Rien ne s’oppose a la nuit – Delphine de Vigan

Ce livre m’a ete offert par maman a Noel, elle l’avait bien aime. Des sa sortie il m’avait attire, mais je ne l’ai pas achete car je preferais attendre que le buzz retombe un peu. C’est vrai qu’il a ete enormement chronique et je voulais mettre de la distance. Finalememt , une fois en mains,  je n’ai pas pu attendre pour le commencer.

440 page - JC Lattes

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. 
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. 
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »

Voila, c’est mon tour de faire un article sur ce livre. Encore un article … Sorti au moment de la rentree litteraire de septembre dernier, il a fait grand bruit et  a ete beaucoup lu et chronique. Je ne pensais pas ecrire sur cette lecture et puis finalement…

Pas evident comme exercice que celui d’ecrire sur sa famille. Surtout lorsqu’il s’agit de trouver l’origine du mal etre de sa mere  et de comprendre ce qui a largement perturbe sa propre enfance , voir sa vie. Pas evident pour moi de parler de ce livre car il m’a beaucoup touche et emu. J’ai pris beaucoup de temps pour le lire, volontairement. Un peu de repit a ete necessaire, car le sujet est lourd. Pour autant je n’ai pas eu l’impression de faire du voyeurisme, sensation que l’on pourrait avoir finalement, car il y a quand meme pas mal de malheurs et de  « cadavres dans le placard » dans cette famille si je peux me permettre de m’exprimer ainsi.

Le livre se decoupe en trois parties, l’enfance, la jeunesse et la maturite de la mere de l’auteur . Celle ci a interroge ses oncles et tantes, travaille sur des cassettes enregistrees par son grand pere, parle avec sa soeur et tente de recomposer le puzzle Lucile, sa maman. Elle s’interroge beaucoup sur la legitimite de ce travail et ce que va en penser sa famille.

C’est le premier livre que je lis de Delphine de Vigan et je pense que, forcement, ce recit va avoir un impact sur mes prochaines lectures. Je viens d’ailleurs d’acheter « Jours sans faim », et j’ai egalement « No et moi » et « Des heures souterraines », que j’ai tres envie de lire car j’ai beaucoup aime son ecriture.

C’est un livre qui m’a marque,et qui restera longtemps dans ma memoire.  La chanson de Bashung a accompagne ma lecture et trotte encore dans ma tete , elle y restera un moment elle aussi…

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19 réflexions sur “Rien ne s’oppose a la nuit – Delphine de Vigan

  1. On n’a pas le même avis mais on n’a quand même eu la sensation d’un livre lourd et dense. « No et moi » c’est beaucoup plus léger et très sympa.

    Pareil j’ai beaucoup eu la chanson de Bashung dans la tête !

    • C’est un livre tres special en fait. J’ai eu les memes craintes que toi au debut et puis j’ai ete egalement attiree. J’ai aime ce livre mais c’est complique de dire pourquoi, en fait j’ai ete touchee par ce que j’ai pu entrevoir de l’auteur, sa facon de gerer les choses, ce travail sur sa famille, plus que par l’histoire.
      Cette lecture a ete une experience particuliere.

  2. C’est une constante à la lecture de ce livre : le besoin d’attendre entre le moment de la lecture et celui de l’écriture. Jours sans faim prend une autre résonance après la lecture de Rien ne s’oppose à la nuit.

    • Merci Melo, Je pense qu’il faut choisir son moment pour le lire car qu’on aime ou non, c’est une lecture lourde par son contenu.
      C’est un livre que j’hesite a conseiller a mes amies a cause de cela, en meme temps j’ai quand meme envie qu’elles le lisent parce qu’il est fort….

  3. ce livre marque beaucoup de personnes…c’est un travail d’écriture de grande qualité, quand on pense au chemin qu’elle a dû parcourir pour boucler ce livre !

    • Pendant toute ma lecture je me suis posee la question : comment a t’elle reussi a aller jusqu’au bout ? J’ai beaucoup pense a ce qu’elle a bien pu ressentir a coucher tout cela sur le papier. Et j’ai beaucoup aime sa facon de le faire, son ecriture.

  4. Toujours pas lu, le sujet est en effet lourd, je vais sûrement attendre l’été pour le lire, peut être cela fera mieux passer le thème abordé. Quoique je ne suis pas sûre.

    • Salut Emma,
      Desolee d’avoir tarde a te repondre, j’ai trouve tes commentaires dans mes indesirables, je ne sais pas pourquoi.
      En fait je pense qu’il faut lire ce livre quand on a le moral. Sinon ca en rajoute une couche. Pourquoi pas cet ete, effectivement, s’il fait beau 😉

  5. Pingback: Bilan de lecture Janvier 2012 « Val bouquine…

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