Mourir est un art, comme tout le reste – Oriane Jeancourt Galignani

« Elle avait tout pour être heureuse. Jeune, ravissante, talentueuse. Une famille idéale, un mari beau et célèbre, Ted Hughes, deux enfants charmants, et un don d’écriture que la critique acclamait. Et pourtant, Sylvia Plath, le 11 février 1963, à l’âge de trente ans, a mis fin à ses jours. Et ni le roman autobiographique qu’elle avait publié, La Cloche de détresse, devenu un livre culte, ni ses poèmes douloureux et intimes, n’ont suffi à élucider l’énigme absolue qu’elle posait à ses contemporains et à ses propres yeux.
Dans ce premier roman inspiré, Oriane Jeancourt Galigani traque cet ultime secret grâce à une confession imaginaire de l’écrivain, émaillée de ses plus belles images. Bien au-delà de l’égérie emblématique créée par les féministes d’outre-Atlantique, l’auteur dessine une figure singulière, bouleversante d’humanité et de contradictions – le portrait tout en clair-obscur d’une femme inoubliable. »

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Je ne connaissait pas du tout Sylvia Plath, n’étant pas très amatrice de poésie, mais j’ai eu envie de découvrir comment cette femme en est arrivée à prendre la décision de mettre fin à ses jours alors que tout semblait lui sourire.

L’auteur nous propose une sorte de confession imaginaire de la poétesse, la dernière nuit de sa vie, alors qu’elle est en train de mettre en place les éléments pour son suicide, alors que ses enfants dorment à l’étage. Elle leur prépare un petit déjeuner, ouvre les fenêtres, les couvre bien pour qu’ils n’attrapent pas froid en cette nuit glaciale, prend soin de colmater la porte de la cuisine pour éviter les fuites de gaz …

On apprend qu’elle était déjà fragile, insomniaque à vingt ans et que sa mère l’avait alors conduite à l’hôpital psychiatrique où elle subira un traitement de choc…elle pense qu’elle n’aurait pas du lui dire…

On dit qu’elle formait un merveilleux couple avec Ted Hughes, écrivain également, mais il était extrêmement exigent avec elle, lui faisant travailler et retravailler encore, et encore ses poèmes. Aurait-ils été moins bons ? Cette exigence lui a t’elle servie dans son travail, a t’elle été à l’origine de sa chute ?

Elle a du mal à trouver sa place en tant que femme, elle est tiraillée entre son rôle de mère et son désir d’être un écrivain reconnu avec le travail que cela impose.

La trahison de Ted sera sans doute l’élément déclencheur, n’arrivant plus à se raccrocher à quoi que ce soit, trop tiraillée entre devoirs et désirs. La dépression s’installe, profonde, elle ne voit plus la fin du tunnel…c’en est trop.

J’ai été touchée par le portrait de cette femme. Je crois qu’Orianne Jeancourt-Galignani en s’inspirant du roman autobiographique de Sylvia (La cloche de détresse) et en insérant des vers de la poétesse tout au long de son ouvrage, est arrivée à nous faire passer toute la détresse de cette femme. Son récit imaginaire n’est sans doute pas très loin de ce qu’a pu ressentir Sylvia Plath.

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6 réflexions sur “Mourir est un art, comme tout le reste – Oriane Jeancourt Galignani

  1. J’ai reçu ce livre mais je ne l’ai pas encore lu, mais sans doute cet été. Je la connaissais grâce au blog de litterama et je m’étais acheté son roman.

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