C’est ici que l’on se quitte – Jonathan Tropper

Voici typiquement le genre de livre que j’aime bien lire de temps a autres. Meme si on retrouve toujours les memes ingredients, la sauce prend a chaque fois  avec moi.

10/18 - 389 pages

« Qu’y a-t-il de pire que d’enterrer son père ? Réponse : passer la semaine qui suit enfermé avec sa propre famille de dingues… Morton Foxman s’en est allé. Mais avant de mourir, il a exprimé une dernière volonté : que sa famille célèbre la shiv’ah. Sept jours de deuil, ensemble, sous le même toit. Une perspective peu réjouissante pour ce clan qui ne s’est pas retrouvé ainsi réuni depuis… depuis quand déjà? Judd, qui nage en pleine déprime après avoir découvert sa femme en flagrant délit d’adultère, s’apprête à vivre ce qui pourrait être la pire semaine de sa vie. Il rejoint sa mère, aux talons et décolleté vertigineux; sa soeur Wendy accompagnée de ses gosses hyperactifs et de son mari continuellement scotché à son BlackBerry; son frère aîné, Paul, atrabilaire, et sa charmante épouse, avec qui Judd a pris un peu de bon temps par le passé; et enfin Phillip, le vilain petit canard, qui se fait aussi rare que discret sur ses activités… Des caractères diamétralement opposés contraints de cohabiter pendant sept jours et sept nuits. Les non-dits, les rancoeurs couvent. Et chacun de prendre sur lui pour ne pas péter les plombs. Famille, je vous hais! Heureusement, il y en a au moins un qui n’est plus là pour voir ça.. »

Comme je le disais en introduction, on retrouve souvent le meme theme chez Jonathan Tropper : un trentenaire et ses relations familiales. Le sujet doit etre sensible chez l’auteur. Etonnement ce n’est jamais le meme livre, mais il est imperatif a mon avis d’espacer ses lectures sous peine de se lasser.

Ce roman est construit sur 7 jours, les 7 jours de la Shiv’ah (tradition juive après un deces : la famille se retrouve pendant 7 jours pour recevoir les condoleances et prier, pour schematiser )

Le narrateur, Judd, se retrouve ainsi dans la maison de son enfance avec sa mere, ses frères et soeurs, leurs conjoints et leurs enfants. Son moral etait déjà au plus bas, apres avoir decouvert que sa femme le trompait avec son patron, mais le deces de son pere et la perspective de passer une semaine dans sa famille le plonge encore plus dans la deprime. Et evidemment cette semaine sera le theatre de clashs, reglements de comptes, cris et autres pleurs, mais aussi un formidable moyen de se retrouver, de se parler , enfin..

C’est un livre que j’ai vraiment bien apprecie. Beaucoup d’emotions s’entrechoquent : les rencoeurs du passé, les souvenirs d’enfance, les nons-dits, la realite de la vie d’adulte…

C’est drole, touchant, emouvant, tres symptomatique de notre époque et tres americain. J’ai passé un excellent moment aupres de cette famille.

 
Lu dans le cadre du challenge :
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2 réflexions sur “C’est ici que l’on se quitte – Jonathan Tropper

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