véritable constat de la médecine et de la vie à la campagne de l’époque. On découvre les prémices de la médecine moderne, mais également les certitudes, les superstitions, la magie noire…tout cela se mélange au détriment de la santé publique. Il écrit une sorte de thèse sur la Rage qui ravage le pays et ses conclusions sur le sujet, mais également sur d’autres, sont parfois un peu particulières pour le lecteur du XXIème siècle que nous sommes.

Et enfin dans l’épilogue, nous retrouvons la jeune femme du prologue, après sa lecture, ainsi que le dénouement de l’histoire dont elle donne les détails dans une lettre au Dr Rochambaud.

Au début je me suis un peu demandé où on allait. J’ai pensé que si tout le livre était fait d’échanges de lettres, je n’irais sans doute pas jusqu’au bout. Mais cette partie se termine, de façon assez surprenante d’ailleurs.

Nous découvrons alors le journal du Docteur Le Cœur et j’ai commencé à bien accrocher. J’ai trouvé très intéressant tout ce qui concernait la médecine, l’hygiène etc… un peu moins toutes ses conquêtes ;-). Par contre il faut bien garder en tête qu’il s’agit d’un journal et non d’un récit.

La fin m’a vraiment prise… par surprise, je ne m’y attendais pas. Mais finalement le puzzle se met en place et je me suis dit : « Ah mais voilà pourquoi….. »

Un récit vraiment très intéressant, le style colle bien à l’époque. Bon je ne veux pas dire qu’on retrouve le style de nos classiques, mais on voit que le Docteur est érudit. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu ce genre là et ce n’est pas désagréable  de retrouver le phrasé d’antan, ainsi on est tout à fait dans l’époque.

challengeQuatreSaisons

Glacé de Bernard Minier

 

J’avais entendu parler de ce livre depuis quelques temps et il me faisait assez envie, donc je l’ai pris au club de lecture la dernière fois.

Pocket – 725 pages

Par une journée particulièrement froide du mois de décembre, quelques ouvriers se rendant à la centrale hydroélectrique pyrénéenne de Saint-Martin-de-Comminges font une macabre découverte en haut du téléphérique : un cheval décapité et à moitié écorché a été suspendu à la passerelle. 

L’enquête est confiée au commandant Servaz. Celui ci étant déjà sur une autre affaire, il voit d’un mauvais oeil qu’on lui demande d’enquêter sur la mort d’un cheval. Mais l’importance de son propriétaire, puis la découverte d’une empreinte qui ne devrait pas être là, qui ne peut pas être là, vont donner un angle très particulier à cette enquête. Avec son équipe, il va tenter de comprendre le rapport entre cette empreinte, la mort du cheval, de nouvelles victimes et des rumeurs surgissant du passé.

Au même moment, Diane Berg, jeune psychologue suisse, vient prendre son poste à l’Institut Wargnier. Il s’agit d’un hôpital psychiatrique unique en son genre qui accueille tous les psychopathes d’Europe pour lesquels aucun autre système d’incarcération n’est possible. Très mal accueillie par le remplaçant de l’homme qui l’a engagé, sous estimée et visiblement « encombrante », elle tente malgré tout de faire son travail le mieux possible. Mais des choses bizarres se passent entres ces murs et autour de l’ancienne colonie de vacances qui se trouve un peu plus loin.

J’ai lu ce gros pavé assez rapidement car j’ai vraiment bien accroché à l’histoire. Comme le titre le laisse entendre, toute l’intrigue se passe dans une atmosphère glaciale. On est en montagne, l’hiver, donc il fait très froid et la nuit tombe tôt. Voilà pour l’ambiance. Ajoutez à cela un institut psychiatrique où sont enfermé des fous dangereux, une ancienne colonie de vacances abandonnée, une vieille histoire de « suicidés » qui refait surface et dont personne ne veut parler …l’intrigue tient bien la route malgré mon impression persistante de déjà vu (un peu Les Rivières Pourpres, un peu Le Silence des Agneaux..). Ça m’a un peu gêné mais pas au point de gâcher ma lecture.

Concernant les personnages, j’ai plutôt bien aimé le commandant Servaz et son équipe, même si parfois quelques situations m’ont semblées un peu tirées par les cheveux. J’ai trouvé assez dommage que l’auteur n’exploite pas plus le personnage de la psy. Finalement on se demanderait presque ce qu’elle fait là, si ce n’est pour créer une alternance dans le récit.

Par contre ce que j’ai vraiment apprécié, c’est la façon dont Bernard Minier termine le livre. Ici au moins, l’auteur ne nous balance pas en 3 pages  une chute qui nous laisse sur notre faim. Non, il prend le temps de nous y amener, de nous expliquer en plus d’une centaine de pages. Et ça m’a plu car j’ai trouvé ça plutôt bien fait ; malgré plus de 700 pages, je ne me suis jamais ennuyée.

La liste de mes envies – Grégoire Delacourt

J’ai tourné autour de ce livre tout l’été. Je le prends,  je le repose, et puis finalement je l’ai laissé. Donc quand il a été proposé au club de lecture, j’ai sauté (le mot est faible) sur l’occasion !

JC Lattès – 186 pages

Jocelyne Guerbette (Jo) vit à Arras et tient la petite mercerie dans laquelle elle avait commencé à travailler et qu’elle a racheté au décès de sa propriétaire. La concurrence est rude avec les grandes enseignes mais elle aime son ambiance et tue le temps en tricotant ou en alimentant son blog consacré aux travaux d’aiguilles et qui a un vrai succès. De ses propres mots, elle n’est pas très belle, un peu trop ronde. Elle a toujours été un peu à l’écart de ce fait, mais ça ne l’a pas empêché de se marier avec Jocelyn et d’avoir eu deux enfants maintenant grands, Nadine et Romain, et un petit ange Nadège, décédée à la naissance mais qui a toujours une grande place dans sa vie. Elle aime son mari et il l’aime aussi à sa manière. A coté de sa mercerie se trouve le salon de coiffure de ses amies Danièle et Françoise, jumelles inséparables qui rêvent de trouver un fiancé et de gagner au loto. Un jour où les filles remplissent leur nième grille, Jo se laisse tenter…et gagne 18 millions…

 

Ce livre n’est pas très gros, mais il a agi sur moi comme un doudou, il m’a fait du bien malgré un sujet qui ne s’y prête pas forcément. Je l’ai dévoré en moins de deux heures. La vie de Jo est toute simple, mais elle ne l’a pas épargnée.  Elle aime son quotidien et sa famille même si tout n’est pas parfait. C’est une femme gentille et bonne. Elle vit beaucoup sur ses souvenirs : sa vie de jeune fille, puis de jeune femme mariée, sa mère, ses enfants, son père.  Elle est très lucide sur son mari, qui l’aime certainement à sa façon, mais qui n’a pas toujours été tendre avec elle, notamment lors de la perte de la petite Nadège. Et elle, sa douleur, son deuil, n’y avait t’elle pas droit ?

Je l’ai trouvée exemplaire avec son père. Amnésique, il vit par boucles de 6 minutes. Au delà, le cerveau rembobine et il ne se souvient plus de ce qu’il vient de vivre. Elle va le voir très souvent, lui raconte sa vie, et toutes les 6 minutes elle se prend dans la figure cette terrible phrase : « Qui êtes vous ?  » J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la façon dont à la fin du roman, elle lui invente mille vies. Il est heureux pendant 6 minutes, elle recommence, ça lui apporte finalement un peu de bonheur à elle aussi.

Ce qui m’a marqué, c’est le discours de la psychologue de la Française des Jeux. Je ne vous cache pas que si je gagne 18 millions, ils iront vite fait sur mon compte 😉 Mais son avertissement est intéressant : gagner c’est un bénédiction mais c’est aussi une malédiction. Tout son speech sur ce qui risque d’arriver, la folie des grandeurs, les sollicitations de la famille, des étrangers…ça peut être violent finalement. Et Jo est très lucide, elle sait ce qu’il adviendra si elle le dit. Je pense qu’elle voudrait sans doute garder le secret ET faire plaisir à ses proches, mais comment justifier cet argent alors que sa mercerie ne marche pas vraiment ?

Et puis je ne peux pas ne pas mentionner son blog : « dix doigts d’or » et son succès. Elle ne s’en rend pas compte mais il est très populaire et apporte beaucoup à ses lectrices. On connaît toutes un blog comme ça, qu’on aime suivre parce qu’il nous fait du bien. Le clin d’oeil des messages à la fin du livre m’a beaucoup plu.

Pour conclure, Jocelyne est un personnage que j’ai vraiment bien aimé. Même si j’avais parfois envie de la bousculer un peu. J’ai aimé ses listes : besoins, envies, folies…Ce roman n’est pas un coup de coeur, mais il fait partie de ceux qui resteront dans ma tête et que je recommanderais pour ce personnage. Un très agréable moment de lecture donc, mais un peu court. J’aurais bien aimé rester un peu plus longtemps avec Jo.

La Comtesse de Ricotta – Milena Agus

 Mes précédentes lectures de cet auteur n’ont pas été très convaincantes. Poussée par l’enthousiasme de mes copines du Club de Lecture,  j’ai voulu faire un nouvel essai .

Liana Levi – 120 pages

 

Dans l’ancien palazzo familial sarde, maintenant divisé en appartements, trois soeurs vivent dans les trois appartement qu’elles ont pu garder. Noèmie l’aînée, un peu vieille fille, vit dans la plus belle partie et garde le rêve fou de racheter tous les appartements. Ses soeurs tentent de lui trouver un fiancé et fondent beaucoup d’espoir sur le neveu de leur ancienne gouvernante venu faire des travaux. Maddalena et son mari passent leur temps à faire l’amour dans l’espoir d’avoir l’enfant tant attendu. Et enfin la troisième, dite « la Comtesse de Ricotta » à cause de son coté maladroit, mère célibataire d’un petit Carlino,  passe par des moments d’euphorie puis sombre à la moindre difficulté.

 

Désolée pour ce résumé un peu rapide mais je n’arrive pas à en faire plus. Je pense que je ne comprendrais jamais l’univers de Milena Agus. Décidément je n’accroche pas. Ni à l’histoire, ni aux personnages, ni au style.  Je passe systématiquement à coté des ses romans . Ce n’est absolument pas une question de qualité, je ne me sens pas légitime pour la juger, mais j’ai l’impression d’être hermétique à ce que j’ai lu . Je ne suis pas sensible à son écriture. Après « Mal de pierres » et « Battement d’Ailes » (on ne pourra pas dire que je n’ai pas essayé) je fais le même constat : je ne sais pas quoi dire de ma lecture, ou plutôt je n’ai rien à en dire.

Je vous invite vraiment à vous faire votre propre opinion, surtout que le livre ne fait qu’une centaine de pages. De nombreux lecteurs apprécient beaucoup cet auteur et je ne voudrais pas que vous vous arrêtiez à mon avis, si on peut appeler ça un avis…

La lamentation du prepuce – Shalom Auslander

Voici un livre du Club de lecture que j’avais tres envie de lire car il y connait un vrai succes. J’etais quand meme un peu sur mes reserves car parfois, ce genre de livre m’agace profondement. 

10-18 – 305 pages

Shalom est un future papa de 35 ans qui a tout pour etre heureux. Oui mais  Shalom vit dans un perpetuel pessimisme, une crainte permanente de la colere de Dieu, un vrai parano . Il faut dire qu’il a ete eleve dans un milieu juif orthodoxe extrement strict, ou l’on respectait scrupuleusement toutes les regles. Mais ces regles, sans les comprendre, Shalom les interprete a sa maniere et ca l’emmene dans des reflexions totalement tordues et tres loufoques. Enfin pour le lecteur, parce que pour lui c’est l’horreur.

Ayant appris qu’avant 13 ans tous les peches d’un fils retombe sur son pere, et vu qu’il deteste le sien, il se met a faire des tas de choses interdites par la religion : deux trois petits ecarts pour commencer, puis evidement il va de plus en plus loin. Il fait des pactes avec Dieu mais ca ne marche pas, il le provoque : toujours rien, oui mais si jamais Il se mettait vraiment en colere  ….

Aujourd’hui adulte, Shalom vit dans la crainte qu’il arrive un malheur au bebe, ou a la maman, ou au bebe ET a la maman. Il oscille en  permanence entre la provocation et la peur . Et quand il apprend que son bebe est un garcon, alors qu’il a enfin reussi a mettre sa famille a l’ecart, voila qu’elle s’immisce a nouveau et que la question de la circoncision apparait. Bien sur chacun y va de son commentaire.

Je ne connais vraiment que tres peu la religion juive, donc je n’ai sans doute pas pu apprecier ce recit a sa juste valeur, mais qu’est-ce-que j’ai ri !!!!  Je le voyais tres bien entre ses phases de provocation et ses phases de parano. Une minute c’est le grand rebelle et la seconde d’apres il se repend… Ce qui est clair, c’est que ce qu’il a vecu enfant se repercute de facon demesuree dans sa vie d’adulte. Comme le dit sa femme a plusieurs reprises : “ ils t’ont vraiment nique la tete, toi…”

Categorie Partie du Corps

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