Challenge Petit Bac : bilan 2015 et présentation 2016

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Une nouvelle année vient de se terminer et avec elle la session 2015 du Challenge Petit Bac d’Enna. Je crois que j’ai trouvé mon rythme car j’ai réussi pour la deuxième année consécutive à lire de quoi remplir 2 lignes, et ce dans les temps (la chronique a juste eu quelques jours de retard, mais on peut donner les liens jusqu’à fin janvier, le livre a été terminé avant Noël).

 

Voici donc mon bilan :

PRÉNOM :

• Ligne 1 : La véritable histoire de NOËL de Marko Leino 

• Ligne 2 : Le Voyage de RUTH de Donald Mc Caig

LIEU 

• Ligne 1 : Un été à BLUEPOINT de Stuart Nadler

• Ligne 2 : En ROUTE de Adam Rex

ANIMAL : 

• Ligne 1 : Au pays des KANGOUROUS de Gilles Paris

• Ligne 2 : PAPILLON de nuit de R.J.Ellory

OBJET : 

• Ligne 1 : Animale T1 – La Malédiction de BOUCLE d’Or de Victor Dixen

• Ligne 2 : L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une ARMOIRE Ikea de Romain Puértolas

COULEUR :

• Ligne 1 : La soeur de l’OMBRE de Patricia MacDonald

• Ligne 2 : Une saison ORANGE amère de Joanna Philbin

PRONOM PERSONNEL SUJET  : 

• Ligne 1 : ON ne voyait que le bonheur de Gregoire Delacaourt

• Ligne 2 : Un avion sans ELLE de Michel Bussi

TITRE EN UN SEUL MOT

• Ligne 1 : TRAQUÉ d’Andrew Fukuda

• Ligne 2 : FRAGMENTS (Partials T2)  de Dan Wells

TAILLE :

• Ligne 1 : Les nouvelles PETITES filles modèles – T1 : L’accident de Rosalind Elland-Goldsmith

• Ligne 2 : Miss Alabama et ses PETITS secrets de Fannie Flagg

MUSIQUE :

• Ligne 1 : Le silence de MELODIE de Sharon M.Draper

• Ligne 2 : Popcorn MELODY de Emily de Turckheim

MORT :

• Ligne 1 : La MORT préfère Ava de Maite Bernard

• Ligne 2 : MORT mystérieuse d’un respectable banquier anglais dans la bibliothèque d’un manoir Tudor du Sussex de L.C. Tyler

GROS MOT (bonus facultatif) :

• Ligne 1 : Anatomie d’une fille A L’OUEST de Andrea Portes

• Ligne 2 : Le retour de l’oiseau TONNERRE T1 : L’eveil de Anne Robillard 

11/11 

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Challenge petit bac 2016

 

Je ne fais plus beaucoup de Challenges, mais celui là je l’aime beaucoup alors je repars pour cette année 2016. Toujours le même principe et quelques règles à respecter, je vous invite donc à vous rendre sur le blog d’Enna pour plus de détails .

Inscriptions jusqu’au 1er février, fin du challenge 31 décembre 2016.

 

Voici les catégories de cette année :

 

• PRENOM

• LIEU

• ANIMAL

• OBJET

• COULEUR

• VOYAGE

• SPECTACLE

• LETTRE ISOLEE

• PONCTUATION

• PHRASE

• GROS MOT (Bonus facultatif)

 

Allez, c’est reparti !!

 

Miss Alabama et ses petits secrets – Fannie Flagg

Pocket - 445 pages

Pocket – 445 pages

 

 

Maggie est une ancienne Miss Alabama, désormais agent immobilier.  A 60 ans elle n’a ni mari ni enfant et aujourd’hui elle a décidé de mettre fin à ses jours, discrètement . Mais c’est sans compter sur Brenda qui tient absolument à ce qu’elle l’accompagne à une représentation de derviches tourneurs. Pour faire plaisir à son amie, elle reporte son projet et décide d’utiliser ces quelques jours pour peaufiner son « départ ». Mais ce petit contretemps ne sera pas le dernier…

 

 

J’avais lu et vu « Beignets de tomates vertes » il y a très longtemps…et j’en gardais un très bon souvenir. J’avoue que c’est la couverture du livre qui m’a arrêtée, et quand j’ai vu que c’était Fannie Flagg je me suis dit que ce serait sympa de la relire.

Et j’ai beaucoup aimé car si on ne retrouve pas la même ambiance que dans le précédent, il s’agit encore une fois d’une histoire de femme. Sa vie, ses choix… auxquels s’ajoutent une petite intrigue autour d’une maison et d’une famille de la ville de Birmingham (USA) où vit désormais Maggie notre héroïne.

Maggie a 60 ans et depuis 5 ans elle pense à se suicider. Aujourd’hui lui apparaît comme étant LE jour ou cela doit se passer. Elle aborde cela avec un très grand calme et prépare donc une lettre d’adieux, expliquant qu’elle s’est occupée de tout concernant sa disparition afin de ne pas causer d’ennuis à ceux qui devront gérer ce « départ ». Mais elle reçoit un appel de son amie Brenda lui demandant de l’accompagner la semaine suivante voir les derviches tourneurs en représentation dans leur ville. Maggie, en bonne amie se dit qu’elle ne peut lui refuser cela, son projet pouvant attendre une semaine. Une semaine qu’elle met à profit pour l’organiser encore plus minutieusement . Mais évidement le sort semble vouloir lui fait repousser l’échéance encore et encore, la mettant dans des situations improbables et souvent loufoques.

J’ai beaucoup apprécié Maggie, dont on découvre la vie au fil des pages. En effet elle nous raconte ses amours, ses amis, son quotidien. Il y a l’agence immobilière pour laquelle elle travaille, jadis tenue par Hazel, personnage hors du commun mais totalement irrésistible malheureusement aujourd’hui disparue. Le reste de l’équipe est d’ailleurs presque plus une famille que de simples collègues. Et puis la petite guerre contre Babs Bingington, leur concurrente directe prête à tout pour leur voler une vente, la pousse dans ses retranchements… Elle veut se suicider, mais ne pas causer d’embarras. Etonnement elle n’est pas dépressive et je dirais presque même plutôt optimiste. Il y a de nombreux flash-backs qui nous apportent beaucoup sur la personnalité de Maggie et ses choix .

Et puis la vente d’une maison emblématique de la ville apporte également un nouvel angle sur le propriétaire et la famille qui la possédait. Un mystère l’entoure apportant une touche de mystère au récit.

Il y a des moments très drôles, d’autres plus nostalgiques, mais j’ai vraiment beaucoup aimé l’ensemble, la vie de Maggie, l’histoire de la maison … J’ai passé un excellent moment avec cette lecture, c’est vraiment le genre d’histoire dans laquelle j’aime me plonger de temps à autres.

 

http://deslivresdeslivres.wordpress.com/2014/06/05/challenge-1-pave-par-mois/

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[Jeunesse] Les nouvelles petites filles modèles – T1 : L’accident – Rosalind Elland-Goldsmith

Le Livre de Poche Jeunesse – 306 pages

 

Camille et Madeleine attendent leur cousine Marguerite qui doit venir les rejoindre avec leur tante Colomba, dans la maison que leur maman vient de rénover pour en faire des chambres d’hôtes.

Soudain elles entendent un terrible bruit venant de la route : il y a eu un accident !!!  Heureusement sans trop de gravité, mais pour les petites qui ont perdu leur papa peu de temps auparavant, le choc est important.

Plus de peur que de mal, et c’est donc dans cette maison qu’elles vont entamer leurs vacances… Camille et Marguerite sont très complices, délaissant quelque peu Madeleine qui attend avec impatience l’arrivée de son amie Sophie. Malheureusement, la disparition des parents de cette derniere et sa vie auprès de sa tutrice semblent avoir bien changé la petite fille, au grand désarroi de Madeleine..

 

 

 

Comme beaucoup de petites filles j’imagine, c’est avec la Comtesse de Ségur entre autres que j’ai lu mes premiers romans. Les Malheurs de Sophie, Les Petites Filles modèles, Les Vacances…. je les ai lu et relu, et même si je ne m’en souviens que partiellement, j’en ai garde un excellent souvenir et j’ai eu très envie de voir comment cela serait traité ici.

Nous redécouvrons  les personnages, remis au goût du jour, mais on retrouve assez bien les personnalités : 3 petites filles modèles, gentilles et polies, et une qui ne fait que des bêtises, grognon et antipathique…

Comme dans le roman d’origine, l’histoire débute par un accident. Heureusement Marguerite et sa maman s’en sortent avec quelques bleus seulement. Ici elles sont tante et cousine, et non pas des étrangères . Sans doute pour rendre un peu plus crédible le récit qui se passe à notre époque.

Par contre j’avais un peu oublié le côté accumulation de malheurs dans leurs vies : Camille et Madeleine ont perdu leur papa récemment, Sophie ses deux parents (et oui, on retrouve bien l’épouvantable tante et tutrice, qui était la belle mère de Sophie dans l’histoire originale ) Et pour finir le papa de Madeleine est en déplacements depuis plusieurs mois pour une mission en Afrique…

 

J’ai bien aimé ce roman malgré quelques petites incohérences certainement dues à ma vision d’adulte, et je pense qu’il plaira beaucoup aux petites filles de 8-9 ans. Seul bémol, petite chose qui m’a gênée dans la fluidité de ma lecture : L’auteur a totalement respecté la mise en page de la Comtesse de Ségur concernant les dialogues… et j’ai beaucoup de mal avec cette présentation . Vous avez à la fois les tirets classiques de dialogues, mais aussi la présentation en paragraphe avec le prénom de celui qui s’exprime au dessus, accompagné d’une description en italique ( Par ex : Camille, un peu gênée), comme dans les pièces de théâtre. Alors autant je trouve ça plutôt bien que l’auteur colle au texte  et à la mise en page d’origine, autant personnellement ce changement constant me gêne beaucoup dans ma lecture (de plus je ne sais pas pourquoi, mais mes yeux sautent systématiquement les noms, c’est d’ailleurs pour ça que je lis peu de théâtre)

 

Mais sinon j’ai trouvé que nos petites filles modèles avaient été bien remises dans notre époque, avec des préoccupations actuelles. Elles sont mignonnes et attachantes, même si un peu trop « sages et obéissantes » parfois (à part Sophie, mais elle a des circonstances atténuante)

Bref un joli petit roman que je recommande et dont je lirai probablement la suite le jour où j’aurai envie de retourner dans mes repères doudous de l’enfance.

 

Challenge Jeunesse Young Adult #5

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L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea – Romain Puértolas

Fakir

Le Livre de Poche – 307 pages

 

Ajatashatru Lavash Patel, fakir de son état, débarque de son Inde natale pour 24 heures afin d’acheter un matelas à clous chez Ikea. A peine le premier pied posé sur le sol français, il va se mettre dans une situation improbable avec un chauffeur de taxi peu recommandable….Ensuite rien ne va se passer comme prévu et il finira dans une armoire, comme passager clandestin pour un voyage aussi loufoque qu’improbable à travers l’Europe et la Lybie…

 

La sortie de ce roman au titre à rallonge ne m’avait pas échappée, mais il a fait un tel buzz que j’ai préféré attendre un peu…et puis je l’ai finalement acheté en poche cet été. Depuis quelques temps j’enchaine la littérature jeunesse et j’avais envie de quelque chose de léger et drôle pour passer à autre chose n’arrivant pas a entre dans un roman adulte. L’effet couverture jaune qui détonne dans ma bibliothèque me l’a rappelé à mes bons souvenirs..

Nous avons donc un fakir (aussi fakir que moi), venu acheter un matelas à clous seulement disponible chez Ikea France (ok !). Devant attendre, et n’ayant pas de quoi se payer un hôtel, il décide de passer la nuit sur place. Je passe sur le fait qu’il a le temps de se faire à manger dans le restaurant du magasin, lire un journal et dormir avant de se faufiler dans une armoire en entendant quelqu’un arriver ( non pas quelqu’un de la sécurité, hein, une équipe du magasin qui passe sans le voir !).

Evidemment il se retrouve enfermé, mis dans un camion, se retrouve avec des clandestins , se fait arrêter, est renvoyé de pays en pays, se cache dans la malle valise d’une actrice qui l’invite dès qu’elle découvre sa situation…bref

L’auteur s’amuse beaucoup dans ce roman, notamment avec les prénoms des indiens, il propose à chaque fois une prononciation différente pour nous aider. Concernant les personnage occidentaux, on a le droit à une Sophie Morceaux, actrice de son état, Mick Jagger-LeCoultre chanteur  ou bien encore un Gustave Palourde ou un Michou Lapaire… voilà, voilà…

Alors effectivement c’est plutôt loufoque, c’en est même grossier. Je me demande d’ailleurs si l’auteur n’a pas fait exprès de nous sortir des blagues téléphonées et des jeux de mots un peu faciles (pour rester correcte). Les traits de notre fakir sont bien forcés, les autres personnages sont assez caricaturaux et l’intrigue totalement improbable. Ça manque quand même d’un peu de subtilité . La partie concernant les clandestins était intéressante, mais elle est un peu noyée dans le reste…

Cependant j’ai passé un bon moment, comme quand on regarde une de ces comédies à la Pierre Richard ou Mr. Bean. C’est gros, c’est un peu lourd, et à la fin je ne sais plus si j’ai rit parce que c’était vraiment drôle ou parce que le récit était grotesque, mais j’ai quand même rit ! C’est le paradoxe de la littérature parfois.

On est donc loin de la grande littérature et de l’humour fin, mais ce roman se lit très vite et il a eu le mérite de me remettre sur les rails. J’avais besoin de quelque chose de léger et drôle, il a parfaitement fait son travail !

Challenge Petit Bac 2015

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[Jeunesse/YA] Le retour de l’Oiseau Tonnerre – Tome 1- L’éveil – Anne Robillard

 

 

Logan est un quarantenaire plutôt banal. Divorcé, il a une fille adolescente avec laquelle il s’entend assez bien et travaille dans une boutique de réparation d’ordinateurs pour laquelle il ne compte pas ses heures. Un jour, un étrange phénomène le plonge dans le passé. A l’aide de Rain, une médium, il va découvrir que l’on vit tous plusieurs vies et qu’il va devoir remonter le temps pour découvrir ce qu’il est censé faire dans l’actuelle. C’est le début d’une aventure étonnante où il retournera dans l’Atlantide, en Égypte, en Mésopotamie et plus encore.

Mais quel est donc son destin ?

 

 

J’avais entendu parler d’Anne Robillard bien sur, mais je n’avais jamais pris le temps de la lire. Je sais que ses sagas sont très prisées, alors j’ai eu envie de découvrir celle-ci. Ecrite il y a une vingtaine d’années, l’auteur a décidé qu’il était temps de la publier.

 

C’est un premier tome pour lequel j’avais mis la barre assez haute et j’en ai un avis assez mitigé. On rencontre donc Logan et on est assez vite plongé dans le vif du sujet. Peut être un peu trop vite… Combien de fois j’ai pu lire des séries où le personnage principal prenait un temps fou à accepter ce qui lui arrive. Ici, à l’inverse, Logan pourtant sceptique concernant le surnaturel, accepte la situation très rapidement . « Je dois sauver le monde ? Ok ! »  J’exagère un peu mais c’est un peu le sentiment que j’ai eu. Tout comme l’arrivée d’un être de lumière dans son salon ne semble pas le perturber plus que ça. Son enthousiasme alors qu’on ne veut rien lui expliquer de sa quête me laisse légèrement perplexe.

Par contre j’ai vraiment aimé ses voyages dans le passé (malgré quelques inexactitudes), la façon dont Logan se retrouve dans ses précédentes vies. Il n’y est pas spectateur, comme il le faudrait pour se préserver, mais vraiment celui qu’il était à l’époque. Tout lui revient, ses sentiments, ses aptitudes à telles ou telles choses. Il revit véritablement une période de ses précédentes vies à un moment où cela peut l’aider à comprendre ce qu’il va devoir faire. Evidemment c’est assez éprouvant  et cela se ressent sur sa vie personnelle.

Eprouvant également car ce n’est pas moins de 10 anciens « lui » que Logan va découvrir dans ce premier tome. Ça fait quand même beaucoup et je me demande combien d’autres vies nous visiterons avec lui dans les 2 prochains .

 

Honnêtement je ne sais pas encore si j’aimerais lire la suite . On passe d’une vie à l’autre et Logan est censée apprendre de ces vies mais ce n’est pas flagrant ni pour lui, ni pour le lecteur. On refuse de répondre à ses questions, car ce n’est pas le moment. Le problème c’est qu’après cette énumération, on aimerait bien quelque chose de grandiose qui nous donne désespérément envie de connaître la suite, mais là je trouve que c’est trop plat…et cette fin n’a rien d’un cliffhanger. Donc j’attendrai les avis sur les prochains tomes avant d’éventuellement m’y plonger.

 

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Challenge Jeunesse Young Adult #5

Papillon de Nuit – R.J.Ellory

 

1982, Daniel attend son exécution dans le couloir de la mort. Son crime : avoir tué son ami Nathan  20 ans plus tôt. Alors que le jour de l’exécution approche, un prêtre vient lui rendre visite et lui propose de recueillir sa dernière confession. Daniel se lance alors dans l’histoire de sa vie, son adolescence en Caroline du Sud, son amitié indéfectible pour Nathan un jeune homme noir dans un Etat assez raciste en pleine ségrégation, leur fuite pour échapper à la conscription alors que la guerre du Vietnam fait rage, l’évolution des deux jeunes hommes dans cette Amérique trouble des sixties.

Petit à petit la trame du drame se met en place mais tout n’est pas aussi simple qu’il n’y parait…

 

 

Ellory est un auteur de j’aime beaucoup et je lis ses livres au compte-gouttes pour faire durer le plaisir. Cet été j’ai eu le plaisir de découvrir son premier opus sorti dans la toute nouvelle collection Sonatine +. Un format semi-poche que j’aime énormément : taille impeccable et grande souplesse de l’objet pour une bonne prise en main de ce petit pavé.

 

Dans ce roman nous retrouvons Daniel Ford alors qu’il passe ses derniers moments dans le couloir de la mort. Il s’y trouve déjà depuis plusieurs années pour le meurtre de son ami Nathan. Il raconte une dernière fois sa vie à John Rousseau, un prêtre venu recueillir ses dernières confessions. Par un système de flashbacks très bien réussis, Ellory nous emmène dans les années 60 puis revient en 1982 avec un talent qu’il maîtrise parfaitement.

Daniel, petit garçon blanc et Nathan, petit garçon noir, ont forgé leur amitié autour d’un sandwich au jambon quand ils avaient 6 ans. Ils ont ensuite grandi ensemble dans la petite ville du sud des Etats-Unis. Adolescents sont confrontés à la montée du racisme, la ségrégation, le Ku Klux Klan et surtout la peur de recevoir la lettre maudite qui les enverrait au Vietnam.

On découvre un Nathan un peu dominateur, et Daniel d’une loyauté sans faille, mais on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi il le suit de cette façon, comme si son propre jugement et son libre arbitre passait après son amitié.

Et puis vient le drame, Daniel est arrêté pour le meurtre de Nathan. Mais que c’est-il passé, pourquoi ? Daniel raconte en détails les événements, on découvre alors comment il en est arrivé là.

A travers ce récit on plonge directement dans cette période finalement assez trouble. On découvre aussi un certain milieu carcéral où se côtoient non seulement des criminels de tous bords mais aussi des gardiens plus ou moins professionnels. Certains extrêmement bienveillants, d’autres horriblement sadiques.

 

Encore une fois j’ai été par conquise par Ellory. J’ai adoré ce roman qui nous met dans la position de témoins des confessions de Daniel; à la fois de ce qu’il dit à John Rousseau, de ce qu’il ne lui dit pas aussi et enfin de cet univers carcéral que l’auteur connait plutôt bien pour y avoir passé quelques années. On retrouve dans ce premier roman le talent déjà bien présent de l’auteur et on découvre à quel point Ellory était prometteur. Si vous connaissez ses romans qui ont suivi vous comprendrez mon enthousiasme, sinon je vous invite fortement à les découvrir.

 

http://deslivresdeslivres.wordpress.com/2014/06/05/challenge-1-pave-par-mois/

 

 

 

 

 

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Au pays des kangourous – Gilles Paris

Au pays des kangourous

 

Simon à 9 ans. Il vit avec son Papa qui est écrivain « pour les autres » et sa maman, une business-woman tout le temps partie en déplacement en Australie. Un jour il retrouve son papa dans le lave-vaisselle…Il appelle au secours sa grand-mère, Lola, qui va le prendre sous son aile le temps que son père se remette. En visite à l’hôpital où ce dernier est soigné, Simon rencontre Lily, une petite patiente un peu particulière qui a l’air de bien connaître le lieu et de savoir également beaucoup de chose sur les gens.

A travers ses rêves, Simon tente de comprendre ce qui arrive à son père et pourquoi le travail de sa maman la retient toujours plus longtemps au pays des Kangourous..

 

Ma première rencontre avec Gilles Paris avait été avec L’été des Lucioles, un gros coup de coeur. On m’avait fortement recommandé de lire celui ci et j’ai replongé avec grand plaisir dans son univers.

De nouveau nous nous retrouvons avec un petit garçon de 9 ans face à des adultes qui préfèrent taire les choses.

La maman de Simon, Carole, est tout le temps en déplacement. Elle a un poste très important dans une grande multinationale. Il passe son temps à demander quand elle doit revenir…mais son travail l’accapare beaucoup et l’Australie est trop lointaine pour des allers-retours réguliers. On découvre ensuite que c’est une maman peu caline, qui évite les contacts avec Simon qui en souffre.

Son papa, Paul, est écrivain. Il écrit pour les autres. D’ailleurs Carole lui reproche souvent de ne pas écrire son propre roman et ceci fait part des nombreuses causes de disputes entre eux. Trop de choses semblent désormais les séparer.

Un jour Simon retrouve Paul dans le lave-vaisselle… Sa Grand-mère Lola, femme plutôt originale, le prend sous son aile. Sans mari, entourée de copines aussi fantasques qu’elle surnommées « les sorcières », elle tente de faire passer ce mauvais moment avec le plus de douceur possible.

Mais les adultes n’expliquent rien…qu’arrive t’il à Paul ? Pourquoi Carole ne rentre pas ? Pour un petit garçon de cet âge qui a besoin de stabilité et qui a peur de tout, c’est plutôt terrifiant, même si Lola fait son possible pour lui faire passer de bons moments. C’est finalement Lily, une fillette rencontrée lors d’une visite à l’hôpital qui lui donne les clés pour comprendre la situation.

J’ai adoré le personnage de Simon. Cet enfant est terriblement attachant et le fait qu’il soit le narrateur accentue ce côté.. J’avais envie de le réconforter quand il avait peur, de le rassurer sur ce qui se passait. J’ai rêvé avec lui, souffert de l’absence avec lui..

J’ai beaucoup aimé également le personnage de Lily… tout au long de ma lecture j’ai essayé de savoir qui elle était . On nous la présente comme une enfant autiste, mais je l’ai perçue autrement et cette idée me plaît, à vous de vous faire votre opinion. J’aurais peut-être l’occasion de connaître le point de vue de l’auteur.

 

C’est donc un roman que j’ai beaucoup apprécié et une nouvelle fois je remarque avec quel talent Gilles Paris se met dans la peau d’un enfant de 9 ans et nous parle de façon simple de sujets qui ne le sont pas, sans jamais tomber dans la facilité.  C’est loin 9 ans pour moi et en même temps plein de souvenirs remontent à la surface, de la même façon que dans L’été de Lucioles. Effectivement à cet âge on ne comprend pas les choses de la même façon. Les adultes veulent protéger les plus jeunes, mais quelle est la bonne façon de le faire ?

 

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