Grands Boulevards – Tonie Behar

 

Doria est une jeune femme de 28 ans qui rêve de devenir comédienne et qui pour le moment tourne plutôt dans des pubs et des vidéos Youtube espérant que son talent sera enfin reconnu. Elle découvre que son petit ami la trompe et se rend immédiatement chez son père, Max, afin d’y trouver un peu de réconfort. Max est un éternel séducteur, joueur de poker et buveur de whisky, mais c’est un homme au grand coeur. Doria s’installe alors chez lui, ou vit déjà son neveu Simon, étudiant en médecine.

La Banque Générale  propriétaire de l’immeuble, veut récupérer les appartements pour tout vendre ensuite à la découpe. Pour les locataires du 19 bis boulevard Montmartre c’est le drame, certains sont la depuis 40 ans comme Max, d’autres viennent de refaire leurs commerces comme Karim ou Manuela….

Emmenée par une Doria très impliquée, ils s’unissent tous contre la Banque Générale, à coup de page Facebook et de recherches historiques qui pourraient sauver leurs logements. Et au milieu de tout ça la vie continue : on s’aime, on se déchire on se fait la guerre et on s’amuse.

 

Voilà le genre de roman un peut chick-lit que j’adore lire de temps à autres surtout quand comme ici, c’est bien fait . On suit la vie de cet immeuble et on s’attache aux locataires, forcément. Il y a Doria, qui se cherche encore un peu, qui veut le beurre et l’argent du beurre dans son métier, mais qui est terriblement attachante. Simon, qui vit son premier amour et qui est touchant dans sa maladresse. Manuela avec son magasin coquin au fond de la cour, et dont on devine un passé douloureux ; Karim qui a mis tout en oeuvre pour que son restaurant le  » Broadway Boulevards » soit un endroit  vivant où les gens aiment passer du temps. Il y a également Mira la gardienne, Leo Klein le designer un peu froid, Sacha le beau gosse (le genre de type que toutes les femmes adorent et qui me fait fuir 😉 ), les locataires italiens un peu fantasques qui ne viennent que quelques mois par an et la famille portugaise dont la fille Angélique ne laisse Simon indifférent.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Max en père et grand-père peut être un peu à coté de la plaque, mais adoré par absolument tout le monde.

L’intrigue se passe essentiellement dans l’immeuble et cette menace d’expulsion crée une ambiance particulière. C’est dans ces moments là qu’on découvre ou redécouvre ses voisins. Il y a pas mal de bonnes surprise et l’aide ne vient pas de là où on l’attend. On est spectateur mais pour autant je n’ai pas eu l’impression de jouer aux voyeuses. Et puis comme souvent lorsqu’il y a une situation dans ce genre, les langues se délient, on se parle, on comprend des choses.

 

Alors on est clairement dans une comédie romantique (c’est d’ailleurs le nom le la collection), mais c’est agréablement fait et j’ai aimé trainer sur les Grands Boulevards avec Doria, un quartier que je connais bien car je travaillais à Madeleine. Il y a quelques éléments prévisibles, mais bien que je m’attende à la fin, on y arrive pas du tout  comme je l’avais imaginé. J’ai bien aimé cet angle d’ailleurs.

 

http://ennalit.canalblog.com/archives/2014/04/01/28556374.html

Catégorie Lieu – 2ème ligne

 

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2 réflexions sur “Grands Boulevards – Tonie Behar

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