On ne voyait que le bonheur – Grégoire Delacourt

 

 

Antoine, la quarantaine, est agent d’assurances. Toute sa carrière se résume à indemniser le moins possible des gens qui se sont retrouvés dans des situations parfois dramatiques. Lorsque son humanité  prend un jour le dessus, il est immédiatement sanctionné. Pas de place pour le sentiment, pas de place pour l’exception. Sa vie s’écroule..

 

 

 

Ce roman se compose de 3 parties dont chaque chapitre est un montant : une rançon, une indemnité, le prix d’un café. Antoine est un homme sans grande envergure, lâche selon ses propres termes, subissant le système. Les phrases et les chapitres sont courts, l’écriture fluide, mais je n’y ai pas retrouvé cette touche qui m’avait tant plu dans La liste de mes envies. J’ai, comme beaucoup j’imagine, le double sentiment d’impatience et de crainte lorsque je prends un nouveau roman d’un auteur alors que j’ai beaucoup apprécié son précédent .

Ici, j’ai plutôt bien aimé la première partie. Si Antoine ne m’a pas particulièrement séduite ni touchée, j’ai cru entrevoir ici et là une possibilité de sortir de cet état lorsque finalement il décide de ne plus subir, un peu de justice … mais finalement cela retombe comme un soufflé. Son geste ensuite, absolument terrible et terrifiant ne colle pas…c’est trop radical pour ce personnage (enfin c’est comme ça que je le ressens)

La deuxième partie m’a ennuyée, vraiment…on balance entre ses entretiens psy et son séjour (fuite) au Mexique…. Alors si évidemment on a des explications sur sa personnalité, sur ses relations avec ses parents qui l’explique quelque peu, pour une fois je n’ai pas eu d’empathie pour le personnage… ni de haine d’ailleurs…en fait c’est un personnage qui ne m’intéresse pas..tout bêtement.

La dernière partie, ou cette fois le narrateur est la fille d’Antoine, m’a d’avantage plu, heureusement car sinon j’aurais probablement arrêté ma lecture.

 

Bref pour conclure, ce n’est pas un mauvais roman, d’ailleurs beaucoup l’ont vraiment adoré, seulement il ne m’a pas touché comme il aurait pu. En fait je me demande si le style sied vraiment à ce genre d’histoire dramatique…Je ne sais pas, pour moi quelque chose ne colle pas, sans pouvoir vraiment mettre le doigt dessus.

 

challenge rentree litteraire 2014

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11 réflexions sur “On ne voyait que le bonheur – Grégoire Delacourt

  1. C’est le contraire pour moi… J’avais détesté La liste de mes envies, convenu et bourré de clichés (à mon sens…). J’ai du coup été agréablement surprise par On ne voyait que le bonheur, très sombre finalement. Un coup de coeur !

    • Ah merci d’insérer un peu de positif à cet avis !!!
      Je comprends ton point de vue (il rejoint d’ailleurs tout à fait celui de ma maman), effectivement celui ci est beaucoup plus sombre, plus grave, il y avait une très bonne intention dans cette histoire. La liste est plus léger, plus facile. En ce qui concerne le convenu et les clichés, ça ne m’avait pas sauté aux yeux ou du moins ça n’a pas gêné ma lecture (tiens pour une fois 😉 ). Il a été pour moi un livre doudou avec une héroïne qui m’a touchée. Ici je n’arrive pas à trouver le personnage à la hauteur, même dans le drame je l’ai trouvé mauvais (mais la encore c’est très subjectif)… J’avoue que j’ai besoin qu’il se passe quelque chose entre moi et les personnages, ici on s’est ratés.

  2. Pingback: Challenge Petit Bac : bilan 2015 et présentation 2016 | Val bouquine...

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