[Jeunesse] Chasseurs de livres -Jennifer Chambliss Bertman

R Jeunesse – 448 pages

 

 

Emily vient à peine de s’installer à San Francisco avec ses parents et son grand frère, qu’elle découvre par hasard une édition très particulière du Scarabée d’or d’Edgar Allan Poe, derrière une poubelle du métro . Pour cette passionnée du jeu de la « Chasse aux livres », quelle surprise de découvrir que ce dernier pourrait être le point de départ du nouveau défi de son créateur, le fameux éditeur Garrison Griswold, lui même habitant de la ville et qui vient justement d’être agressé . Emily s’amuse alors à tenter de déchiffrer cette nouvelle énigme en avant première avec son voisin James. Mais il semblerait que cet exemplaire attise les convoitises…étonnant pour un jeu qui n’a pas encore été lancé …

 

 

La famille d’Emily déménage souvent, tous les ans en fait. Le but étant de vivre dans chacun des 50 Etats américains . Les parents peuvent travailler de loin et leur blog sur le sujet commence à avoir un joli succès. Jusque là ça n’a jamais été un problème pour Emily. Amoureuse des livres, elle passait son temps à lire et à jouer au fameux jeu en ligne : « la Chasse aux livres ». Il s’agit de cacher des livres en laissant des indices/énigmes aux autres joueurs, et d’essayer d’en trouver par le même système. Le jeu est très populaire et Emily totalement fan de son créateur Garrison Griswold. Ce déménagement a une saveur particulière car San Fransico est justement la ville où il vit. Mais à peu près au moment où la famille arrive, il se fait violemment agresser. Toutes les hypothèses sur son état de santé sont alors évoquées …

Ce même jour, Emily trouve un livre caché derrière une poubelle. Pour elle pas de doute, il s’agit d’un exemplaire du jeu et elle s’empresse de le récupérer en laissant l’habituelle carte des chasseurs. Hors ce livre a été perdu par Griswold lors de son agression, ça Emily ne le sait pas. Mais en habituée des énigmes, elle se rend compte que cet exemplaire n’est pas comme les autres, et c’est avec l’aide de son voisin James qu’elle essaie de renouer l’énigme de ce qui pourrait bien être un nouveau jeu. Elle découvre en même temps les saveurs de l’amitié, que jusque là elle ne connaissait pas vraiment, voir évitait, pour se protéger sans doute.

Elle se lance donc dans la résolution de l’énigme. C’est d’autant plus important pour elle que depuis son agression, plus personne n’a de nouvelle de l’éditeur. Il semblerait que des choses plus graves se trament autour de ce livre. Qui le convoite au point d’envoyer deux gros bras s’attaquer à des enfants ?

 

 

Ce livre est vraiment très sympa et l’énigme bien menée. J’ai beaucoup apprécié le principe car il est relativement réaliste, même si parfois un peu tiré par les cheveux pour mes yeux d’adulte ( mais on s’en fiche je ne suis pas la cible 😉  ). On rencontre des personnages vraiment très attachants, Emily et James bien sur, mais aussi un libraire ou encore un professeur de collège féru de codes secrets. On découvre également San Francisco en suivant les pas de nos héros, et la ville prend une place à part entière dans le récit. Et puis évidement on en apprend sur Edgar Allan Poe ce qui ne gâche rien.

Les amateurs de livres, de chasses aux trésors et autres énigmes devraient se régaler dans ce roman qui fait aussi une large place à l’amitié. J’avoue que je serai bien tentée de lire les prochains tomes lors de leur sortie !

 

 

Catégorie Sport/Loisirs

https://mutietseslivres.com/2017/10/01/challenge-jeunesse-young-adult-7/

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Challenge Petit Bac 2017 le bilan , et présentation du challenge 2018 !

 

Voici enfin le bilan du Challenge Petit Bac version 2017, je suis contente de moi puisque j’ai réussi à le terminer (dernière chronique à venir très bientôt , mais livre lu en décembre).

 

PRÉNOM : La vie enfuie de MARTHA K. – Angélique Barbérat

LIEU : Les Chevaliers d’ANTARES  (T1) : Descente aux enfers – Anne Robillard

ANIMAL : A l’HERMINE blanche – Kyra Dupont-Troubetzkoy

OBJET : Les cartographes – Livre 1 : La sentence de VERRE – S.E. Grove

COULEUR : BLUE – La couleur de mes secrets – Camille Pujol

SPORT/LOISIR : CHASSEUR de livres – Jennifer Chambliss Bertman

PERSONNE CÉLÈBRE : HARRY POTTER et l’enfant Maudit – Jack Thorne

ALIMENT / BOISSON : MOUSSELINE la serieuse – Sylvie Yvert

SPHÈRE FAMILIALE : Les FILLES de l’été – Mary Alice Monroe

MORT : Le temps est ASSASSIN – Michel Bussi

GROS MOT (bonus facultatif) : La VOLEUSE de livres – Markus Zusak

11/11

 

Et bien entendu , je me lance de la version 2018 .


 

Voici les catégories de cette année (CC du blog de l’article d’Enna, tous les détails et instructions spécifiques à consulter là bas.) :


PRÉNOM : masculin ou féminin, surnom, diminutif (mais pas nom de famille)


LIEU : réel ou imaginaire ou nationalité … (ville, pays, état, continent, fleuve, mer, lieu naturel, construit, aménagé…, j’accepte « ici » et « là », les pièces et les bâtiments et les nationalités)


ANIMAL : réel ou imaginaire… (de l’insecte au dinosaure en passant par les licornes et les sirènes et les mots associés comme « animal », « bête », « bestiole »…)


OBJET : petits ou gros, du moment qu’ils sont transportables. J’accepte le mot « objet » mais je n’accepte pas « maison » ou « immeuble » par exemple.


COULEUR : Toutes les couleurs que l’on peut trouver dans les catalogues de peintures sont acceptées 😉 et aussi les mots « couleur », « teinte », « nuance », « ombre»…


DÉPLACEMENT/ MOYEN DE TRANSPORT : Tous les verbes de déplacements ou les moyens de transport que ce soit avec le corps ou avec des véhicules.


PASSAGE DU TEMPS  : tout ce qui découpe le temps qui passe (minutes, heures, jours, semaine, mois, année, dates, matin, midi, soir, après-midi, passé, présent, futur, moment, maintenant, avant, après, vie et mort…)


TITRE MOT UNIQUE : le titre ne doit contenir qu’un seul mot ! J’accepte un signe de ponctuation après le mot (point d’exclamation ou d’interrogation, points de suspension) mais pas d’article ni de tiret et je ne prends que les titres sans sous-titre.


MOT POSITIF : un mot qui comme son nom l’indique évoque quelque chose de positif (nom ou adjectifs comme joie, bonheur, amour, beauté, fête, victoire, charmant,  gentillesse, heureux, charmants, aimable…)


ART: tout ce qui a un lien avec l’art (musique, écriture, peinture, cinéma, poésie…) Je prends aussi les noms artistes et de courants (picturaux ou musicaux par exemple). Je prends aussi les objets liés à l’art objets liés à la peinture (pinceaux, atelier, toiles), la photographie (appareil photo, tirage) , la musique (instruments, partition…) etc…


GROS MOT (bonus facultatif) : assez libre puisque j’accepte tout ce qui peut être dit d’un ton insultant ou méprisant… Ça va de « zut », « flûte », « crotte » jusque aux grosses insultes bien vulgaires en passant par des grossièretés plus fleuries à la Capitaine Haddock! Tout ce qui quand c’est dit sur un certain ton peut être insultant.


 

 

Et c’est parti !!!

La voleuse de livres – Markus Zusak

Pocket – 632 pages

 

La première fois que la Mort rencontre Liesel Meminger, c’est lorsqu’elle vient emporter l’âme de son petit frère qui n’a pas survécu à une vilaine toux alors qu’ils se rendaient dans une famille d’accueil près de Munich, leur mère cherchant à les protéger,  nous apprendrons plus tard pourquoi. C’est également à ce moment qu’elle lui donnera le surnom de « La voleuse de livres », quand elle la surprend à dérober le livre du fossoyeur. Elle croisera encore deux fois son chemin, sans la prendre.

Liesel s’installe chez Hans et Rosa Hubermann….non sans difficultés d’adaptation. Ses nuits sont rythmées par un affreux cauchemar où elle voit encore et encore mourir son petit frère.

Nous sommes aux débuts de la deuxième Guerre Mondiale, et Liesel découvre les côtés sombres de l’Allemagne nazie auprès d’un ami aux cheveux citron qui rêve d’être Jesse Owen, d’un père nourricier accordéoniste porteur d’une promesse, d’un juif caché au sous sol, et d’une femme au coeur brisé.

 

 

 

J’ai beaucoup aimé ce roman. J’avoue que je l’avais depuis très longtemps dans ma bibliothèque et que tout le monde m’en disait énormément de bien. Justement… je me méfie toujours.

Le parti pris de choisir la Mort comme narratrice est plutôt étonnant. Mais nous découvrons ici une Mort très éloignée de ce dont nous avons l’habitude dans notre imaginaire. Pas de faux, pas de manteau noir, pas de squelette en guise de corps… cette Mort est plutôt bienveillante, prenant les âmes dans ses bras pour les aider à passer de l’autre côté en douceur. Une Mort qui en a assez de ces guerres, de ces massacres….

Etonnement elle nous dévoile dans les premières pages ce qu’il va se passer et qui elle va venir chercher…c’est un peu particulier.

Nous sommes aux côtés d’allemands qui n’ont pas choisi le nazisme, des gens ordinaires, des familles ordinaires, des résistants aussi à leur manière. On voit bien ainsi que le peuple allemand a pour beaucoup subit la situation et s’il n’a rien dit ou rien fait, c’est tout simplement qu’il n’en avait pas la possibilité, les conséquences sur lui, sur les familles auraient été trop graves. Comment les juger ??? Ils sont autant victimes finalement.

Par les yeux de Liesel, nous suivons l’Histoire dans l’histoire : la nuit de Cristal, les jeunesses hitlériennes, les files de prisonniers juifs conduits au camp de Dachau tout proche et tant d’autres choses encore…

 

Les personnages sont forts, extrêmement forts et touchants. Je m’y suis beaucoup attachée  et ils font de ce roman une véritable réussite.

Liesel d’abord, qui ne comprend pas pourquoi elle est là, dont on se moque car elle ne sait pas lire, mais qui s’en donnera les moyens avec l’aide de son père nourricier, Hans qu’elle appelle désormais Papa. Toutes les nuits elle est réveillée par un terrible cauchemar et toutes les nuits Hans vient la réconforter et reste avec elle. Ensemble ils lisent, Liesel apprend….elle n’hésite pas à voler des livres pour cela, d’où le titre du roman . C’est un homme de parole et il n’hésitera pas à prendre le risque de cacher le fils d’un ami juif avec la complicité de sa femme Rosa. Risque d’autant plus important que son fils est lui même un nazi pur et dur, et que la Gestapo veille.

Rosa, sa mère nourricière, est d’apparence très dure avec elle, la frappant, l’insultant. Mais elle a un véritable coeur d’or. Ces deux là vont petit à petit s’apprivoiser et même si Hans reste le préféré de Liesel, un amour sincère les unit.

Il y a également Rudy, le voisin aux cheveux citron, le parfait petit aryen qui rêve d’être Jesse Owens et qui jure d’embrasser un jour Liesel. Il est son compagnon de jeu, son complice de vol, son ami .

Et puis Max, le boxer qui rêve d’affronter Hitler sur un ring, un juif caché au sous-sol qui lui fera le plus beau des cadeaux en lui écrivant un livre, repeignant en blanc des pages de Mein Kampf…

Il y a pour finir la femme du maire, et son impressionnante bibliothèque de livres ayant appartenu à son fils désormais disparu, qui cherche en Liesel un nouveau souffle.

 

Voilà, c’est un roman très intense où les émotions se bousculent, qui fait monter les larmes parfois, qui donne de l’espoir en l’être humain malgré tout. Un roman à la construction originale : courts chapitres, intervention de la Mort régulièrement comme un témoin des événements  … Un roman qui s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux adolescents et qui permet pour une fois d’être au coeur de l’Allemagne, cette Allemagne qui n’avait rien demandé, surtout pas d’être au coeur d’une guerre et d’un effroyable génocide.

Pour les amateurs, un film en a été tiré .

 

Catégorie Gros mot

https://mutietseslivres.com/2017/10/01/challenge-jeunesse-young-adult-7/

À l’Hermine blanche – Kyra Dupont-Troubetzkoy

 

 

 

Sacha, 5 ans, fait une terrible chute depuis le balcon de l’appartement de l’Hermine Blanche. Elle vient de perdre sa mère adorée… Bien plus tard, nous découvrons sa vie après le drame. Elle se raconte petite fille puis adulte, y mêlant la vie de sa mère Sophie au fur et à mesure de ce qu’elle apprend : sur cette dernière, sur sa famille,  l’histoire dans l’Histoire… Tout ce qui a fait d’elle l’adulte d’aujourd’hui et qu’elle est enfin prête à entendre et comprendre.

 

 

Sacha grandit entourée d’amour auprès de sa mère Sophie et du compagnon de celle-ci, Sam.  Sa vie est pour elle merveilleuse même si son père n’est pas tellement présent. Peu importe, Sam est là.

Et puis c’est le drame. Sa mère disparaît, morte de chagrin lui dit-on… Peu de temps après Sacha tombe du balcon et toutes les hypothèses sont envisagées . Son père et sa belle-mère la prennent en charge mais sont terriblement maladroits face à cette enfant si jeune et déjà cabossée par la vie ; démunis, ils décident de l’envoyer en pension. Elle a 5 ans…. Heureusement ses grand-parents lui apporteront un peu de ce qui lui manque tant.

Par le biais de chapitres interposés, Kyra Dupont-Troubetzkoy nous raconte l’histoire de Sacha qui s’entremêle à celle de Sophie au fur et à mesure de ses recherches,  pour arriver à ce qui a été à la genèse du drame, des drames. Car tout ne se cantonne pas à uniquement Sophie. Descendante de l’aristocratie russe, c’est toute son histoire familiale aux personnalités imposantes comme son grand-père Alexandre que nous découvrons. Mais c’est également celle de la descendance de cette génération qui a vu l’Empire Russe s’écrouler et que Sacha va rencontrer en osant enfin et simplement poser des questions aux témoins de ces existences. La terrible et profonde douleur de l’exil, l’espoir de retour jamais exaucé .

Et puis tous ces nons-dits, volontaires ou non, mais beaucoup trop nombreux. Quel immense gâchis…

 

Ce roman a été comme un coup de poing et je n’ai certainement pas toujours su mettre la distance qu’il fallait dans ma lecture. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à écrire cette chronique, tout n’est pas encore digéré, tant de choses se bousculent encore. Je ne m’attendais pas à ressentir tout ça quand Kyra m’a proposé de lire son dernier roman . Même si le récit n’est pas autobiographique, on sait que certaines choses viennent de son histoire personnelle, elle ne s’en cache pas. Qui, quoi, comment peu importe, et comme elle l’espérait cette dernière peut résonner avec les histoires de chacun de nous. Dramatiques ou heureuses, mais tellement profondément intimes. On ne peut pas rester insensible, enfin moi je ne peux pas.

Et puis j’ai toujours été attirée par la Russie des Tsars, une sorte de fascination pour tout ce qui tourne autour des familles royales ou impériales . Je suis même allée rechercher sur le web des infos oubliées sur la révolution bolchevique,  sur les personnages connus cités pour les replacer historiquement, abandonnant ma lecture au milieu d’un paragraphe . Et puis je me suis rappelée avec une précision étonnante mes cours d’histoire de l’Art, ajoutant des images aux mots de Sacha.

J’ai eu l’impression d’être témoin d’une histoire qui ne m’appartient pas mais qui me parle, de la vivre dans l’ombre des personnages.

Chamboulée, touchée, coulée, voilà comment j’en suis sortie. Pardon si ma chronique part un peu dans tous les sens, je suis encore K.O un mois après ma lecture.

 

C’est donc un roman que j’ai trouvé très fort, un ascenseur émotionnel dont les personnages vont m’accompagner longtemps, très longtemps.

 

Merci Kyra, n’arrête jamais d’écrire….

 

Catégorie Animal

Les filles de l’été – Mary Alice Monroe

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Alors que Marietta Muir s’apprête à fêter ses 80 ans, elle fait le triste constat que ses petites filles autrefois si soudées et heureuses de se retrouver l’été autour d’elle dans la maison familiale de Sea Breeze en Caroline du Nord, n’ont plus grand chose en commun et ne viennent presque plus la voir. Elle fait le pari fou de les réunir une dernière fois cet été toutes les trois, pendant 3 mois. Carson, Dora et Harper acceptent de passer quelques jours auprès de leur Mamaw pour son anniversaire, quelques jours qui changeront peut être tout…

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Une grand-mère, trois soeurs, une maison de famille, des souvenirs, une invitation sous forme d’ultimatum à venir passer l’été à Sea Breeze… voilà pour l’essentiel.

Carson, Dora et Harper ont deux choses en commun : leur père Parker et leur grand-mère Mamaw. Et c’est tout. Nées de trois mères différentes, elles sont complètement à l’opposé les unes des autres. Pour résumer, Parker était un artiste qui se disait écrivain, mais n’en avait pas le talent même s’il cachait bien son jeu. Il était surtout un alcoolique invétéré. Très complices petites, Mamaw se désespère de les voir aujourd’hui si éloignées et tente le tout pour le tout afin les réunir.

Dora est l’aînée. Elle qui semblait avoir réussi sa vie de famille est en plein divorce. Son ex lui reprochant de s’occuper exclusivement de leur fils Nate, autiste, au détriment de leur vie de couple. Vivant en Caroline du Sud, soit assez près finalement, elle est celle qui vient le plus régulièrement. Ayant besoin d’un break, elle décide de se rendre à Sea Breeze pour une semaine, avec Nate évidement.

Carson vit à Los Angeles où elle travaille sur une série télé. Cette dernière est arrêtée sans préavis, et Carson se retrouve donc sans travail et à cours d’argent. Elle prend l’invitation de Mamaw comme une aubaine, lâche son appartement, met toutes ses affaires dans sa voiture et traverse le pays, espérant recevoir une offre de travail rapidement. En attendant elle accepte un poste de serveuse à Sea Breeze .

Le roman est centré sur elle. On découvre ses blessures profondes et la terrible tragédie qui a emporté sa mère. A peine débarquée sur la côte Est elle est sauvé d’un requin par un dauphin lors d’une séance de surf. Elle développe alors une relation très particulière avec ce dernier malgré les mises en garde d’un charmant océanographe .

Enfin, Harper est la petite dernière. Elle accepte de venir juste pour un week-end, trop de travail… Elle est l’assistante personnelle de sa mère, une femme froide et insensible qui déteste la famille de son ex-mari et n’est pas sans rappeler Miranda dans le « Diable s’habille en Prada ».

Ces quelques jours feront office de thérapie pour les filles :  l’air de la mer ? L’amour familial ? Le lien de sang qui malgré tout les unie ? Elles portent toutes les trois un lourd héritage, pas très glorieux, mais Mamaw qui se sent responsable de l’échec de l’éducation de son fils , et de ses petites filles par extension, veut essayer d’arranger les choses car elle connaît la part de positif dans chacune d’elles et elle les aime plus que tout.

Enfin les langues se délient, enfin les rencœurs sont mises à jour, enfin les filles se parlent….enfin elles ont une chance de se comprendre après tant d’années de quiproquos et de non-dits, y arriveront-elles ?

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J’ai vraiment aimé cette histoire. Un vrai roman feel-good où on s’attache aux personnages qu’on aimerait connaître. Il se lit tout seul, et on voudrait qu’il ne s’arrête jamais. Alors évidemment il y a quelques petits éléments prévisibles, mais aussi quelques surprises. En tout cas j’ai passé un très bon moment, et c’est ce que j’en attendais. Je crois qu’il existe d’autres tomes en V.O plus centrés sur les autres soeurs que je lirais bien volontiers.

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[Jeunesse] Harry Potter et l’enfant maudit – J.Tiffany & J.Thorne

Gallimard Jeunesse – 341 pages

Dès 9 ans 

Dix neuf ans après la bataille de Poudlard, nous retrouvons Harry, Ron et Hermione sur le quai de la voie 9 3/4 de la gare de King’s Cross. C’est la rentrée et ils accompagnent leurs enfants pour prendre le train vers la célèbre école des sorciers. Pour Albus, fils d’Harry et Ginny, c’est une première …. et l’angoisse est profonde…l’héritage de son célèbre père ainsi que son prénom en hommage à Dumbeldore sont autant  de fardeaux difficiles à porter et il n’a pas l’expérience de James son aîné.

Heureusement il n’est pas seul, mais saura t-il prendre les bonnes décisions..?

 

Je pense que peu d’entre vous seront passés à côté du phénomène Harry Potter, même sans avoir lu ou vu la saga, ce nom vous est forcément familier. Je l’ai lu il y a quelques temps, vu les films aussi. J’ai été très curieuse de découvrir le texte de la pièce de théâtre, car sans être une Potterhead (pas assez calée malheureusement), j’aime beaucoup les personnages et l’univers crée par J.K Rowling.

Comme vous le savez, j’attends toujours un moment avant de lire un livre qui fait un tel buzz, et j’ai évité de lire des avis. La seule information qui me semble absolument nécessaire de savoir, et qui a été vraiment importante durant ma lecture : prendre ce texte comme une fan fiction et surtout pas comme un tome 8 . Et effectivement, c’est comme ça qu’il faut l’aborder sous peine d’être extrêmement déçu. Alors qu’ainsi, on a le plaisir de retrouver les personnages tout en sachant que le texte a été validé par l’auteur de la saga, J.K Rowling.

De l’histoire je ne dirais rien, trop de risques de vous dévoiler un élément, mais honnêtement l’angle était plutôt bien vu et on retrouve des problématiques actuelles, notamment dans les relations père-fils parfois difficiles, surtout quand le premier est une véritable « star » et qu’on est forcément attendu au tournant. Il y a également le problème de la confiance en soi , difficile à l’adolescence et puis le fait d’assumer ses choix…tenter de réparer ses erreurs…

Donc , pour moi cette lecture a été plutôt agréable, malgré le fait que je déteste lire le théâtre (mes yeux sautent des lignes et je loupe les informations de mise en scène, pire je ne sais pas qui parle car je saute les noms des personnages) . Heureusement ici la mise en page est plutôt bien faite et ça m’a beaucoup aidé à suivre .

Alors évidement, on est  vraiment loin de la saga d’origine, on ne va pas se le cacher, mais c’était plutôt sympa de repasser un peu de temps avec Harry, Hermione et Ron, ainsi que leurs enfants et de découvrir leurs vies 19 ans plus tard. Un très bon moment pour moi, mais attention : puristes et fans, vous pourriez être déçus.

Catégorie Personne Célèbre

Mousseline la Sérieuse – Sylvie Yvert

Editions Heloise d’Ormesson – 336 pages

 

Mousseline la Sérieuse…c’est le surnom que donnait Marie-Antoinette à sa fille Marie-Thérèse Charlotte de France. A la fin de sa vie, elle décide de coucher celle-ci sur le papier. De la petite fille grandissant au Château de Versailles, en passant par l’adolescente emprisonnée avec le reste de sa famille pendant la Révolution,  jeune adulte ensuite seule rescapée mais envoyée en exil… Comme dans un journal intime nous revivons l’Histoire d’un point de vue bien différent de celui dont nous avons l’habitude.

 

Ayant grandi à Versailles, j’ai toujours eu une fascination pour la période historique qui court de Louis XIII à Louis XVI particulièrement. J’adore regarder des documentaires, des films,  lire des biographies ou des romans sur cette époque… Celui-ci me tentait particulièrement car je connais peu Marie-Thérèse finalement, pourtant la seule à avoir survécue après la Révolution. Des écrits de sa main ayant été retrouvés, Sylvie Yvert a pu s’appuyer dessus pour nous proposer une sorte de journal qu’elle aurait écrit tout au long de sa vie.

J’avoue avoir vraiment beaucoup aimé ce livre. Pour une fois, nous voilà de l’autre côté du mur, à l’intérieur même de la Famille Royale. Nous découvrons tout d’abord la petite fille, totalement en adoration devant son père. Un père très présent, très moderne (dans le sens contemporain du terme), une famille atypique pour l’époque.

J’ai adoré les voir par le prisme du regard de cette petite fille, puis de l’adolescente enfermée au Temple . C’est une histoire différente de celle dont on a l’habitude de parler, une autre version des anecdotes retenues jusqu’ici . On y découvre un Louis XVI qui ferait et fera tout pour éviter de faire couler le sang de ses sujets. Il aurait pu à plusieurs reprises s’en sortir, mais il refuse de le faire par la répression. Quand on lui reprochera tous les morts, il le dira à nouveau, ce ne sont pas ses ordres qui ont fait couler le sang. Non, lui a été plutôt consensuel, acceptant dès le début de signer tout ce que les révolutionnaires voulaient. Mais il était finalement peut être trop conciliant et on voulait se débarrasser de la monarchie, donc n’importe quelle excuse fut la bonne. De même Marie-Antoinette reste tellement digne, tellement gentille, même avec ses geôliers, qu’il faudra inventer une sombre histoire calomnieuse pour l’exécuter…

Alors évidement on n’était pas présent pour totalement les dédouaner, mais ce point de vue m’a mis dans une empathie totale pour cette famille qu’on a sacrifiée, qui a été séquestrée dans des conditions épouvantables pandant des mois, des années . On les  a séparé les uns des autres et ils furent totalement abandonnés par le reste de leurs familles respectives .Celle de France qui avait fui hors du pays, mais également celle de Marie-Antoinette en Autriche, qui n’a jamais rien fait pour les sortir de là.

Marie-Therese a passé 4 ans enfermée, on ne savait plus trop quoi en faire finalement…que lui reprocher à part de représenter la monarchie…

Au crépuscule de sa vie, en Italie, elle raconte ensuite le reste de son existence, d’exil en réhabilitation, exil à nouveau…mariage choisi mais malheureusement sans enfants…

C’était vraiment passionnant et le style est également très agréable. J’ai quitté Marie-Thérèse en me disant que trop de quiproquos et malentendus ont jalonnés sa vie et quelle vie, quelle personnalité ! Elle garde toujours un optimisme à toute épreuve et reste fidèle à la parole donnée à son père de ne pas chercher à les venger.

C’est mon premier coup de coeur de l’année !

 

Catégorie Aliment/Boisson