À l’Hermine blanche – Kyra Dupont-Troubetzkoy

 

 

 

Sacha, 5 ans, fait une terrible chute depuis le balcon de l’appartement de l’Hermine Blanche. Elle vient de perdre sa mère adorée… Bien plus tard, nous découvrons sa vie après le drame. Elle se raconte petite fille puis adulte, y mêlant la vie de sa mère Sophie au fur et à mesure de ce qu’elle apprend : sur cette dernière, sur sa famille,  l’histoire dans l’Histoire… Tout ce qui a fait d’elle l’adulte d’aujourd’hui et qu’elle est enfin prête à entendre et comprendre.

 

 

Sacha grandit entourée d’amour auprès de sa mère Sophie et du compagnon de celle-ci, Sam.  Sa vie est pour elle merveilleuse même si son père n’est pas tellement présent. Peu importe, Sam est là.

Et puis c’est le drame. Sa mère disparaît, morte de chagrin lui dit-on… Peu de temps après Sacha tombe du balcon et toutes les hypothèses sont envisagées . Son père et sa belle-mère la prennent en charge mais sont terriblement maladroits face à cette enfant si jeune et déjà cabossée par la vie ; démunis, ils décident de l’envoyer en pension. Elle a 5 ans…. Heureusement ses grand-parents lui apporteront un peu de ce qui lui manque tant.

Par le biais de chapitres interposés, Kyra Dupont-Troubetzkoy nous raconte l’histoire de Sacha qui s’entremêle à celle de Sophie au fur et à mesure de ses recherches,  pour arriver à ce qui a été à la genèse du drame, des drames. Car tout ne se cantonne pas à uniquement Sophie. Descendante de l’aristocratie russe, c’est toute son histoire familiale aux personnalités imposantes comme son grand-père Alexandre que nous découvrons. Mais c’est également celle de la descendance de cette génération qui a vu l’Empire Russe s’écrouler et que Sacha va rencontrer en osant enfin et simplement poser des questions aux témoins de ces existences. La terrible et profonde douleur de l’exil, l’espoir de retour jamais exaucé .

Et puis tous ces nons-dits, volontaires ou non, mais beaucoup trop nombreux. Quel immense gâchis…

 

Ce roman a été comme un coup de poing et je n’ai certainement pas toujours su mettre la distance qu’il fallait dans ma lecture. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à écrire cette chronique, tout n’est pas encore digéré, tant de choses se bousculent encore. Je ne m’attendais pas à ressentir tout ça quand Kyra m’a proposé de lire son dernier roman . Même si le récit n’est pas autobiographique, on sait que certaines choses viennent de son histoire personnelle, elle ne s’en cache pas. Qui, quoi, comment peu importe, et comme elle l’espérait cette dernière peut résonner avec les histoires de chacun de nous. Dramatiques ou heureuses, mais tellement profondément intimes. On ne peut pas rester insensible, enfin moi je ne peux pas.

Et puis j’ai toujours été attirée par la Russie des Tsars, une sorte de fascination pour tout ce qui tourne autour des familles royales ou impériales . Je suis même allée rechercher sur le web des infos oubliées sur la révolution bolchevique,  sur les personnages connus cités pour les replacer historiquement, abandonnant ma lecture au milieu d’un paragraphe . Et puis je me suis rappelée avec une précision étonnante mes cours d’histoire de l’Art, ajoutant des images aux mots de Sacha.

J’ai eu l’impression d’être témoin d’une histoire qui ne m’appartient pas mais qui me parle, de la vivre dans l’ombre des personnages.

Chamboulée, touchée, coulée, voilà comment j’en suis sortie. Pardon si ma chronique part un peu dans tous les sens, je suis encore K.O un mois après ma lecture.

 

C’est donc un roman que j’ai trouvé très fort, un ascenseur émotionnel dont les personnages vont m’accompagner longtemps, très longtemps.

 

Merci Kyra, n’arrête jamais d’écrire….

 

Catégorie Animal

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Les filles de l’été – Mary Alice Monroe

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Alors que Marietta Muir s’apprête à fêter ses 80 ans, elle fait le triste constat que ses petites filles autrefois si soudées et heureuses de se retrouver l’été autour d’elle dans la maison familiale de Sea Breeze en Caroline du Nord, n’ont plus grand chose en commun et ne viennent presque plus la voir. Elle fait le pari fou de les réunir une dernière fois cet été toutes les trois, pendant 3 mois. Carson, Dora et Harper acceptent de passer quelques jours auprès de leur Mamaw pour son anniversaire, quelques jours qui changeront peut être tout…

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Une grand-mère, trois soeurs, une maison de famille, des souvenirs, une invitation sous forme d’ultimatum à venir passer l’été à Sea Breeze… voilà pour l’essentiel.

Carson, Dora et Harper ont deux choses en commun : leur père Parker et leur grand-mère Mamaw. Et c’est tout. Nées de trois mères différentes, elles sont complètement à l’opposé les unes des autres. Pour résumer, Parker était un artiste qui se disait écrivain, mais n’en avait pas le talent même s’il cachait bien son jeu. Il était surtout un alcoolique invétéré. Très complices petites, Mamaw se désespère de les voir aujourd’hui si éloignées et tente le tout pour le tout afin les réunir.

Dora est l’aînée. Elle qui semblait avoir réussi sa vie de famille est en plein divorce. Son ex lui reprochant de s’occuper exclusivement de leur fils Nate, autiste, au détriment de leur vie de couple. Vivant en Caroline du Sud, soit assez près finalement, elle est celle qui vient le plus régulièrement. Ayant besoin d’un break, elle décide de se rendre à Sea Breeze pour une semaine, avec Nate évidement.

Carson vit à Los Angeles où elle travaille sur une série télé. Cette dernière est arrêtée sans préavis, et Carson se retrouve donc sans travail et à cours d’argent. Elle prend l’invitation de Mamaw comme une aubaine, lâche son appartement, met toutes ses affaires dans sa voiture et traverse le pays, espérant recevoir une offre de travail rapidement. En attendant elle accepte un poste de serveuse à Sea Breeze .

Le roman est centré sur elle. On découvre ses blessures profondes et la terrible tragédie qui a emporté sa mère. A peine débarquée sur la côte Est elle est sauvé d’un requin par un dauphin lors d’une séance de surf. Elle développe alors une relation très particulière avec ce dernier malgré les mises en garde d’un charmant océanographe .

Enfin, Harper est la petite dernière. Elle accepte de venir juste pour un week-end, trop de travail… Elle est l’assistante personnelle de sa mère, une femme froide et insensible qui déteste la famille de son ex-mari et n’est pas sans rappeler Miranda dans le « Diable s’habille en Prada ».

Ces quelques jours feront office de thérapie pour les filles :  l’air de la mer ? L’amour familial ? Le lien de sang qui malgré tout les unie ? Elles portent toutes les trois un lourd héritage, pas très glorieux, mais Mamaw qui se sent responsable de l’échec de l’éducation de son fils , et de ses petites filles par extension, veut essayer d’arranger les choses car elle connaît la part de positif dans chacune d’elles et elle les aime plus que tout.

Enfin les langues se délient, enfin les rencœurs sont mises à jour, enfin les filles se parlent….enfin elles ont une chance de se comprendre après tant d’années de quiproquos et de non-dits, y arriveront-elles ?

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J’ai vraiment aimé cette histoire. Un vrai roman feel-good où on s’attache aux personnages qu’on aimerait connaître. Il se lit tout seul, et on voudrait qu’il ne s’arrête jamais. Alors évidemment il y a quelques petits éléments prévisibles, mais aussi quelques surprises. En tout cas j’ai passé un très bon moment, et c’est ce que j’en attendais. Je crois qu’il existe d’autres tomes en V.O plus centrés sur les autres soeurs que je lirais bien volontiers.

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[Jeunesse] Harry Potter et l’enfant maudit – J.Tiffany & J.Thorne

Gallimard Jeunesse – 341 pages

Dès 9 ans 

Dix neuf ans après la bataille de Poudlard, nous retrouvons Harry, Ron et Hermione sur le quai de la voie 9 3/4 de la gare de King’s Cross. C’est la rentrée et ils accompagnent leurs enfants pour prendre le train vers la célèbre école des sorciers. Pour Albus, fils d’Harry et Ginny, c’est une première …. et l’angoisse est profonde…l’héritage de son célèbre père ainsi que son prénom en hommage à Dumbeldore sont autant  de fardeaux difficiles à porter et il n’a pas l’expérience de James son aîné.

Heureusement il n’est pas seul, mais saura t-il prendre les bonnes décisions..?

 

Je pense que peu d’entre vous seront passés à côté du phénomène Harry Potter, même sans avoir lu ou vu la saga, ce nom vous est forcément familier. Je l’ai lu il y a quelques temps, vu les films aussi. J’ai été très curieuse de découvrir le texte de la pièce de théâtre, car sans être une Potterhead (pas assez calée malheureusement), j’aime beaucoup les personnages et l’univers crée par J.K Rowling.

Comme vous le savez, j’attends toujours un moment avant de lire un livre qui fait un tel buzz, et j’ai évité de lire des avis. La seule information qui me semble absolument nécessaire de savoir, et qui a été vraiment importante durant ma lecture : prendre ce texte comme une fan fiction et surtout pas comme un tome 8 . Et effectivement, c’est comme ça qu’il faut l’aborder sous peine d’être extrêmement déçu. Alors qu’ainsi, on a le plaisir de retrouver les personnages tout en sachant que le texte a été validé par l’auteur de la saga, J.K Rowling.

De l’histoire je ne dirais rien, trop de risques de vous dévoiler un élément, mais honnêtement l’angle était plutôt bien vu et on retrouve des problématiques actuelles, notamment dans les relations père-fils parfois difficiles, surtout quand le premier est une véritable « star » et qu’on est forcément attendu au tournant. Il y a également le problème de la confiance en soi , difficile à l’adolescence et puis le fait d’assumer ses choix…tenter de réparer ses erreurs…

Donc , pour moi cette lecture a été plutôt agréable, malgré le fait que je déteste lire le théâtre (mes yeux sautent des lignes et je loupe les informations de mise en scène, pire je ne sais pas qui parle car je saute les noms des personnages) . Heureusement ici la mise en page est plutôt bien faite et ça m’a beaucoup aidé à suivre .

Alors évidement, on est  vraiment loin de la saga d’origine, on ne va pas se le cacher, mais c’était plutôt sympa de repasser un peu de temps avec Harry, Hermione et Ron, ainsi que leurs enfants et de découvrir leurs vies 19 ans plus tard. Un très bon moment pour moi, mais attention : puristes et fans, vous pourriez être déçus.

Catégorie Personne Célèbre

Mousseline la Sérieuse – Sylvie Yvert

Editions Heloise d’Ormesson – 336 pages

 

Mousseline la Sérieuse…c’est le surnom que donnait Marie-Antoinette à sa fille Marie-Thérèse Charlotte de France. A la fin de sa vie, elle décide de coucher celle-ci sur le papier. De la petite fille grandissant au Château de Versailles, en passant par l’adolescente emprisonnée avec le reste de sa famille pendant la Révolution,  jeune adulte ensuite seule rescapée mais envoyée en exil… Comme dans un journal intime nous revivons l’Histoire d’un point de vue bien différent de celui dont nous avons l’habitude.

 

Ayant grandi à Versailles, j’ai toujours eu une fascination pour la période historique qui court de Louis XIII à Louis XVI particulièrement. J’adore regarder des documentaires, des films,  lire des biographies ou des romans sur cette époque… Celui-ci me tentait particulièrement car je connais peu Marie-Thérèse finalement, pourtant la seule à avoir survécue après la Révolution. Des écrits de sa main ayant été retrouvés, Sylvie Yvert a pu s’appuyer dessus pour nous proposer une sorte de journal qu’elle aurait écrit tout au long de sa vie.

J’avoue avoir vraiment beaucoup aimé ce livre. Pour une fois, nous voilà de l’autre côté du mur, à l’intérieur même de la Famille Royale. Nous découvrons tout d’abord la petite fille, totalement en adoration devant son père. Un père très présent, très moderne (dans le sens contemporain du terme), une famille atypique pour l’époque.

J’ai adoré les voir par le prisme du regard de cette petite fille, puis de l’adolescente enfermée au Temple . C’est une histoire différente de celle dont on a l’habitude de parler, une autre version des anecdotes retenues jusqu’ici . On y découvre un Louis XVI qui ferait et fera tout pour éviter de faire couler le sang de ses sujets. Il aurait pu à plusieurs reprises s’en sortir, mais il refuse de le faire par la répression. Quand on lui reprochera tous les morts, il le dira à nouveau, ce ne sont pas ses ordres qui ont fait couler le sang. Non, lui a été plutôt consensuel, acceptant dès le début de signer tout ce que les révolutionnaires voulaient. Mais il était finalement peut être trop conciliant et on voulait se débarrasser de la monarchie, donc n’importe quelle excuse fut la bonne. De même Marie-Antoinette reste tellement digne, tellement gentille, même avec ses geôliers, qu’il faudra inventer une sombre histoire calomnieuse pour l’exécuter…

Alors évidement on n’était pas présent pour totalement les dédouaner, mais ce point de vue m’a mis dans une empathie totale pour cette famille qu’on a sacrifiée, qui a été séquestrée dans des conditions épouvantables pandant des mois, des années . On les  a séparé les uns des autres et ils furent totalement abandonnés par le reste de leurs familles respectives .Celle de France qui avait fui hors du pays, mais également celle de Marie-Antoinette en Autriche, qui n’a jamais rien fait pour les sortir de là.

Marie-Therese a passé 4 ans enfermée, on ne savait plus trop quoi en faire finalement…que lui reprocher à part de représenter la monarchie…

Au crépuscule de sa vie, en Italie, elle raconte ensuite le reste de son existence, d’exil en réhabilitation, exil à nouveau…mariage choisi mais malheureusement sans enfants…

C’était vraiment passionnant et le style est également très agréable. J’ai quitté Marie-Thérèse en me disant que trop de quiproquos et malentendus ont jalonnés sa vie et quelle vie, quelle personnalité ! Elle garde toujours un optimisme à toute épreuve et reste fidèle à la parole donnée à son père de ne pas chercher à les venger.

C’est mon premier coup de coeur de l’année !

 

Catégorie Aliment/Boisson

La vie enfuie de Martha K. – Angelique Barbérat

 

 

Une femme se réveille blessée et frigorifiée à l’arrière d’un camion à la frontière de l’Allemagne et de la Pologne, avec pour seul bagage un paquet de mouchoirs, un peigne et un bâton de rouge à lèvres …elle ne se souvient de rien, elle parle allemand… Ce n’est que 50 jours plus tard qu’on fait le rapprochement avec la disparition d’une femme en France. De retour chez elle, Martha, car tel est son prénom, a bien du mal à se mettre dans les pas de l’ancienne Martha. Bien qu’aillant toutes les preuves d’être bien cette femme. elle ne se reconnaît dans rien au grand désarroi de son mari. Enceinte et déjà maman d’un garçon de 10 ans, malgré quelques tensions, elle fait de son mieux au quotidien, espérant que son amnésie se dissipe…mais 3 ans plus tard c’est toujours le trou noir… jusqu’à ce qu’elle entende un nom à la radio…

 

 

J’avais plutôt bien aimé  » le moment précis où les destins s’entremêlent » que j’avais lu l’été dernier donc quand j’ai vu celui-ci je me suis dit que j’aimerais bien retourner dans l’univers de l’auteur. Je voulais quelque chose de facile à lire mais qui me ferait passer un bon moment

Nous rencontrons Martha alors qu’elle même ne sait plus qui elle est. Retrouvée à l’arrière d’un camion par deux routiers à la frontière de l’Allemagne et de la Pologne, elle est incapable de dire qui elle est ni d’où elle vient. Blessée, on la conduit en Allemagne car c’est en allemand qu’elle s’exprime instinctivement, parfaitement …

Ce n’est qu’une cinquantaine de jours plus tard que l’on comprends enfin qui elle est. Elle est française d’où la difficulté à l’identifier ; elle est mariée et maman d’un petit garçon de 10 ans. Et d’ailleurs elle est également enceinte. Elle retourne donc « chez elle », mais son amnésie est toujours aussi présente. Rien ne lui revient. On pourrait se demander si elle était bien Martha Klein, mais l’amour d’un petit garçon de 10 ans ne se fausse pas.

Il y a Martha « elle » et Martha « moi ». Ces deux femmes semblent si différentes l’une de l’autre que c’en est troublant. Pourtant son mari Philippe fait de son mieux mais c’est difficile pour la Martha d’aujourd’hui de le considérer comme son mari. Elle ne ressent pas ce qu’elle pense devoir ressentir envers lui. C’est un étranger. Et pour lui évidement il y a une grande frustration à ne pas retrouver celle qu’elle était.

Pendant trois ans elle fera le nécessaire, mais sa mémoire ne revient pas, pire elle lui joue encore des tours et Martha passe son temps à chercher ses clés ou autres objets dans la maison. Elle est suivie par une psychologue, elle relit le « dossier de sa vie », fréquente les gens qu’elle voyait avant : sa voisine Patricia, Lisa ancienne collègue de l’école où elle enseignait…elle tente de faire venir l’étincelle mais rien. A tel point qu’on se demande vraiment s’il n’y a pas une manipulation générale de tous les protagonistes de l’histoire et qu’elle n’est pas celle qu’on veut lui faire croire.

Et puis un soir elle entend un nom, et là, enfin le déclic…tout lui revient…et surtout elle comprend beaucoup de choses.

A ce moment là j’ai eu un peu l’impression de tomber dans le cliché, mais l’auteur a une faculté a vous emmener que vous ne lâchez pas le livre. Et puis finalement toute la vie de Martha avant l’accident se remet en place et évidemment on veut comprendre. Le dénouement de l’intrigue m’a surpris mais en y repensant finalement je ne suis pas vraiment étonnée, c’est bien amené.

Petit bémol pour la toute fin, autant j’adore quand un auteur prend le temps de replacer ses personnages quelques années plus tard afin que nous sachions ce qu’ils sont devenus, autant ici je n’ai pas été emballée par la façon dont elle était traitée…mais bon, c’est un détail.

 

Un roman bien fichu avec lequel j’ai passé un excellent moment et que j’ai eu du mal à poser pour faire autre chose ( heureusement mon P’tit loup était en vacances chez ses grands parents donc j’ai eu du temps à consacrer à la lecture). Essai transformé avec Angelique Barberat, dont je pense me procurer les deux précédents romans « Bertrand et Lola » et « Lola et l’apprentissage du bonheur » (à qui elle fait un clin d’oeil dans celui-ci) car j’aime décidément bien les univers qu’elle propose.

 

Catégorie Prénom

Catégorie Prénom

[Jeunesse/YA] Les Chevaliers d’Antares- T1 : Descente aux enfers – Anne Robillard

Du grand continent d’Alnilam dont les treize royaumes vivaient en paix, dans une grande sécurité et une grande cordialité, il ne reste que tristesse et désolation. Toute l’année durant, une armée terrifiante de guerrier mi-homme mi scorpion ravage les villages tuant tout le monde sur son passage. 4 armées de Chevaliers ont été créées pour les combattre mais malgré leurs efforts, l’ennemi semble toujours plus fort, ne leur laissant qu’un répit de 2 mois par an dont nul ne comprend la raison.

Sierra est la commandante des Chevaliers d’Antares et mène ses guerriers de main de maître mais cela n’est pas suffisant. Un jour un homme est découvert et arrêté par ses hommes. Wellan prétend être un chevalier lui aussi, et qu’il serait tombé dans un vortex depuis un monde parallèle…

 

 

Ma dernière (et première) lecture d’Anne Robillard « Le retour de l’oiseau tonnerre » ne m’avait pas convaincue. Mais ses sagas ont un tel succès que je ne voulais pas en rester là avec elle. Celle des Chevaliers d’Antares se présente comme la suite des Chevaliers d’Emeraude et des Héritiers d’Enkidiev, soit 24 tomes à elles deux et qui eu ont un succès phénoménal … C’était l’occasion rêvée de retenter le coup, surtout qu’il n’est pas nécessaire de les avoir lu pour profiter de celui ci (bon même si c’est sûrement un plus évidemment)

Ce qui me frappe d’emblée dans ce roman, c’est la place faite aux femmes. Les hommes ne sont pas pour autant diminués, on peut parler d’égalité ici. L’héroïne principale : Sierra, est la fille adoptive d’Audax, le précédent chef des chevaliers aujourd’hui disparu et n’a rien à lui envier. Plusieurs femmes font aussi partie du commandement. Wellan pourrait parfaitement s’échapper car il possède plusieurs pouvoirs propres aux Chevaliers d’Emeraude, mais il préfère rester en prison et gagner la confiance de Sierra. Ne sachant comment retourner dans son monde c’est sans doute la solution la plus sage pour espérer trouver une solution.

J’ai été surprise de découvrir que le monde de Chevaliers d’Antares était pourvu du confort moderne. Electricité, ascenseurs… ce qui surprend beaucoup Wellan qui vient lui d’un univers plus médiéval . J’ai eu d’ailleurs parfois un peu de mal à m’imaginer cet univers qui me semblait anachronique, c’était bizarre.

A peu près au milieu du récit, nous partons pour l’île de Gaellans, à l’autre bout d’Alnilam, où se cache des yeux des humains une colonie d’hommes oiseaux, des dieux ailés autrefois décimés par des sorciers. Ils vivent dans la peur entretenue par des légendes terrifiantes racontées par les pères à leurs enfants. Vivons cachés pour survivre et surtout il est formellement prohibé d’aller sur l’île interdite, porteuse d’un grand danger. Mais pour Kiev, jeune adolescent plein de fougue, trop de questions le turlupine et ce qu’il découvrira sera terrible… Au même moment un homme tombe du ciel….mais lui n’a pas d’aile.

J’ai eu l’impression ici de partir dans un autre univers : on trouve des dieux, des sorciers…. je ne comprenais pas bien le lien jusqu’à l’arrivée de l’étranger.

J’avoue que j’ai mis du temps à rentrer dans ce livre et que je ne voyais pas bien où on allait, mais maintenant que c’est terminé je vois que l’auteur a habilement posé les éléments pour la suite. Mais il faut suivre quand on n’est pas habitué à ce genre littéraire . Sans être un gros pavé, c’est un premier tome très riche en événements ainsi que par son univers . J’avoue qu’à ce jour je ne sais pas encore si je lirai la suite, me connaissant c’est probable, mais je sors de ma zone de confort, il faudra bien choisir mon moment de lecture.

Categorie Gros Mot

Categorie Lieu

Le temps est assassin – Michel Bussi

Presses de la Cite - 532 pages

Presses de la Cité – 532 pages

 

 

 

En cet été 2016 Clotilde revient avec Franck son mari et Valentine sa fille adolescente, sur les traces de son passé. C’est là, au camping des Euproctes sur la presqu’ile de Revellata en Corse qu’elle a passé son dernier été avec sa famille 27 ans plus tôt. Le 23 aout 1989  ils sont tous morts dans un accident de voiture, elle est la seule rescapée.

Elle y retrouve quelques protagonistes de cette époque ainsi que ses grands parents paternels installés un peu plus haut dans la montagne dans la bergerie d’Arcane.

Mais on ne remue pas impunément le passé, et alors qu’elle essaie de comprendre pourquoi son père n’a pas tourné, précipitant la voiture dans le vide, elle reçoit une lettre . Une lettre lui disant de se poster sous un arbre, une lettre signée P. P comme Palma, sa mère….

 

 

Michel Bussi fait partie de ces auteurs français que j’aime bien et dont je guette les nouvelles parutions. Je suis sûre de passer un bon moment avec ses romans car il a le don de m’embarquer dans ses histoires. J’arrive toujours parfaitement bien à visualiser les personnes et les lieux, pour moi c’est vraiment important. Ce qui me plaît aussi c’est que rien n’est jamais aussi simple qu’il n’y parait. On pense trouver la solution car elle s’impose, mais non et puis si finalement on y revient et pour finir c’est autre chose.. le fameux « twist » de fin de roman qu’il affectionne. Je me fais avoir à chaque fois alors que je le sais,  à part pour « Un avion sans elle » ou j’avais trouvé le truc, mais c’était quand même un super moment de lecture.

En plus il est vraiment très sympa. Venu l’an dernier à Dubai pour le festival de littérature, il a eu la gentillesse de prendre sur son temps pour faire une conférence auprès des élèves du Lycée Français, répondant (ou contournant habilement 😉 ) leurs questions sur son travail d’écrivain . Un moment vraiment très agréable, intéressant et tellement rare pour moi. J’ai pu lui parler quelques minutes avant la conférence et cela reste un très bon souvenir.

 

Revenons à nos moutons. Dans ce roman nous suivons Clotilde. Avocate, la quarantaine, elle revient sur les terres de sa famille paternelle 27 ans après le tragique accident de voiture qui a décimé sa famille la laissant seule rescapée. Elle souhaitait montrer l’endroit à sa fille Valentine, 15 ans soit l’âge qu’elle avait lors du drame , et son mari Franck.  Tous deux ne semblent pas vraiment concernés par ce qui lui est arrivé, c’est trop ancien, ça n’a plus de sens. (Je ne les ai pas forcément trouvé très sympathiques ni l’un ni l’autre) Or le passé la rattrape, elle reçoit une lettre de sa mère : est elle vivante, est ce une mauvaise plaisanterie ? Clotilde sait que c’est impossible elle a vu le corps de sa mère dans le ravin. Mais quand elle apprend que l’accident était peut-être finalement un sabotage, tout prend des proportions inattendues.

Parallèlement, en alternance de chapitre, nous retrouvons Clotilde à 15 ans par le biais du journal qu’elle écrivait cet été là,

On découvre donc à la fois la vision de la jeune fille à l’époque  grâce à celui ci , et celle des adultes à travers l’enquête que mène Clotilde aujourd’hui. Petit à petit beaucoup de choses prennent un sens, que seule la combinaison des deux va pouvoir lui faire comprendre.

 

J’ai beaucoup aimé ce roman également, encore une fois j’ai été embarquée. Je ne connais pas la Corse et je n’ai eu la curiosité de regarder des photos des lieux qu’après avoir refermé le roman. J’ai été surprise de découvrir que mon imagination, grâce aux descriptions de l’auteur, ne s’était pas trompée et correspondait bien à la réalité. Ça ne m’arrive pas si souvent de visualiser aussi bien un lieu inconnu

Voila un roman que je vous recommande si vous voulez passer un bon moment. Parfait pour un week-end ou des vacances. Attention, il est parfois difficile de le lâcher tant on veut comprendre le destin de Clotilde.

 

Categorie Gros Mot

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